CBI et BOA, les deux établissements bancaires du Burkina, cotées à la BRVM, se portent bien au premier semestre 2017. (DR)

Performances des entreprises : Bilans positifs pour BOA et CBI au 1er semestre

• Des résultats nets en hausse pour les deux

• Pareil pour les résultats bruts d’exploitation

• Entre morosité ambiante et reprise modérée

 

Les performances sont bonnes pour Bank of Africa (BOA) et Coris Bank International (CBI) du Burkina, au premier semestre de 2017. Sacrifiant à une des exigences de la bourse et du marché financier, ces deux banques burkinabè cotées en bourse ont publié leurs résultats du premier semestre. Comparativement au premier semestre de l’année 2016, elles affichent, cette année, des résultats en progression, de façon globale.
Cette progression se constate d’abord au niveau du résultat du net.
Entre le 1er janvier et le 30 juin 2017, la BOA affiche un résultat net de 6,575 milliards de F CFA. C’est une performance en hausse de 9,52% par rapport au premier semestre 2016. Mieux, la banque est en avance de 10,4% sur son budget. Et selon les responsables, cette avance est la preuve de la bonne résilience de la banque, dans un contexte économique difficile.
Au niveau de sa consœur CBI, c’est également la même dynamique. Côté résultat net, CBI affiche 10, 073 milliards de F CFA au premier semestre 2017. La hausse est de 22,65% par rapport à la même période en 2016 où l’établissement réalisait un net de 8,213 milliards de F CFA. Avec cette performance au niveau de son résultat net, CBI est aussi en avance de 23% sur son budget établi pour le semestre.
Outre les résultats nets, les deux banques inscrites à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) réalisent également une progression sur le Produit net bancaire (PNB).
Côté BOA, le PNB augmente de 7% entre juin 2016 et juin 2017 pour se chiffrer à 17,2 milliards de FCFA.
Quant à CBI, son PNB du semestre, qui a atteint 22, 728 de milliards F CFA, a connu une augmentation de 39,03%.
En termes de Total-bilan, BOA se situe à 752,9 milliards de FCFA en fin juin 2017, progressant ainsi de 11,9%.
Sur le segment du Total-bilan, CBI affiche 1,021 milliard de FCFA au 31 juin 2017 et marque une évolution de 43% par rapport à la même période de l’année dernière.

Autre résultat en hausse chez les deux banques, c’est celui «brut d’exploitation». A BOA, le résultat brut d’exploitation est en hausse de 4,6% et se chiffre à 8,775 milliards de FCFA.
Chez CBI, il se chiffre à 15, 465 milliards de FCFA, pour une hausse de 36,14%.
S’il fallait trouver un bémol dans les résultats semestriels de ces deux établissements bancaires, c’est au niveau du «coût du risque» qu’il faut regarder.
Au niveau de BOA, la hausse du coût du risque est de 77, 36%, s’établissant à 2,130 milliards de FCFA en juin 2017 contre 1,201 milliard de FCFA au 30 juin 2016.
L’augmentation est encore plus spectaculaire chez CBI. En effet, le coût du risque a augmenté de 162,46% et s’établit à 4,055 milliards de F CFA en juin 2017 contre 1,545 milliard de F CFA en juin 2016.
Le contexte économique national dans lequel ces résultats ont été obtenus est apprécié un peu différemment par les deux banques.
Du côté de BOA, on évoque un contexte marqué par «une reprise qui tarde à être effective». «La morosité ressentie en 2016 se poursuit avec un retard persistant dans l’apurement de la dette publique et une multiplication des mouvements sociaux qui paralysent le bon fonctionnement de l’administration publique. Le portefeuille Crédits des banques subit la répercussion de cette morosité ambiante dont l’impact se traduit par la faiblesse des emplois et la légère dégradation de la qualité du risque», justifie-t-on.
La perception du contexte est un peu plus positive chez CBI où on y voit des effets «d’une reprise modérée». «La reprise de l’activité économique amorcée au cours du dernier trimestre de l’exercice 2016, sur le plan national, se poursuit à un rythme modéré sur le premier semestre de l’année 2017», estime-t-on du côté de CBI.
Avec une présence forte de 51 points de vente sur l’ensemble des régions du pays, BOA veut œuvrer à maintenir et à renforcer sa position sur le marché bancaire du pays, ainsi qu’à préserver sa rentabilité.
Quant à CBI, leader actuel sur le marché, il entend consolider sa position tout en préservant sa rentabilité, «dans une dynamique volontariste de couverture maximale de ses risques».

Karim GADIAGA


Des projections pleines d’espoir

«Le redressement de l’activité, espéré avec la mise en route du PNDES, augure de bonnes perspectives pour la seconde moitié de l’année, permettant ainsi de projeter un taux de croissance de l’économie de l’ordre de 7,8%», annonce la BOA.
Même son de cloche chez CBI, qui espère beaucoup également avec le PNDES. «Une accélération de la croissance économique est attendue sur le second semestre de 2017, avec le PNDES dont la mise en œuvre devrait être favorisée par les récentes mesures d’allègement des procédures de passation des marchés. Par ailleurs, la bonne orientation de la campagne agricole, notamment cotonnière, et les perspectives de renforcement de l’investissement et du commerce laissent espérer, pour l’exercice 2017, la réalisation des projections de croissance de 7,4%», assure la direction de CBI.

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Numéro d'édition: 220

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