Coton en zone Uemoa : La touche américaine

• Relancer la compétitivité de la filière

• Productivité, transformation et genre

• 700 millions de FCFA en soutien

 

Le projet de compétitivité de la filière coton de l’Uemoa a été lancé à Ouagadougou lors d’un atelier tenu du 14 au 16 juin dernier. La coopération américaine au développement, USAID, finance ce projet à hauteur de 1,2 million de dollars, soit près 750 millions de FCFA.
Les activités du projet s’étalent sur quatre ans, de 2017 à 2020, reparties sur deux composantes.
La composante régionale qui est pilotée par la commission de l’Uemoa et la coordination des composantes nationales des pays du C4 (Bénin, Burkina Faso, Mali, Tchad) qui est assurée par le Centre international pour le développement des engrais (IFDC).
Ce volet du projet est dénommé Usaid C4CP (voir encadré 2).
Le projet Compétitivité de la filière coton de l’Uemoa (UCC) «vise à appuyer les actions de mise en œuvre de la stratégie de l’agenda coton textile dans l’Uemoa et à renforcer le leadership de l’Uemoa dans le développement d’une approche régionale concertée et orientée vers l’amélioration de la compétitivité de la filière coton» (voir encadré 1).
Cet appui américain est un véritable coup de pouce pour la zone, selon le chargé de missions, du ministre du Commerce burkinabè, Bernard Zougouri.
Car les performances de la région sont en déca des attentes, malgré les efforts fournis jusque-là. En effet, plus de 80 % de la production sont destinés à l’exportation.
Les intervenants à l’atelier de lancement, qu’il s’agisse de la représentante du commissaire en charge de l’Agriculture de l’Uemoa, Maria Luis Ferrera, ou de l’ambassadeur américain au Faso, Andrew Young, ont fait le même constat qu’il faudrait que les retombées de la filière soient plus importantes pour les acteurs.
Et le projet devrait permettre à terme d’en jeter les bases. C’est ainsi que l’atelier de lancement a regroupé un panel d’acteurs: organisations professionnelles de producteurs, sociétés cotonnières, représentations des administrations publiques, d’instituts de recherche sous-régionaux, de la BCEAO, de la BOAD et des partenaires techniques et financiers, pour partager la vision régionale et le concept du projet et, ensuite, dégager les actions à entreprendre pour la mise en œuvre réussie de celui-ci, avec en ligne de mire qu’elle doive mieux contribuer à l’économie rurale, à la sécurité alimentaire et nutritionnelle.
Sur ce dernier aspect, l’ambassadeur américain a insisté sur la place des femmes dans la filière en tant qu’actrices à part entière et la nécessité qu’à travers la filière, elles puissent améliorer leurs conditions de travail et de vie. C’est sur ces «petits productrices et producteurs» que le projet USAID- C4CP fait un focus, avec pour objectif principal d’améliorer leur niveau de revenus et de sécurité alimentaire.
Au Burkina, ce projet intervient dans la zone de Dédougou avec le groupement Benkadi et dans le Ioba avec la Coopérative de prestation de services agricoles (COPSA-C).

FW


Le plan d’actions régional

Le projet compétitivité de la filière coton de l’Uemoa s’inscrit dans l’agenda régional dont le plan d’actions est décliné à travers les 6 axes ci-dessous.
Axe 1: Création et mise en place d’un Fonds régional de promotion de la production et d’incitation à la transformation locale de la fibre de coton
Axe 2: Création et mise en place d’un Fonds régional d’investissement pour le développement de l’industrie textile de l’Uemoa
Axe 3: Mise en place d’une concertation sectorielle permanente Etat-secteur privé autour de l’ensemble des actions à mettre en œuvre pour la compétitivité de la filière
Axe 4: Mise en place d’un programme régional de formation aux métiers du textile
Axe 5: Mise en place d’un dispositif régional de centres techniques textiles
Axe 6: Le lancement d’une campagne de communication active sur l’Agenda et sa promotion dans la zone Uemoa.


Usaid C4PC: coton, femmes et produits vivriers

Le projet Usaid C4CP met en œuvre un partenariat pour le coton dans les pays du C4 depuis 2014 et prend fin en principe en 2018. Il met l’accent sur l’augmentation des revenus des producteurs et des transformateurs de coton dans les zones du projet.
Centré sur le coton, il s’intéresse tout de même aux céréales et aux légumineuses en mettant l’accent sur les avantages économiques et sociaux pour les femmes à travers le renforcement des capacités l’amélioration de la chaine des valeurs.

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Numéro d'édition: 211

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