Pour une participation efficace des élus consulaires au programme de la mandature, il était important que ces derniers connaissent leur rôle et leurs missions. D’où leur formation sur ce thème.(DR)

Chambre de commerce : Les élus sensibilisés à leurs rôle et missions

• Outillés pour mieux servir les entreprises

• Partage d’expériences avec les institutions «sœurs»

• L’institution veut occuper sa place

 

Le début du mois d’août 2017 a été très studieux à la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF). Du 3 au 4, l’institution consulaire dédiée au secteur privé a organisé ses «Premières journées de réflexion stratégique» au cours desquelles un chapitre a été consacré aux «rôle et missions des élus consulaires».
Une importante occasion pour les 147 élus consulaires issus des dernières élections du 13 novembre 2016 de mieux s’imprégner de leurs missions, de découvrir réellement l’institution afin de s’engager dans la même direction.
Il s’agit concrètement de lancer les bases d’un travail efficace, conformément à la triple mission représentative, administrative et consultative de la CCI-BF. «Faire connaitre davantage l’institution consulaire, en tant qu’outil de développement économique, à travers son histoire, ses missions et ses attributions, ainsi que son fonctionnement», a précisé le président de l’institution, Mamadi Sawadogo, dans son mot d’ouverture de ce rendez-vous.
Cette sensibilisation aux allures de formation était également nécessaire pour amener l’ensemble des élus consulaires, dont le mandat découle de la grande communauté des affaires, à s’entendre sur une vision en adéquation avec la dynamique nouvelle qui a été réclamée au sein de cette institution; laquelle dynamique a été l’origine de la relecture de ses textes et de son réformatage. Des questions telles que «Qu’est-ce qu’un élu consulaire?», «Quels sont ces droits, ses devoirs et ses obligations?», «Quelle relation l’élu entretien-t-il avec l’administration consulaire?» étaient au centre des échanges.
Au cours de ces deux jours de réflexion stratégique, la journée du 3 août a été spécialement celle qui a permis aux élus consulaires de découvrir leurs rôle et missions.
D’éminentes personnes ressources nationales et des invités étrangers ont présenté des communications instructives pour les élus.
C’est Benoît Ouattara, ancien directeur général de la CCI-BF et ancien ministre en charge du Commerce, qui a inauguré la série des communications en se penchant sur l’historique des Chambres de commerce et d’industrie dans le monde. Un thème qui a surtout permis de montrer que le cas du Burkina, loin d’être une singularité, a besoin de s’inspirer des meilleures pratiques qui ont produit des résultats satisfaisants ailleurs.
La communication suivante, relative à la «Place de la CCI-BF dans l’environnement institutionnel du Burkina Faso», a été assurée par Pierre Claver Damiba, expert des questions économiques. Ce qui a permis de voir le poids institutionnel réel de la CCI-BF aujourd’hui et ce qui doit être fait pour améliorer ce positionnement.
Par la suite, la parole a été donnée, tour à tour, à des responsables des CCI du Ghana, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire et à un expert de la CCI de Toulouse (France) pour un partage des expériences de leurs institutions respectives. Un autre moment très instructif pour les élus consulaires burkinabè.
Parmi les clarifications qui sont ressorties des échanges, on peut retenir que la chambre de commerce «est fondamentalement différente d’une organisation syndicale et que l’élu consulaire devait surtout faire des propositions pour le bon fonctionnement du monde des entreprises dont il est le porte-parole».

JB


A la recherche de l’efficacité

La CCI-BF, dans son nouveau format, est résolument engagée dans la recherche de l’efficacité dans son action. La formation des élus consulaires est une étape et une condition qui doivent permettre à l’institution d’atteindre cet objectif.
En tant que corps constitué, la CCI-BF est habilitée à représenter devant les pouvoirs publics les intérêts généraux du commerce, de l’industrie et des services, sans préjudice des prérogatives reconnues à d’autres institutions et organisations du secteur privé. Elle présente au gouvernement sa vision sur les moyens à mettre en œuvre pour contribuer au développement de l’économie nationale et régionale du pays, et donne aux pouvoirs publics les avis qui lui sont demandés sur les mesures d’ordre économique.
En outre, l’institution assure l’exécution des travaux et la gestion des services et équipements nécessaires aux intérêts dont elle a la charge. Elle met par ailleurs en œuvre, directement ou par le biais de structures d’appui créées à cet effet, des actions générales, sectorielles ou territoriales de promotion, destinées à améliorer le climat des affaires et à favoriser le développement économique.

 

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Numéro d'édition: 218

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