Economie

L’Usaid dote 4 programmes de 28 milliards

 

Depuis quelques années, les Etats -Unis d’Amérique se sont engagés à lutter contre la pauvreté au Burkina Faso. Cet engagement a été réitéré le 27 janvier dernier à Ouagadougou avec la signature de quatre programmes de soutien à la résilience dans la zone Rise de l’Agence américaine de développement (Usaid). Les différentes conventions ont été signées avec le Programme alimentaire mondiale (Pam), l’Unicef, la Lutheran world relief et l’Union nationale des caisses populaires. D’un montant de plus de 28 milliards de francs CFA, ce montant est réparti comme suit :
– 14, 6 milliards ont été débloqués pour aider plus de 500.000 personnes dans l’élevage et l’exportation de sésame dans les régions des Cascades, des Hauts-Bassins, de la Boucle du Mouhoun et de l’Est.
-9 milliards de F CFA ont été convertis en crédits bancaires réservés à soutenir les chaines de valeur dans les produits agricoles.
– 1,5 milliard servira à l’appui à la résilience des communautés du Centre-Nord, du Sahel et de l’Est.
– Et 610 millions ont été remis à l’Unicef pour les enfants qui souffrent de la malnutrition sévère.
Quelques mois après sa prise de fonction à la tête de l’ambassade des Etats-Unis au Burkina Faso, l’ambassadeur Andrew Young est allé à la rencontre des populations à l’intérieur du pays pour s’enquérir des difficultés qu’elles vivent. Selon ses observations, les populations sont dans l’attente et ont besoin du soutien de tous. De nombreux projets déjà lancés dans le cadre de la résilience donnent satisfaction aux yeux des Américains. L’exemple du warrantage a été cité par Lisa Franchett, directrice régionale de l’USAID pour le Sahel, venue spécialement du Sénégal pour la signature des conventions. Elle s’est dit satisfaite du processus du warrantage qui permet aux petits producteurs de gagner presque deux fois plus pour leurs stocks de niébé, riz et arachides en attendant de les vendre lorsque les prix augmentent. La signature des conventions a été aussi l’occasion pour Andrew Young de lancer un appel aux partenaires du Burkina Faso afin qu’ils agissent pour repousser les limites de la pauvreté. « Nous devons agir ensemble pour les plus vulnérables au BurkinaFaso. Tous, nous allons intervenir dans des domaines différents avec l’argent du contribuable américain pour s’engager sur le terrain. Nous avons une occasion d’agir pour le Burkina et c’est un réel plaisir », mentionne-t-il. Le directeur de la coopération, Ambroise Kafando, représentant la ministre de l’Economie et des Finances et du Développement, a exprimé toute la reconnaissance du gouvernement burkinabè qui, selon lui, met tout en œuvre pour développer des projets dans le sens de la résilience. Le prêt accordé aux réseaux des caisses populaires est un réel soulagement pour les paysans qui auront désormais plus facilement accès aux crédits afin de développer leurs projets. En effet, l’accès au crédit du monde agricole est un vrai casse-tête que de nombreuses associations essayent de résoudre.
En ce qui concerne la situation actuelle de l’inclusion financière dans l’agriculture au Burkina Faso, il y a très peu de pénétration des systèmes financiers alors que, comme dans beaucoup de pays du Sahel, plus de 80% de la population vivent en milieu rural. C’est dire que sur 100 personnes, les banques ne s’intéressent qu’à moins de 20 personnes. Pourtant, les 80% de la population ont de l’argent et sont demandeurs de services financiers. Ils sont prêts à rembourser à 100% les crédits. Ce prêt permettra de changer la tendance et d’accroitre les activités des réseaux des caisses populaires dans les milieux ruraux.

Germaine Birba


Les domaines d’intervention des Etats-Unis

Depuis plusieurs années, les Etats-Unis apportent leur contribution au développement du Burkina Faso à travers plusieurs projets et programmes. C’est 240 millions de dollars que le gouvernement américain a investis au Burkina en 2013. Cet investissement a transité par des programmes comme le Millenium Challenge Corporation, l’USAID, la coopération militaire ou les programmes d’échanges. Des secteurs comme la santé, la sécurité alimentaire, l’énergie, l’agriculture, les transports et le commerce ont été particulièrement destinataires de ce financement. Mais, en plus de la coopération dans le domaine public, les Etats-Unis ont désormais à cœur « d’offrir et de renforcer des opportunités commerciales au Burkina ».

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