RH & Compétences

Anicet Bakyono, président des GRH du Burkina « Aucun pays ne s’est développé avec un capital humain médiocre »

C’est un président au four et au moulin pour s’assurer de la réussite des 6e JNRH qui a accepté répondre à nos questions à l’heure de la pause-déjeuner. Anicet Bakyono, puisque c’est de lui qu’il s’agit, dit être comblé de cette rencontre.

«Fonction ressources humaines et relance économique », pourquoi le choix d’une telle thématique ?
Ce qui a motivé le choix d’une telle thématique, c’est le contexte spécifique du Burkina Faso qui a traversé une crise politico-militaro-sociale qui a mis beaucoup d’entreprises en difficultés.
Face à cette situation, nous nous sommes dit que pour la relance de l’économie nationale, les entreprises ont tout intérêt à mettre le capital humain au cœur de leur stratégie. Il n’y a que par ce moyen qu’elles pourront atteindre la performance. Si vous aviez des ressources humaines de qualité au sein d’une entreprise, elles vont contribuer à booster la performance dans votre entreprise et c’est l’objectif que nous recherchons.
Quand les entreprises privées sont performantes, c’est l’économie nationale qui va être impactée. A ces 6e JNRH, nous avons décidé de dire aux patrons d’entreprises : mettez les hommes au cœur du développement, votre salut se trouve à ce niveau.

Vous pensez avoir été entendu ?
Il faut dire que nous GRH, nous ne pouvons pas réussir la relance économique dont sont confrontées beaucoup d’entreprises, sans l’accompagnement du patronat. Si vous avez des patrons qui ne sont pas impliqués, qui ne prennent pas la mesure de l’importance des ressources humaines, il est sûr et certain que vous allez prendre un chemin sans issue.
Mais nous disons que comme les plus hautes autorités étaient présentes à l’ouverture des JNRH, elles seront les porte-paroles auprès de qui de droit. Aucun pays au monde ne s’est développé avec des ressources humaines médiocres, nous devons méditer sur cela.
Tant que le capital humain n’est pas au cœur de votre développement, même dans 100, 200 voire 300 ans, vous n’allez jamais vous développer. Sur ce, nos autorités actuelles n’ont même pas le choix car elles-mêmes ont tout intérêt à ce que le Burkina Faso se développe et cela ne peut se faire qu’en misant sur la valorisation des ressources humaines.

Est-ce que vos attentes ont été comblées au terme de ces deux jours de travaux ?
Mes attentes ont été comblées, mais ce qui me revigore le plus, c’est la première fois que les autorités politiques assistent à nos rencontres, cela est un motif de satisfaction. En plus, nous sortons de ces 6e JNRH avec beaucoup de perspectives qui portent d’une part sur la valorisation et l’utilisation des recommandations par le patronat et les GRH. Il faut que le patronat sache que sans les GRH, les entreprises n’auront pas de vie ni de pérennité.
D’autre part, nous allons élaborer le programme annuel de la GRH et enfin nous allons signer un partenariat avec l’UFR/SEG de l’université de Ouagadougou. Parce que, nous nous sommes rendus compte qu’on ne peut pas mener de telles réflexions sans associer le monde universitaire.
Nous comptons dans les prochains jours créer un site web et un blog de l’association pour permettre aux membres d’inter échangé sur les difficultés qu’ils pourront rencontrer à leur lieu de service. Les GRH ne doivent pas se contenter seulement de la gestion administrative au quotidien, mais ils doivent intégrer la stratégie de l’entreprise.

Selon nos informations, l’ABGRH tiendra très prochainement une AG, est-ce que vous êtes un président partant ou restant, puisque vous êtes à la fin de votre mandat de 4 ans?
C’est vrai, je suis à la fin de mon mandat, mais je souhaite qu’il y ait un renouvellement du bureau et que d’autres personnes puissent venir faire leurs preuves.
Je dis aussi que si l’AG me reconduit, je ne vais pas refuser d’y rester, mais dans le cas contraire, je dis que la personne qui va probablement me remplacer s’engage à faire au moins mieux que le bureau sortant.

Propos recueillis par Rachel DABIRE


Situation de rupture de stock à la SN SOSUCO

C’est à croire qu’à la SN SOSUCO, société sucrière, chaque situation entraîne toujours un problème. Finis les stocks d’invendus qui plombaient la santé de la société et qui menaçaient sa survie. Aujourd’hui, la SOSUCO traverse une autre situation qui entraîne quelques désagréments au niveau des consommateurs.
Il s’agit de la rupture de stock. C’est ce qu’on apprend d’un communiqué de la Direction de la communication du ministère en charge du commerce, le 9 novembre dernier. Suite à des plaintes récurrentes de consommateurs relatives à une hausse du prix du sucre dans certaines localités du Burkina, particulièrement à Bobo-Dioulasso, le ministère explique que la situation est causée par « la rupture de stock de la SN SOSUCO » mais aussi par « un déficit global au niveau de l’offre du sucre sur le marché international, pour la première fois depuis 2010 ».
Selon le ministère du commerce, les différentes concertations avec la SN SOSUCO avaient abouti à une « vente promotionnelle du sucre pendant le mois de ramadan ». Cette situation ajoutée à « la bonne distribution du sucre sur le territoire national », a permis à la SN SOSUCO d’écouler tout son stock. C’est ainsi que « la rupture de stock du sucre granulé de l’usine de la société a diminué l’offre, avec naturellement des répercussions sur le prix », précise le communiqué.

Université Ouaga 1 Joseph Ki Zerbo : Les étudiants en communication en fête

Le Club des étudiants en communication et journalisme de l’Université Ouaga 1 Joseph Ki Zerbo organise depuis 2004, les 72 heures du communicateur, un évènement annuel offrant un cadre de réflexion et de partage d’expériences dans le domaine de l’information et de la communication. Les 72 heures du communicateur se tiendront cette année du 24 au 26 novembre 2016 sous le thème : « Entreprenariat et économie numérique : défis et perspectives ».
Plusieurs activités sont prévues dont une conférence publique sur le thème de la célébration qui sera animée par Mahamadi Rouamba, de la Direction générale de Béogo Lab, une entreprise d’incubation de startups, le 24 novembre 2016 à 10h 45 à l’Amphi B de l’Université Ouaga 1 Joseph Ki Zerbo. o

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