Editorial

Ralentisseurs

Lors du débat parlementaire dans le cadre du vote de la loi sur l’allégement des procédures de contractualisation des PPP (Partenariat public-privé), un député a dénoncé ce qu’il appelle les «ralentisseurs».
Il faisait allusion à certaines procédures de l’ancienne loi sur les PPP, et surtout aux lourdeurs administratives dans la commande publique. L’objet de la nouvelle loi serait donc de contourner ces «ralentisseurs».
Mais pas que ! Derrière ces lourdeurs procédurales se cachent des hommes et des femmes qui, en plus d’être payés sur le budget de l’Etat pour le servir, travaillent plutôt pour leurs propres intérêts.
Pour ces prédateurs tapis dans l’ombre de nos administrations, la célérité dans le traitement d’un dossier ou son attribution à un soumissionnaire est proportionnelle aux commissions occultes ou aux relations privilégiées avec le soumissionnaire.
C’est malheureux, mais c’est comme ça ! Le ‘’plus rien ne sera comme avant’’, à ce niveau-là, reste un vrai défi à relever. C’est une bonne volonté que montre le gouvernement en faisant adopter cette loi, assortie d’un audit de toutes les conventions concernées, sur la période dérogatoire de 6 mois.
Exit donc les «ralentisseurs» ! La voie est désormais dégagée pour accélérer la mise en œuvre d’un pan du Plan national de développement économique et social (PNDES).
Rendez-vous dans 6 mois, une fois la loi promulguée, pour vérifier si les engagements solennels pris par l’exécutif devant le législatif ont été tenus. Ce sera alors un jugement au résultat.
A l’exécutif donc d’éviter de se faire surprendre par d’autres «ralentisseurs» inattendus. Qu’importe ! Il n’aura plus d’excuse s’il échouait.
A ce moment-là, l’opposition aura le droit de s’interroger sur la qualité des hommes qui nous dirigent.

Abdoulaye TAO

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