Employabilité des jeunes : La «révolution» du Dr Smaïla Ouédraogo

• Une nouvelle vision adoptée

• L’employabilité est l’avenir

 

Le Burkina compte selon les derniers chiffres de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) 19 millions d’habitants à ce jour, dont presque 70% de moins de 25 ans et environ 50% de moins de 15 ans. Cette jeunesse qui est l’avenir est malheureusement confrontée à un chômage criard et au manque d’emploi. En somme, l’employabilité de cette frange de la population demeure faible.
Nommé à la tête, le 20 février 2017, du département de la Jeunesse, de la Formation et de l’Insertion professionnelle, le Dr Smaïla Ouédraogo entend changer les paradigmes pour donner un nouveau souffle à l’employabilité des jeunes.


Pour ce faire, il a fait un diagnostic sans complaisance des maux qui empêchent les jeunes de trouver de l’emploi, ainsi que les solutions à cet état de fait. Ces propositions sont compilées dans un document intitulé «Des changements pour une jeunesse citoyenne au service du développement du Burkina Faso».
Le Dr Ouédraogo qui a présenté officiellement ce document à la presse le 19 mai 2017 à Ouagadougou dira que les solutions proposées reposent sur une nouvelle vision, trois objectifs et quatre axes stratégiques. Cette nouvelle vision consiste à construire une administration moderne, capable de promouvoir l’employabilité et d’élever la conscience citoyenne de la jeunesse, d’anticiper et de combler la demande en formation professionnelle, afin d’offrir à chaque jeune burkinabè la chance d’obtenir un emploi décent d’ici à 2020. Les trois objectifs majeurs visent à améliorer l’employabilité des jeunes, promouvoir l’entrepreneuriat et réduire au maximum le nombre de sans-emplois.
Le ministre promet de revoir, de concert avec son collègue des Finances, les taux de garanties qui sont estimés de nos jours entre 12 et 13%. «Il ne faut pas que les garanties soient des barrières pour les jeunes dans leurs actions d’entreprendre. Mais, en même temps, je conseille aux jeunes d’aller vers des garanties solidaires», a souligné le ministre. Il entend augmenter le volume des financements qui, d’après lui, sont faibles.
Selon la conviction de Dr Smaïla Ouédraogo, la Fonction publique à elle seule ne peut pas résoudre la question de l’emploi. Il faut de ce fait que les jeunes portent des projets et aillent dans le privé. Mais à terme, il espère que la nouvelle vision donne la chance à chaque jeune burkinabè d’avoir un métier.

Rachel DABIRE

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Numéro d'édition: 207

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