Selon l’étude publiée par l’ARCEP, les installations des opérateurs télécoms ne présentent pas de risques pour la santé des populations exposées aux rayonnements.

Pylônes des opérateurs de télécoms : Pas de risques de rayonnements

• L’ARCEP a effectué des mesures

• Les résultats sont conformes à la norme

 

Les populations situées à proximité des installations des opérateurs de télécoms ou exposées aux rayonnements électromagnétiques sont-elles en danger? C’est la préoccupation qui a conduit l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) à entreprendre une campagne de mesure des rayonnements émis par les opérateurs. Le régulateur de l’activité des télécoms voulait surtout s’assurer que les rayonnements autour des installations ne constituent pas une menace pour la santé des populations.
Le rapport de l’étude intitulée «Evaluation des risques d’exposition de la population aux effets des rayonnements non ionisants» a été bouclé en mai 2016. Toutefois c’est à la fin du mois de janvier 2017 que ses résultats ont été publiés sur le site de l’ARCEP. Plus précisément le 26 janvier.
Les travaux de mesure ont été effectués par un consultant français du nom JIDCOM. Ils se sont déroulés pendant la période du 5 au 12 novembre 2015 dans les villes cibles de Ouagadougou, Koupéla, Pouytenga, Zoungou, Boudry, Wayen.
Les résultats de l’étude indiquent que les émissions sont conformes au seuil recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). «Tous les niveaux mesurés sont inférieurs à 2V/m (volts par mètre), donc conformes aux seuils de l’ICNIRP», indique le rapport de l’étude. L’International Commission on Non-Ionizing Radiation Protection (ICNIRP) ou Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants, en français, est un organisme international indépendant de normalisation concernant la protection sanitaire vis-à-vis des champs électromagnétiques. Il se compose de scientifiques et de médecins. Il publie régulièrement des recommandations et guide l’OMS dans le domaine.
Même si l’étude effectuée au Burkina a donné des résultats conformes à la norme sanitaire de l’OMS, le rapport a toutefois admis un bémol. «Si, globalement, il n’y a pas de problèmes, il n’est pas exclu que pour certaines situations particulières, comme par exemple une antenne très proche d’une fenêtre, les seuils soient dépassés», indique le rapport publié par l’ARCEP au terme de l’étude. A l’image de beaucoup d’objets technologiques, les installations des opérateurs de télécommunications, notamment les pylônes, émettent des rayonnements. Le rayonnement est un terme général désignant toute forme d’énergie en mouvement. Il y a les Rayonnements ionisants (RI) et les Rayonnements non ionisants (RNI).

A travers ces résultats, on peut voir qu’aucune des localités ou zones concernées par les mesures ne présente un état de rayonnement au-delà du seuil de 2V/m.

Au niveau de l’activité des télécoms, ce sont des rayonnements non ionisants qui sont concernés (radioélectricité). Les effets des rayonnements non ionisants sont la «stimulation électrique» et «l’échauffement des tissus». «L’OMS précise que malgré de nombreuses recherches, rien n’indique pour l’instant que l’exposition à des champs électromagnétiques de faible intensité soit dangereuse pour la santé humaine». Et selon le rapport de l’étude, «il s’agit donc de prendre toute précaution nécessaire et suffisante afin de réduire au maximum le risque». C’est dans ce sens que des «Lignes directrices» ont été élaborées par l’ICNIRP.
Au Burkina, les populations situées dans les voisinages des pylônes de télécommunications ne cessent d’exprimer leurs inquiétudes quant aux risques que ces équipements pourraient comporter pour leur santé. Cette angoisse est d’ailleurs à l’origine, très souvent, des réticences et des manifestations d’opposition à l’installation des pylônes dans certaines zones. Ce qui cause des désagréments aux opérateurs désireux de densifier leurs réseaux.
Or, jusque-là, aucune étude documentée sur cette préoccupation n’existait au Burkina. C’est donc ce vide que l’ARCEP vient de combler avec un rapport plus ou moins rassurant.

Karim GADIAGA


Conseils de l’ARCEP

Les mesures ont permis d’évaluer les niveaux des RNI dans les zones visitées. Cependant nous côtoyons au quotidien des sources de RNI moins «visibles »: four micro-onde, écrans, poste radio…

Téléphone portable: source de RNI
Important d’avoir des téléphones répondant aux normes
Important d’avoir le bon usage du portable
Par ailleurs, l’ARCEP s’est engagée pour des actions telles que :
Vérification périodique des seuils d’exposition au RNI.

Travaux en cours concernant la gestion des terminaux
Sensibilisation des populations aux règles d’usage. Conformité aux normes (homologation) avec cependant comme contrainte le pouvoir d’achat des populations.

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Numéro d'édition: 193

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