A cette 18e AG-EPE, le SIAO, en raison de son dossier en justice ; le FONER, le FAIJ et le FPDCT n’ont pas pu présenter leurs rapports de l’exercice 2016. (DR)

18e AG-EPE : 182,9 milliards de FCFA de recettes

• Une performance réalisée par 76 EPE

• Un accroissement de 6,83% par rapport à 2015

• Des établissements moins endettés en 2016

 

Après les Sociétés d’Etat, en fin juin dernier, c’était l’heure du traditionnel rendez-vous de bilan pour les Etablissements publics de l’Etat (EPE), y compris les Fonds nationaux. L’Assemblée générale des EPE (AG-EPE), initiée depuis 2000, était à sa 18e édition, les 14 et 15 septembre 2017. Une édition qui a connu la participation effective de 88 établissements. Il s’agit précisément de 76 EPE et de 12 Fonds nationaux. Les documents soumis à l’examen de cette 18e AG-EPE sont les rapports de gestion des Conseils d’Administration, les rapports d’activités et les états financiers de l’exercice 2016.
Comme chaque année, la situation se présente différemment pour chacun des 76 EPE. Il y a ceux qui sont en forme, et il y a ceux qui affichent des résultats moins bien. Mais, de façon générale, la situation est positive, selon le rapport du secrétariat technique de cette 18e AG-EPE.
Suivant l’analyse synthétique de la situation financière des 76 EPE, le montant total des recettes, y compris les subventions, pour l’année 2016, s’élève à 182,94 milliards de F CFA. En 2015, ce montant était de 171,234 milliards de F CFA. Ce qui correspond à un accroissement de 6,83% des recettes entre 2015 et 2016. Il s’agit néanmoins d’un taux de progression moins important que celui de 10% obtenu entre 2014 et 2015.
Au niveau de leurs dépenses budgétaires, les 76 EPE présentent un bilan qui s’élève à 139,955 milliards de F CFA en 2016. Ces dépenses sont en baisse de 6,26% par rapport à 2015 où elles étaient de 149,298 milliards de F CFA. Déjà, entre 2014 et 2015, ces dépenses étaient en baisse de 2,10%.
Pour ce qui concerne les charges de fonctionnement ; en 2016, elles apparaissent diminuées par rapport à la précédente année. « Dans l’ensemble, l’évolution de la structure des dépenses en 2016 fait ressortir une diminution des charges de fonctionnement de 6,25% par rapport à l’année 2015 », indique le rapport. Cette même tendance à la diminution se constate au niveau des dépenses consacrées aux investissements. Elles ont également régressé de 1,20%.
S’intéressant aux indicateurs de performance, la 18e AG-EPE note « une bonne prudence des responsables des 76 EPE dans l’exécution des dépenses budgétaires ». En effet, le ratio de couverture des dépenses par les ressources, pour l’exercice budgétaire 2016, est de 130,72% pour l’ensemble de ces EPE.
«Au total, 15 EPE, contre 24 en 2015, ont un taux de couverture des dépenses par les ressources se situant en dessous de la normale. Dans l’ensemble, pour les autres EPE, l’analyse a révélé que les dépenses mandatées ont été payées grâce au report des comptes de disponibilités des années antérieures», apprécie l’AG.
Toutefois, la situation est moins bonne au niveau du ratio «part des charges de personnel dans les dépenses de fonctionnement».
En 2016, 31 EPE sur les 76 ont un taux supérieur à 50%. En 2015, on comptait 35 EPE à un tel niveau. C’est pourquoi l’AG a jugé opportun d’inviter ces EPE «à une meilleure maîtrise de l’évolution desdites charges».
Concernant les niveaux de réalisation des prévisions, l’AG est satisfaite à la fois sur le plan des recettes et des dépenses.
En effet, côté recettes; en 2016, c’est au total 52 EPE sur les 76 qui ont enregistré des taux de réalisation de recettes supérieurs à 80%. En 2015, on en comptait 47 à ce niveau de performance.
Quant aux dépenses, elles ont été contenues dans les limites des prévisions de crédits pour la plupart des EPE ; même si 49 EPE affichent des niveaux de réalisation de dépenses se situant en dessous de 80%, dont 9 EPE en dessous de 50%.
En matière d’autofinancement, les EPE améliorent en 2016 leur rendement, même si l’AG estime que cette performance peut encore être tirée vers le haut.
«Le taux d’autofinancement passe de 26,61% en 2015 à 31,58% en 2016, soit un gain de 4,97 points. Ce taux était de 25,89% en 2014. En dépit de cette hausse, les efforts de création et de mobilisation de recettes propres par les EPE doivent être maintenus. Ces efforts doivent même s’intensifier et s’accroître pour le renforcement de l’autonomie financière des établissements», juge l’AG.
Au niveau des dettes, l’analyse de la situation fait ressortir des arriérés de paiement de 46,911 milliards de FCFA contre 52,243 milliards de FCFA en 2015.
Le solde final de trésorerie, quant à lui, a connu une augmentation, se situant à 62,029 milliards de FCFA contre 36,276 milliards de FCFA en 2015.
Pour cette 18e AG-EPE, c’est à la lumière du thème « la contribution des EPE à la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES)» que les résultats des EPE ont été appréciés et les recommandations formulées. On estime, en effet, que le PNDES, cadre d’orientation du développement du Burkina Faso, est tributaire de l’engagement collectif de l’ensemble des acteurs de développement dont les EPE. Conformément à ce référentiel, les EPE sont appelés à contribuer à l’exécution des réformes stratégiques et aux investissements structurants.

Karim GADIAGA


Des recettes en hausse également pour les Fonds nationaux

Outre les EPE, 12 Fonds nationaux étaient appelés à présenter leurs bilans à cette 18e AG-EPE. Pour ces Fonds, le montant total des recettes, y compris les subventions, pour l’année 2016, s’élève à 35,699 milliards de F CFA. Sur ce montant total, la part des recettes des Fonds d’Etat s’élève à 9,631 milliards de F CFA, tandis que celle des Fonds nationaux de financement se situe à 26,068 milliards de F CFA.
Le montant de l’ensemble des financements accordés par les Fonds nationaux en 2016 s’élève à 19,299 milliards de F CFA contre 27,617 milliards de F CFA en 2015, soit une baisse de 31,25%.
Le montant des recouvrements a porté sur la somme de 12,335 milliards de FCFA contre 10,228 milliards en 2015, soit une hausse de 14,26%.
Quant aux impayés, ils s’élèvent 6,232 milliards de FCFA contre 2,972 milliards en 2015.

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Numéro d'édition: 221

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