Le ministre, assisté du représentant de l’ambassadeur des USA, a posé la première pierre d’une usine d’égrenage du coton biologique à Koudougou. (DR)

SICOT  : Rendez-vous à Koudougou en septembre

• Un nouvel espace d’affaires  pour les investisseurs

• Dédié  à la transformation  du coton africain

A peine  5%  du coton  produit sur le sol de l’Afrique de l’Ouest et du Centre  sont transformés  sur place. Au  Burkina Faso, moins  de 2% du coton  produit sont transformés.  Face à ce tableau peu reluisant  de promotion du premier  produit agricole  de l’Afrique, en général, et du  Faso,  en particulier ,  les autorités  nationales, à travers  l’Agence  de promotion des investissements  au Burkina Faso (API-BF), comptent  tenir  au mois de septembre, à Koudougou, un Salon  international du coton  et du textile (SICOT).  Placé sous le thème  «transformation intégrée du coton, facteur de création d’emplois et de richesses»,  le SICOT vise  à créer un cadre permanent  de discussions d’experts mondiaux sur la transformation du coton. Aussi, il se veut un espace de promotion d’affaires pour les hommes d’affaires et les investisseurs potentiels du secteur. Le SICOT, selon la directrice générale de l’API-BF,   est loin d’être une foire. Les promoteurs nourrissent l’espoir de faire de ce salon  un rendez-vous incontournable pour les professionnels de la production et de l’industrie du coton. Et, la première édition accueillera plus de 1.000 visiteurs en provenance de plus de 20 pays  d’Afrique  et du reste du monde.  Des visiteurs, des acteurs de premier plan dans la chaine du coton, à savoir des fournisseurs d’intrants, des fabricants de fils et tissus, des designers, des équipementiers, des  investisseurs, des distributaires et des traders,  ainsi que des acteurs de la recherche et des universitaires, y sont attendus.

Avec le SICOT, l’or blanc sera transformé sur place. (DR)

Ce salon semble ; en plus des autorités du Burkina, notamment le chef de l’Etat Roch Marc Christian Kaboré; intéresser les  partenaires  au développement du Burkina. En témoigne leur mobilisation au cours de la cérémonie de son lancement, présidée par le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré.  Pour ce dernier,  la transformation  locale du coton permettra d’atteindre les objectifs du PNDES, en son axe 3 qui vise la dynamisation des secteurs porteurs pour l’économie et les emplois. L’ambition du gouvernement, précise-t-il, est d’œuvrer à la mise en place d’unités industrielles locales de transformation sur  toute l’étendue  du territoire  national.  Et, le choix de la ville de Koudougou  pour abriter  la première  édition du  SICOT  n’est pas fortuit. «En  plus d’être  une  importante zone de production du bassin cotonnier et d’avoir une histoire particulière en matière de transformation du coton, Koudougou à l’avantage de disposer  d’infrastructures suffisantes  et de qualité  pour abriter une telle rencontre qui se veut internationale», a-t-il relevé.

L’idée d’accompagner  la production, la transformation et la commercialisation du coton et du textile à travers un salon vise à doper la création d’emplois décents  pour les jeunes et les femmes. C’est pourquoi le ministre a appelé tous les acteurs du coton; les filles et fils de Koudougou, les partenaires techniques et financiers, les sponsors, les hommes de média; à une synergie d’actions pour la réussite  de  cet important évènement, pour une relance industrielle et économique au pays des Hommes intègres.
M.B.

En marge de la cérémonie de lancement du SICOT, le ministre du Commerce  a procédé  à la pose de la première pierre d’une usine d’égrenage de coton biologique au sein de la SOFITEX, à Koudougou. D’un coût de près de  deux (2) milliards de F CFA, cette unité, une fois active,  permettra  de créer  1.300  emplois directs  et indirects  durant sa phase d’exploitation.

• Calcaire de Tin-Diouloff : Sahelian Mining va signer une convention avec l’Etat 
Dans le cadre de l’exploitation du gisement de calcaire de Tin-Diouloff, situé dans les communes de Tin-Akoff et de Gorom-Gorom, le gouvernement burkinabè a autorisé le 14 février 2018 la signature d’une convention entre la société Sahelian Mining SA et l’Etat du Burkina Faso. La signature de cette convention fait suite à l’octroi du permis d’exploitation industrielle de grande mine de calcaire à ciment à la société Sahelian Mining SA le 18 janvier 2017. Selon le gouvernement : «Ce gisement est estimé à 20 millions de tonnes, avec une production moyenne de clinker de 600.000 tonnes par an, pour une durée de vie de 20 ans». L’exploitation de ce calcaire va générer 25,835 milliards de FCFA au profit du budget de l’Etat et créer 400 emplois directs et plus de 1.000 emplois indirects.
• Industrie: un Plan d’urgence bientôt disponible
Le 13 février 2018, il s’est ouvert à Ouagadougou un atelier de validation du «Programme d’urgence de la mise en place d’unités industrielles dans les secteurs porteurs de l’économie burkinabè». C’est un document opérationnel qui précise davantage les orientations du gouvernement autour de l’axe 3 du PNDES qui préconise de dynamiser les secteurs porteurs pour l’économie et les emplois, à travers la transformation des matières premières. Il va également permettre au gouvernement de disposer d’un instrument de mobilisation des partenaires autour des actions devant contribuer à la réalisation de ses objectifs. Le Programme d’urgence vise «à accroitre le taux de transformation des produits locaux», «à créer des emplois décents», «à diversifier et à accroitre les exportations manufacturières du pays»  et «à réduire le degré de dépendance du Burkina Faso en matière d’importation». Les secteurs prioritaires qui ont été sélectionnés dans ce document sont ceux porteurs du point de vue économique et réalistes. Il s’agit des filières bétail/viande, du textile, des carrières et matériaux de construction, des fruits et légumes. Ce Programme d’urgence va permettre de créer 83.500 emplois directs grâce aux unités qui seront mises en place, et 620.000 grâce aux activités en aval.
• Le ministère de l’urbanisme et de l’habitat forme des journalistes.
 Au cours de sa conférence de presse tenue le 8 février 2018 a Bassinko, le ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat avait promis une session de formation au profit des journalistes. Le 16 février 2018, le ministère a réuni plus d’une trentaine de journalistes et d’animateurs d’émissions interactives pour cette formation. Plusieurs thématiques ont été abordées, allant de la construction à la promotion immobilière et à la construction.
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Numéro d'édition: 240

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