La nomination du nouveau DG de la CCI-BF permettra de remplacer à ce poste Franck Tapsoba (photo), admis à la retraite. (DR)

DG de la Chambre de commerce : Une nomination imminente

• Effectif en principe dès cette semaine

• 5 présélectionnés pour 3 finalistes

 

Le processus de recrutement d’un nouveau Directeur général pour la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina (CCI-BF) devrait connaitre son épilogue dans les jours à venir. A noter que Frank Tapsoba, l’actuel DG, devrait être admis à la retraite.
Le recrutement confié au cabinet Aceca International a été lancé en début février.
La phase de présélection sur dossier a débouché le 31 mars dernier à la publication d’une liste de cinq candidats admissibles. Il s’agit de Bintou Boli/Djibo, actuelle secrétaire permanent du Centre d’arbitrage, de médiation et de conciliation de Ouagadougou (CAMC-O). C’est pratiquement une candidature interne parce que le CAMC-O est une structure rattachée à la CCI-BF.
Pareil pour Issaka Kargougou, actuelle DG de la Maison de l’Entreprise, une association d’utilité publique à laquelle la CCI-BF est largement partie prenante. Dans le même moule, on retrouve également Boukary Sawadogo, spécialiste en management stratégique des PME/PMI et directeur du Centre de gestion agréée (CGA) de Ouagadougou.
Les deux autres présélectionnés sont Moussa Sanfo, ancien DG de la CAMEG et ayant dirigé également deux sociétés de télécommunications que sont ONATEL et Telecel Faso. Le cinquième nom sur la liste est celui de Jean Flaubert Ouoba. Gérant et directeur d’une unité de production dans l’agroalimentaire, il est également enseignant dans une université privée au Burkina. Le 5 avril 2017, ces présélectionnés ont subi des entretiens de sélection finale provisoire au niveau du cabinet de recrutement. Le résultat de ces entretiens, qui devait comporter trois noms, sera remis au bureau consulaire de la CCI-BF, présidé par Mahamadi Sawadogo, pour validation.
Au final, c’est le président de la CCI-BF qui nomme le DG au terme de la procédure de recrutement. A noter que les prérogatives du président, selon les nouveaux statuts de l’institution consulaire, permettent également de révoquer le DG.
Selon nos sources, cette nomination du nouveau DG de la CCI-BF parmi les cinq candidats finalistes est imminente. Déjà, les rumeurs ont annoncé le nom du candidat retenu, mais seul l’acte officiel de nomination devrait être valable. Les statuts de la CCI-BF stipulent que le DG, nommé par le président, est lié à l’institution par un contrat de droit privé. Il participe à toutes les instances de la CCI-BF et en assure le secrétariat. A ce titre, il apporte toute assistance aux membres dans l’exercice de leur mandat. Le DG de la CCI-BF est aussi chargé de la direction opérationnelle, administrative et financière de l’institution. Il élabore le projet de budget de la CCI-BF et le soumet au bureau consulaire.
En outre, sous la supervision du président, il nomme et sanctionne l’ensemble du personnel qu’il gère conformément à la réglementation en vigueur. C’est aussi le DG qui propose l’organigramme de la CCI-BF au bureau consulaire pour approbation. L’actuel organigramme est composé d’une vingtaine de directions et de postes de conseillers spécialisés. Il s’agit de l’ensemble des services chargés de mettre en œuvre la politique définie par l’Assemblée consulaire assurant également le contrôle de la bonne exécution du budget.

Karim GADIAGA


Un contrat à durée déterminée

Les termes du recrutement du DG de la CCI-BF indiquent que la nature du contrat auquel sera soumis le futur occupant du poste sera à durée déterminée. Il est d’un an renouvelable «sur la base d’une évaluation annuelle de performances, avec une période d’essai».
En termes de qualification, les éléments qui étaient requis au niveau de la présélection sont, notamment d’être un «cadre de haut niveau, titulaire d’un diplôme universitaire équivalent au niveau BAC+5 au moins en économie, gestion ou tout autre domaine en rapport avec les activités de l’établissement», d’«avoir une excellente connaissance de l’environnement national et international des affaires», de «justifier d’une expérience professionnelle avérée d’au moins quinze (15) ans dans le secteur privé», d’«avoir de solides expériences d’au moins dix (10) ans dans le management stratégique et opérationnel d’organismes de développement du secteur privé à un niveau élevé de responsabilité, directeur et directeur général notamment», d’«avoir une parfaite maîtrise du français et une bonne connaissance de l’anglais», de «maîtriser l’outil informatique», d’«être âgé (e) d’au moins 35 ans et 55 ans au plus à la date du dépôt des dossiers».


Rectificatif

Dans notre article de la semaine dernière intitulé «Wend Kuni Bank: Apollinaire Compaoré obtient le feu vert», nous sommes visiblement allés vite en besogne en laissant croire que l’agrément de la banque était déjà acquis.
«Pour le moment, ce n’est pas le cas, et on n’en est pas là», a tenu à rectifier Adama Sanfo, secrétaire général du groupe Planor. Le dossier de demande d’agrément est toujours en cours et son sort suspendu à l’avis de la Commission bancaire qui devrait se réunir prochainement. Même si, au sein du groupe, on se dit optimiste, il faudra néanmoins patienter encore pour connaitre la décision de la Commission sur le dossier.

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Numéro d'édition: 204

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