Lamourdia Thiombiano, directeur de cabinet du ministre des Mines et des Carrières, a présidé la cérémonie d’ouverture de l’atelier. Il avait à sa droite Luc Marius Ibriga, contrôleur général d’Etat ; Issa Dominique Konaté, conseiller spécial Mines et Energie à la présidence du Faso, et à sa gauche Jean Emile Somda, premier président de la Cour des Comptes ; Tidiane Barry, président de la Chambre des mines du Burkina Faso. (DR)

La Chambre des mines forme les corps de contrôle

• Cour des Comptes et ASCE-LC concernés

• Enjeux et organisation du secteur minier expliqués

• Une masse d’informations mise à la disposition

 

«Enjeux et organisation du secteur minier», c’est sous ce thème que la Chambre des mines du Burkina Faso a organisé du 4 au 6 avril 2018 un atelier de renforcement des capacités des agents de la Cour des Comptes et de l’Autorité supérieure de contrôle de l’État et de la Lutte contre la corruption (ASCE-LC) sur le secteur minier.
L’atelier, qui a été organisé grâce au soutien financier du Projet d’appui au développement du secteur minier (PADSEM), a réuni une trentaine de participants. Tidiane Barry, président de la Chambre des mines du Burkina Faso, s’est réjoui du fait que ladite chambre ait eu cette occasion d’échanger sur le secteur minier avec les 2 institutions de l’Etat dont la place et le rôle dans la bonne gouvernance ne sont plus à démontrer. Poursuivant son propos, il a indiqué que le secteur minier burkinabè est depuis quelques années l’un des plus florissants de la sous-région. Il a contribué à hauteur de 226 milliards de FCFA au budget de l’Etat en 2017. Il a ajouté que, depuis 2013, la Chambre des mines s’investit dans la formation de plusieurs acteurs dont les journalistes, les agents du ministère en charge des Finances, les inspecteurs du travail, les syndicats des travailleurs des sociétés minières, les élus locaux. Avec cette dernière cible, un cadre de dialogue et de concertation a été mis en place en février 2018. Le présent atelier entre dans le cadre du renforcement des capacités des acteurs.
Il vise à démystifier le secteur des mines, objet de toutes sortes d’idées préconçues. «Nous voulons démontrer notre disponibilité à accompagner toute initiative visant une meilleure gestion du secteur minier, ainsi que des ressources qui en sont issues», diront ses initiateurs.
Pour le contrôleur général d’Etat, Luc Marius Ibriga, le secteur minier connait un essor spectaculaire qui induit de nombreux défis dans le management du secteur, des savoirs et savoir-faire à acquérir pour une gestion durable des ressources naturelles et une juste et équitable redistribution des fruits de l’exploitation minière.

Un des axes de plaidoyer de la Chambre des mines porte sur la baisse des prix des hydrocarbures au même niveau que pour les autres industries.

Le Burkina Faso s’est-il préparé à affronter les enjeux et défis que génère le développement du secteur sur son territoire ? s’est-il interrogé.
En guise de réponse, il a indiqué que cette expertise est à construire. «C’est ce que la Chambre des mines, initiatrice de cet atelier, a compris en concevant un programme de renforcement des capacités des agents de la Cour des Comptes et l’ASCE-LC», a poursuivi le contrôleur général d’Etat qui n’a pas manqué de remercier la Chambre des mines pour son engagement à l’élévation du niveau d’expertise burkinabè dans le secteur minier. Lamourdia Thiombiano, directeur de cabinet du ministre des Mines et des Carrières, dans son discours d’ouverture, a reconnu les efforts de la Chambre des mines en matière de renforcement des capacités des acteurs du secteur minier. Il en veut pour preuve les 3 ateliers de formation initiés par la Chambre des mines et qu’il a présidés en l’espace de 5 mois. Poursuivant son propos, il a informé qu’en 2017 les recettes d’exportation des mines se situaient à près de 1.000 milliards de FCFA, soit près de 70% du total des recettes du pays.
Pour lui, la gestion du secteur repose sur 3 enjeux dont la collecte des revenus, la lutte contre les détournements et la bonne répartition des bénéfices de l’exploitation minière à toutes les parties prenantes. «En engageant la Cour des Comptes et l’ASCE-LC dans les discussions sur ce secteur, la Chambre des mines du Burkina Faso traduit et confirme son intérêt pour une gestion assainie du secteur», a reconnu Lamourdia Thiombiano. La session de formation s’est déroulée en 2 phases dont l’une formation en salle et une visite du site minier de Roxgold.

J.B


Une masse d’informations mise à la disposition  des corps de contrôle

Plusieurs communications ont été données durant la formation en salle par des personnes bien averties. Elles ont porté sur :
La contribution de la Chambre des mines du Burkina à la promotion du secteur minier
L’historique du secteur minier au Burkina et du paysage minier
Le cycle de vie d’un projet minier
La fiscalité minière
La situation de l’orpaillage au Burkina Faso
L’impact socioéconomique de l’exploitation minière
La transparence du secteur minier : les textes de référence
Les mécanismes de suivi-contrôle financier du secteur minier
La gestion environnementale dans le secteur minier
Le rôle des corps de contrôle dans la promotion de la bonne gouvernance du secteur minier.

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Numéro d'édition: 247

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