DG du FAIJ, Sébastien Sanon. (DR)

Supplément – FAIJ   : Ces promoteurs qui font la fierté du fonds

* 392 bénéficiaires

* 239 millions de prêt accordés depuis 2009

 

Parmi les milliers de jeunes qui recourent à l’appui du FAIJ, il y a quelques belles histoires. Nous en avons retenu trois à Ouahigouya; des exemples de réussite qui prouvent que le Fonds d’appui aux initiatives des jeunes (FAIJ) produit des résultats, pour peu que le promoteur soit bien formé et très motivé. C’est le cas de Daouda Ouédraogo, menuisier métallique et bois.
Il a appris le métier auprès de son père. A 32 ans aujourd’hui, il gère lui-même son propre atelier situé au secteur N° 1, en face de la DPENA. Il est son propre patron et emploie des apprentis qu’il forme au métier. C’est en 2012 que le jeune promoteur rencontre le FAIJ via un communiqué radiodiffusé. Il se rend à la représentation locale pour prendre des informations. C’est ainsi qu’il monte un dossier pour suivre une formation et ensuite son plan d’affaires avec l’appui des conseillers du fonds. Depuis, il est à son deuxième financement. Le premier était d’un montant de 600 mille FCFA et le second environ 1,9 million de FCFA.
«Au début, on était que deux. J’avais un enfant avec moi, mais il fréquentait. Ce qui fait que le plus souvent j’étais seul. Actuellement, j’ai 6 apprentis, et tout se passe bien. Avec l’appui du fonds, je me suis équipé. Vous voyez cette machine à scier? Elle facilite beaucoup le travail. Je ne me déplace plus vers un autre prestataire pour couper mes planches. Au contraire, ce sont les autres qui viennent ici, et cela me permet gagner un peu plus d’argent. Actuellement, ça va ! Je vise maintenant certains marchés publics, parce que j’ai l’équipement et le savoir-faire nécessaires», se réjouit-il.  Le jeune promoteur est dans une phase d’installation, mais il a déjà son registre de commerce et son numéro IFU. Pour lui, il faut que le FAIJ continue d’appuyer les jeunes qui sont en règle de leurs obligations fiscales et qui ont besoin d’aller de l’avant  dans leurs activités, en les soutenant par les ressources indispensables.
Madame Bamouni, qui suit ce promoteur modèle, en dit beaucoup de bien :«Il écoute les conseils, et on le sait très motivé dans son boulot. Non seulement il rembourse ses prêts à échéance, mais il participe également à former certains jeunes. En 2016, il a obtenu son CQP et le BQP en 2017. Lui-même a formé des jeunes qui se sont présentés au CQP.
Sur les berges du barrage de Ouahigouya, deux autres bénéficiaires du Fonds d’appui aux initiatives de jeunes (FAIJ) font leur petit bonhomme de chemin dans le maraîchage et l’élevage.
Ousseini Guindo est un habitué des planches de salades, de pomme de terre, de tomate ou encore de haricot vert ;  et cela fait bientôt dix ans qu’il en vit. Lui aussi a eu vent des possibilités qu’offre le fonds. A la Direction régionale (DR), il a été renseigné sur comment procéder pour obtenir un appui. Au bout de la procédure, il a obtenu 1,5 million de FCFA pour doper son business. La fin du remboursement est prévue pour 2019. Compte tenu de la saisonnalité de l’activité, ces échéances sont semestrielles. Il dit ne pas avoir de problème particulier à ce niveau : «J’ai acheté une tonne d’engrais avec l’argent reçu. Je me suis équipé également en matériel de travail, et j’ai acquis des semences». Avant cet appui, sa production faisait un sac et demi, mais aujourd’hui il en est à 5 sacs pour la pomme de terre, avec une production attendue de 5 tonnes. Sa préoccupation reste le risque d’inondation du bas-fond : «Quand il y a trop d’eau, les maraichers ont du mal avec les sols inondés».
Issouf Zongo habite juste en face du bas-fond. Lui aussi a choisi de diversifier ses activités. Il cumule maraîcher-culture et élevage. Dans un coin de sa cour, un veau et un taureau, un gros bélier et des brebis, ainsi que de la volaille. Le taureau est estimé à plus de 300 mille FCFA. Le taurillon lui a coûté 75 mille FCFA, mais dans un an ce sera une bonne affaire. Il l’a acheté pour l’embouche avec la recette de la vente de la pomme de terre. L’embouche lui permet de disposer d’un stock régulier de fumure organique indispensable à la fertilisation de ses parcelles de pomme de terre. Son stock actuel est estimé à plus de 50 mille FCFA, s’il devait l’acheter à d’autres emboucheurs, sans compter le transport. Il développe cette double activité depuis 2015 grâce à l’appui de 1,5 million de FCFA que le fonds lui a accordé.
Cette année, il a vendu près de 10 béliers, raconte-t-il. Au lieu d’une caisse de semences sur ses parcelles de pomme de terre, il en utilise désormais trois. Petite anecdote, les Zongo travaillent en famille. C’est sa mère qui l’a parrainé pour obtenir le financement et toute la famille met la main à la pâte.
Le Fonds d’appui aux initiatives des jeunes est une innovation du gouvernement visant à améliorer l’accès des jeunes en général et singulièrement des jeunes formés en entrepreneuriat au financement des microprojets. Selon son directeur général, Sébastien Sanon, entre 2008 et 2016, le fonds a financé 5.021 promoteurs pour un montant total de 4,8 milliards de FCFA. Pour l’année 2017, les 3 trimestres enregistrent 455 jeunes financés pour plus de 418 millions de FCFA.


 

Le FAIJ dans la région du Nord 

CE sont 205 promoteurs qui ont été financés (de 2009 à 2017 situation en cours).
187 bénéficiaires avec 64.750.000 FCFA.
Un total de 392 bénéficiaires
Plus de 663 millions de montant total demandé.
239 millions de prêt accordés
Les domaines d’activités financés dans la région du Nord sont au nombre de 5 : le secteur agricole, le secteur de l’élevage, le secteur artisanal, le secteur commercial et le secteur des services.

Commentaires
Numéro d'édition: 228

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.