Gaz au Burkina : Faut-il maintenir la subvention ?

Cette interrogation est du Groupement des professionnels du pétrole (GPP) à la tribune de la 15e Rencontre gouvernement/secteur privé (RGSP), le 8 mai dernier à Bobo-Dioulasso. Nicaise Kambou, secrétaire général du GPP, qui a pris la parole pour exprimer les préoccupations des membres de cette organisation, a d’abord évoqué le problème du remboursement par l’Etat des subventions sur le gaz.
«A la date de février 2017, l’Etat burkinabè détient par devers lui 11 milliards de F CFA au titre des subventions. Ce qui nous pose un préjudice aujourd’hui», a-t-il indiqué. Cette question du remboursement des 11 milliards de F CFA avait déjà été soulevée lors de la 14e RGSP en avril 2015.
Visiblement, la situation demeure en l’état. D’où le nouveau cri du cœur du GPP: «Nous avons des difficultés à financer le renouvellement de nos équipements. Nous vivons un ralentissement de nos investissements. Nous venons non seulement solliciter le paiement, mais aussi et surtout demander la révision des délais de paiement qui étaient censés être de 21 jours mais qui aujourd’hui dépassent 1 an», a souligné Nicaise Kambou. Après avoir exposé cette préoccupation, il a invité le gouvernement à réfléchir carrément sur l’opportunité de maintenir cette subvention sur le gaz.
«L’autre chose relativement à ce sujet, c’est d’appeler les autorités à réfléchir sur la question-même de la subvention sur le gaz. Cela est pertinent parce que nous pensons que la subvention sur le gaz coûte à l’Etat 30 milliards par an. Faut-il toujours maintenir la subvention sur le gaz. Ces 30 milliards pourraient servir à faire des investissements structurants plus efficaces», a laissé entendre le SG du GPP.
Le GPP est composé de 5 marketteurs dans le secteur des hydrocarbures. Il s’agit de Petrofa, Oil Libya Burkina, Vivo Energy, Total Burkina et Oryx Energies. Selon les estimations du Groupement, ses sociétés détiennent à peu près 33% des marges de marché dans le gaz. Leur plus gros concurrent sur ce sous-secteur étant la STD-Sodigaz qui jusqu’en 2015 occupait 68,2% du marché.

KG

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Numéro d'édition: 206

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