Visite guidée sur l’aire de la foire. (DR)

Journées du maraicher du Sahel  : Une vitrine des produits de contre-saison

• Une 13e édition sous le signe de l’autopromotion de la femme

• 40% de production supplémentaire impulsés par la foire

 

L’Union fraternelle des croyants (UFC) de Dori a organisé du 1er au 4 mars dernier la 13e édition des Journées du maraicher du Sahel (JMS). Cette treizième édition était placée sous le thème : « Le bouli maraicher, un outil d’autopromotion des femmes rurales au Sahel ». La cérémonie d’ouverture de ces Journées a eu lieu le 2 mars sous la présidence du secrétaire général de la région du Sahel et le parrainage de la ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille, Marie Laurence Ilboudo/Marchal, et de la représentante-résidente de l’UNICEF au Burkina, Dr Anne Vincent.
Ayant vu le jour en 2006, les JMS, comme l’a indiqué François Paul Ramdé, coordonnateur de l’UFC-Dori, au cours de la cérémonie d’ouverture, se veulent une vitrine pour « stimuler le développement de la production maraîchère en vue de promouvoir la sécurité alimentaire dans la région du Sahel.»

Une vue des officiels à la cérémonie d’ouverture. (DR)

L’organisation de cette foire annuelle a permis, selon le coordonnateur de l’UFC-Dori, d’accroitre la production de 40%. Ce qui constitue un grand motif de satisfaction pour l’UFC, car cela répond à l’un des objectifs spécifiques des JMS qui est de stimuler une saine concurrence entre les producteurs dans le but d’améliorer les connaissances sur la pratique maraîchère. Ce qui réjouit également le secrétaire général de la région, Vincent Sawadogo, et les marraines qui par la voix de Dr Anne Vincent ont félicité l’UFC d’abord pour l’organisation de cette foire, mais surtout pour son accompagnement des populations locales, particulièrement les femmes, autour des boulis, dans le but de s’auto-promouvoir. Comme l’a rappelé François Paul Ramdé, les femmes représentent plus de 80% des effectifs travaillant autour de la vingtaine de sites maraichers encadrés par l’UFC (sur les 2.232 producteurs, 1.814 sont des femmes). Cette forte présence des femmes autour des boulis participe selon la représentante des marraines, Dr Anne Vincent, à l’autonomisation des femmes; et donc à l’amélioration des conditions de vie des ménages. C’est à ce titre qu’elle a invité les femmes à ne pas oublier leurs propres enfants en ces termes : « Produisez, vendez ; mais n’oubliez pas vos propres enfants. Il faut qu’ils profitent aussi de ce maraîchage pour avoir une bonne diversification de leur alimentation dès l’âge de six mois».
La région du Sahel étant régulièrement confrontée à une faible pluviométrie entrainant des déficits céréaliers avec des conséquences diverses dont la malnutrition, la construction des boulis (mares artificielles) constitue une solution endogène qui permet à des groupes de personnes du monde rural non seulement de s’occuper, mais aussi et surtout d’améliorer leurs revenus; et partant, leurs conditions de vie. C’est ce qui d’ailleurs ressort des propos de Rasmata Sawadogo, représentante des femmes, qui note l’importance des boulis grâce auxquels elles arrivent à participer aux charges de la famille. Les JMS, c’est aussi un cadre de compétition pour les groupements à travers le concours du meilleur groupement maraicher. Pour cette édition, c’est le groupement de Diomga qui remporte le premier prix, suivi du groupement de Kargounol.

Privat BAYALA
Correspondance particulirère

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Numéro d'édition: 244

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