Le directeur général de la SOFITEX, Wilfried Yaméogo, et le chef de file du pool bancaire national, Cheick Travaly, paraphant la convention de financement de la campagne cotonnière 2017/2018. (DR)

Campagne cotonnière 2017/2018 : Une convention de 70 milliards de F CFA signée

n Confiance renouvelée entre la SOFITEX et le pool bancaire national

n Pour une production attendue de 563.000 tonnes de coton

n Contre 544.000 tonnes en 2016-2017

 

Le 8 décembre 2017, a eu lieu une signature de convention entre la Société burkinabè des fibres textiles (SOFITEX) et le pool bancaire national, pour le financement de la campagne cotonnière 2017/2018. Un acte qui marque la confiance renouvelée entre les deux entités.
Avec à sa tête Ecobank-Burkina, le pool bancaire a une fois de plus décidé de placer sa confiance en la SOFITEX. C’est donc une enveloppe de 70 milliards de F CFA qui sera octroyée sous forme de prêt à la SOFITEX pour la campagne 2017/2018.
Une confiance soutenue par le bon comportement de la SOTIFEX, a expliqué le DG d’Ecobank et chef de file du pool bancaire national, Cheick Travaly, en ces termes : «Au 31 octobre 2017, au moment où nous entamions les discussions relatives au financement de la campagne 2017/2018, le taux de remboursement était déjà de 95%. En comparaison avec la campagne précédente, à la même période, ce taux était de 59%». Et de poursuivre qu’actuellement, «le crédit de la campagne 2016/2017 est intégralement remboursé par la SOFITEX, alors que son échéance est fixée au 31 mars 2018».
Et malgré une prévision de tonnage en baisse en raison de poches de sécheresse et d’attaques parasitaires localisées, le pool bancaire a décidé de réitérer sa confiance à la SOFITEX. Mieux, il «souhaite amplifier sa contribution». Pour M. Travaly, «le pool bancaire national peut faire plus. Le pool bancaire veut faire plus !» Et pour démontrer sa bonne foi, le DG d’Ecobank-Burkina a rappelé qu’au cours des «5 dernières années, nous n’avons eu de cesse à prêter une oreille attentive aux préoccupations de la société, en particulier celles relatives au coût du financement. C’est ainsi que le taux d’intérêt applicable aux crédits de campagne est passé de 8,25% l’an pour la campagne 2012/2013 à 6% l’an pour la campagne actuelle».

 

Etaient présents à la signature, le PCA de la SOFITEX, les directeurs généraux des banques membres du pool bancaire national, le président du conseil de gestion de l’Union national des producteurs de coton burkinabè, etc. (DR)



Pour Wilfried Yaméogo, les 70 milliards de F CFA mobilisés par le pool bancaire national représentent 51% des besoins de la SOFITEX pour la campagne en cours. Tout en saluant la mobilisation autour du crédit sollicité, «je me dois également de saluer l’effort pour la convergence de vues sur l’abattement du taux de 6,40% à 6% au titre de la présente campagne», a-t-il déclaré.
Pour le DG de la SOFITEX, à travers cette convention, sa structure entend assurer la gestion efficace des activités attachées au bon déroulement de la campagne, dont la production cotonnière avec le retour à 100% au coton conventionnel pour la 2e année consécutive.
Ce crédit de campagne servira, entre autres, à l’achat du coton graine auprès des producteurs, au transport du coton vers les 15 usines d’égrenage dont dispose la SOFITEX, à l’évacuation de la fibre de coton vers les ports d’embarquement de la Côte d’Ivoire, du Togo, du Bénin et du Ghana et à l’achat et au dispatching des intrants.

JB

 


Le coton au Burkina

Premier produit agricole d’exportation, le coton fait vire directement plus e 4 millions de personnes. En plus des 5.000 employés de la SOFITEX, permanents et saisonniers confondus, une multitude d’unités de production d’huiles alimentaires y trouvent leur compte. C’est le cas de la SN-CITEC et les Groupements de transformations des produits oléagineux.
Il faut noter que la SOFITEX est le principal fournisseur de matière première à la FILSAH et aux tisseuses qui confectionnent le Faso Dan Fani.
Le flux d’argent injecté en milieu rural à travers l’achat du coton graine réduit considérablement la pauvreté. Hormis cet atout, il est prouvé que la cotonculture booste la production céréalière, car les plus grands producteurs de coton sont aussi les meilleurs producteurs de céréales.


Quid du pool bancaire national ?

Le pool bancaire national est composé de 12 banques que sont Ecoabank-Coris Bank International, Bank of Africa, UBA, Société Générale/Burkina, BICIA-B, Banque Atlantique, BCB, BSIC,  Orabank, CBAO et BDU/BF.
Le chef de file de ce pool est le DG d’Ecobank-Burkina, Cheick Travaly.

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Numéro d'édition: 231

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