En 2016, 6 nouveaux permis d’exploitation de grandes mines industrielles ont été octroyés. Il s‘agit de projets en noirs sur la carte. Bomboré, Kiaka, Netiana, Boungou, Konkera et Bouere-Dohoun. Ces permis portent à 24 le nombre de grandes mines industrielles au Burkina Faso. Parmi elles, 9 sont en exploitation ; 2 en construction et 7 en attente de construction.

Retro mine 2016: 6 permis d’exploitation industrielle accordés

* Les révélations de l’enquête parlementaire

* Le plaidoyer des patrons des mines auprès du président

* 1,6 milliard de FCFA transférés aux collectivités territoriales

 

En 2016, le secteur minier a été marqué par l’enquête parlementaire sur les titres miniers et la responsabilité sociale des sociétés minières. Menée par l’Assemblée nationale, le rapport d’enquête a été rendu public le 25 octobre 2016. Le rapport a dénoncé des manques à gagner de 551 milliards de FCFA enregistrés par l’Etat entre 2005 et 2015. Il a permis l’introduction de 2 propositions de loi sur 5 auprès du gouvernement, un audit juridique sur le dossier Tambao et l’installation d’un comité de suivi des recommandations. Aussi, le parlement initiera désormais un exercice annuel où le gouvernement fera une déclaration sur la situation de l’exploitation minière moderne et artisanale au Burkina Faso.
Autre actualité à avoir marqué le secteur, les audiences que le président Roch Marc Christian Kaboré et le Premier ministre Paul Kaba Thiéba ont accordé aux patrons des sociétés minières le lundi 20 juin 2016. Benoit Desormaux, président directeur général de la société minière SEMAFO, a déclaré ce jour à sa sortie d’audience avec le président du Faso: «Nous avons pu discuter avec le président du Faso des contraintes et des enjeux auxquels les compagnies minières font face aujourd’hui».
Il faisait référence aux changements introduits dans le nouveau Code minier burkinabè adopté le 26 juin 2015. Les partons des mines sont venus plaider pour que les décrets d’application puissent tenir compte de ces différents enjeux dans le contexte international marqué en son temps par la baisse du cours de l’or. Les textes d’application de ce Code ont été adoptés en Conseil des ministres du vendredi 16 décembre 2016. Sept décrets d’application ont été adoptés ce jour, dont ceux relatifs aux conventions minières types, à la fixation des taxes et redevances minières, à l’alimentation et à l’utilisation du fonds de restauration de l’environnement et celui du fonds minier de développement local. Notons aussi qu’au cours de l’année 2016, 6 permis d’exploitation de grandes mines ont été attribués. Il s’agit des projets Bomboré, Kiaka, Netiana, Boungou, Konkera et Bouere-Dohoun. L’un des constats que l’on tire de ces nouveaux sites miniers est leur localisation. Trois d’entre eux sont situés dans le Centre-Sud et le Sud du pays, un est situé à l’Est et l’autre groupe dans l’Ouest. Ainsi, en fin 2016, le pays compte 24 permis d’exploitation industrielle dont 9 en exploitation, deux en construction et 7 en attente de construction. Selon les dispositions du Code minier et de ses décrets d’application, 20% de la taxe superficiaire collectée auprès des sociétés minières doivent revenir aux communes et régions abritant les mines. En 2016, la somme de 1,6 milliard de FCFA (sur 8 milliards de FCFA collectés) a été affectée aux collectivités territoriales composées de 285 communes et les 13 régions. Enfin 2016, le ministère des Mines a organisé la première Semaine des activités minières d’Afrique de l’Ouest (SAMAO) et modernisé le cadastre minier. Ce qui a permis de mettre à jour la base de données. 2 projets de loi ont été rédigés, à savoir le projet de loi sur la commercialisation de l’or et celui relatif à l’encadrement des petites exploitations minières.

NK/EK


Le Canada, premier investisseur minier du Burkina

Le Canada est le pays le plus présent au Burkina Faso dans le secteur minier. En plus d’être les initiateurs de 5 projets en exploitation actuellement au Burkina (Youga est passé dans les mains de propriétaires trucs, mais Endeavaour a racheté Karma), la plupart des autres projets en construction ou en attente de construction appartiennent à des entreprises canadiennes. C’est le cas de Gryphon appartenant à Teranga Gold, Avion Gold de Endeavaour, Kiaka de B2 Gold, Bomboré de Orezone et Boungou SA de Semafo.

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Numéro d'édition: 189

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