Parmi les vingt pays les plus peuplés, les Etats-Unis comptent le taux d’obésité le plus élevé pour les enfants et les jeunes adultes, avec près de 13 %, tandis que l’Egypte est en tête pour la prévalence des adultes obèses, avec environ 35 % de cette population.(DR)

Hausse de l’obésité et du surpoids : 30% de la population mondiale atteints

• Une personne sur 10 en souffre

• 4 millions de décès

 

Le 12 juin dernier, la revue médicale américaine New England journal of medecine a publié une étude sur la hausse de l’obésité et du surpoids dans le monde. Même si l’année de l’étude remonte à 2015, les conclusions sont assez alarmantes. En effet, le surpoids toucherait 2,2 milliards de personnes, ce qui équivaut à 30% de la population mondiale.
Les résultats de cette étude montrent que la proportion de la population obèse n’a cessé d’augmenter depuis 1980. Pire, dans 73 pays, cette proportion aurait doublé. Ainsi: une personne sur 10 souffre d’obésité.
Des chiffres qui témoignent, pour les auteurs de la revue, d’«une crise grandissante et troublante de santé publique au niveau mondial».
Une épidémie qui est responsable d’un net accroissement des maladies cardio-vasculaires, du diabète et de certains cancers à l’origine d’une augmentation de la mortalité. Ainsi, selon le rapport, en 2015, près de 4 millions de personnes sont mortes à cause de problèmes cardio-vasculaires, de diabète, de cancers et autres maladies liées à un surpoids, un nombre en hausse de 28 % depuis 1990. Plus des deux-tiers des morts ont résulté de maladies cardiovasculaires.
«Les personnes qui ne font pas attention à un gain de poids le font à leurs risques et périls: elles risquent d’avoir une maladie cardiovasculaire, du diabète, un cancer et d’autres pathologies mettant la vie en danger», met en garde le Dr Christopher Murray, directeur de l’Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME) à l’Université de Washington à Seattle, un des co-auteurs de l’étude.

Chiffres préoccupants
Parmi les vingt pays les plus peuplés, les Etats-Unis comptent le taux d’obésité le plus élevé pour les enfants et les jeunes adultes, avec près de 13 %, tandis que l’Egypte est en tête pour la prévalence des adultes obèses, avec environ 35 % de cette population.
Les incidences les plus faibles d’obésité des adultes ont été constatées au Bangladesh et au Vietnam avec seulement 1 %. La Chine et l’Inde comptaient le plus grand nombre d’enfants obèses avec 15,3 millions et 14,4 millions.
Les Etats-Unis (79,4 millions) et la Chine (57,3 millions) avaient en 2015 le plus grand nombre d’adultes obèses.
L’objectif de cette étude est aussi de comprendre au niveau mondial les facteurs responsables de «cette épidémie actuelle de maladies» liées au surpoids et à l’obésité, expliquent les chercheurs. «L’excès pondéral est l’un des problèmes de santé publique les plus difficiles de notre temps, affectant près d’une personne sur trois», souligne le Dr Ashkan Afshin, professeur adjoint de santé publique à l’Université de Washington, principal auteur de l’étude. Pendant la dernière décennie, de nombreuses actions ont été menées pour lutter contre ce fléau, mais il existe peu d’indications montrant leur efficacité sur le long terme, selon ses explications.
Dans un éditorial accompagnant l’étude, les Dr Edward Gregg et Jonathan Shaw, des épidémiologistes des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), estiment que «le chiffre le plus préoccupant est le triplement de l’obésité chez les enfants et les jeunes adultes dans les pays en développement et à revenus intermédiaires, comme la Chine, le Brésil et l’Indonésie».
«L’obésité jeune va probablement se traduire par un accroissement important du diabète adulte (type 2), de l’hypertension et de maladies rénales chroniques», prédisent-ils.

NK


Attention au sucre !

Sodas, biscuits, céréales du petit-déjeuner, yaourt, jus de fruits. Le sucre est présent dans presque tout, et les spécialistes donnent maintenant l’alerte: «Consommer du sucre en excès fait grossier et pourrait même rendre malade».
Consommé en excès, le sucre contribue en effet à la prise de poids, et pourrait mener à l’obésité ainsi qu’aux maladies du métabolisme qui y sont associées, comme le diabète.
Reprenant les valeurs de référence établies par l’OMS, l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) recommande de limiter la part de sucres ajoutés à 10% de nos apports énergétiques. Cela peut sembler beaucoup, mais la plupart d’entre nous dépassent allègrement ce seuil. En effet, pour un adulte sédentaire, le besoin en énergie quotidien est évalué à 2.000 kilocalories. Ce qui correspond à une consommation de 50 grammes de sucres ajoutés par jour, ce que contient un soda de 50 cl.

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Numéro d'édition: 211

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