Le chantier de construction de la Trésorerie régionale du Centre (TRC) sise à la Zone d’activités diverses (ZAD) a connu des difficutés en cours d’éxécution. L’une des mesures du gouvernement vise à payer les entreprises responsables de ce marché afin de relancer les travaux. (DR)

Relance économique : Des signes prometteurs

• Achèvement des travaux publics

• Les factures des entreprises seront payées

• Austérité du gouvernement

 

Au cours du Conseil des ministres du jeudi 6 avril 2017, le gouvernement a adopté 2 mesures qui entrent dans le cadre de la relance économique. Ces mesures concernent le paiement des factures des entreprises qui ont été engagés dans des marchés pour le compte de l’Etat, mais dont l’exécution a été suspendue.
Le Conseil des ministres a décidé de payer ces entreprises et de relancer les travaux.
C’est le cas du marché relatif à la construction du siège de la Trésorerie régionale du Centre (TRC) sise à la zone d’activités diverses (ZAD). Le chantier a connu des difficultés en cours d’exécution. Ces difficultés sont liées à des modifications du projet initial, ce qui a entrainé des dépenses complémentaires de 2.055.693.043 de FCFA pour son achèvement.
Analysant la situation, le gouvernement a décidé de commanditer «un audit pour situer les responsabilités en rapport avec les dysfonctionnements constatés dans l’exécution des travaux». Mais il ne s’arrête pas là.
Soucieux du sort du bâtiment, le gouvernement a marqué son accord pour l’achèvement des travaux dans le but d’offrir de meilleures conditions de travail aux agents. Au passage, les entreprises ayant exécuté les travaux de suivi et de construction seront payées. Cette mesure est salutaire pour ces entreprises qui attendent le paiement de leurs factures depuis plus de 7 ans pour une faute qu’elles n’ont pas commise, puisque les modifications du chantier émanent du gouvernement. Depuis ces années, les factures ont été transférées à la dette intérieure et attendent d’être liquidées.
Le même Conseil des ministres s’est penché sur la situation d’exécution des travaux du siège de la direction générale du trésor et de la comptabilité publique (DGTCP) à Ouaga 2000. Le chantier qui est à 98% d’exécution a connu des difficultés, notamment dues l’absence de contrat ayant entrainé le non-paiement de certains prestataires.
Tout comme le marché du siège de la trésorerie du centre pour lequel le gouvernement va commanditer un audit pour situer les responsabilités en rapport avec les dysfonctionnements constatés dans l’exécution des travaux, les ministres en charge du dossier de la DGCOOP ont été instruits de prendre les mesures nécessaires pour l’apurement de la dette et l’achèvement de son siège.
Ces mesures ont un double bénéfice. Elles vont permettre à des entreprises qui se sont endettées pour réaliser les travaux depuis des années de voir enfin leurs factures payées.
Aussi, elle permettra à l’Etat de faire des économies sur les bâtiments qu’il loue pour abriter les services publics.
Il serait donc utile pour le gouvernement de procéder à un recensement des chantiers de bâtiments publics dont les travaux sont à l’arrêt afin de les achever pour permettre aux entreprises ayant exécuté les travaux d’entrer en possession de leurs chèques.
En rappel, en 2016, une des mesures phares prises par le gouvernement dans le sens de la relance économique est l’apurement de la dette intérieure.
A la date du 31 décembre 2016, les fournisseurs de l’Etat ont empoché 30 milliards de FCFA au titre de la dette intérieure.

Elie KABORE


Mesures d’accompagnement du budget 2016

Le gouvernement, de son côté, donne l’exemple en s’imposant des mesures d’austérité comme:
• La réduction des dotations en carburant en vue de rationaliser la consommation.
• La limitation du nombre de voitures pour les membres du gouvernement et la mise en place d’un pool de véhicules pour les ministères afin de réduire le nombre de véhicules affectés aux premiers responsables des différentes structures, ainsi que la réforme du système de véhicules de service et la réduction subséquente du parc automobile de l’Etat.
• Le plafonnement des crédits de communication pour les membres du gouvernement et la restriction de l’ouverture du téléphone fixe.
• Une réduction des baux administratifs et des villas de fonction.
• La rationalisation des missions et leur poids dans les dépenses publiques.

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Numéro d'édition: 202

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