Selon les statistiques du ministre de la santé, 938 personnes cas probables auraient été enregistré. (Ph: Yvan SAMA)

Dengue : Le Gouvernement fait le point au Burkina Faso

• 938 cas probables

• Une maladie bénigne

• Maintenir le cadre de vie propre

 

La population burkinabè est de plus en plus inquiète quant au nombre croissant de malades de la dengue dans la ville de Ouagadougou. Afin de donner de plus amples informations sur la maladie, son mode de transmission et les précautions à prendre, le ministre de la santé Smaïla Ouédraogo, a tenu un point de presse le 8 novembre dernier à Ouagadougou. Selon les statistiques du ministre, 938 malades de la dengue ont été recensés par les services de surveillance épidémiologique dans la capitale et 13 personnes en sont décédées. Plus concentrés dans la ville de Ouagadougou, les germes de la maladie auraient été également découverts à Bobo-Dioulasso, à Kongounsi et à Dori.
La maladie circule donc à travers le pays selon Smaïla Ouedraogo. Nul n’est donc à l’abri des piqures du moustique responsable de la maladie.
En effet, la maladie se transmet après la piqure d’un moustique appelé moustique « tigre » qui pique le plus souvent dans la journée. Elle se manifeste par de fortes fièvres, des maux de tête, des douleurs musculaires et articulaires, des nausées des éruptions cutanées et bien d’autres mnifestations.
Selon le ministre de la Santé, la dengue est classée parmi les maladies bénignes. Cependant, une faible proportion de personnes peut développer des complications à type d’hémorragie pouvant entrainer la mort. Détectés rapidement et pris en charge correctement, les malades de la dengue en guérissent. Néanmoins, l’idéal est de minimiser les risques de contracter la maladie en se protégeant contre les piqures des moustiques. Les conseils d’usage sont donc l’élimination des eaux stagnantes où les moustiques se reproduisent, de couvrir les récipients utilisés pour la conservation des eaux domestiques; de vider et nettoyer au moins une fois par semaine les abreuvoirs et les réserves d’eaux.
L’Etat burkinabè sensible au pic de la maladie dans le pays a décidé d’agir en menant des campagnes de sensibilisation dans les différentes langues nationales, prendre en charge les malades, surveiller et mener des investigations sur les cas de la maladie.
Dans les jours à venir, une pulvérisation spéciale est envisagée dans les différents centres de santé et dans la ville de Ouagadougou; la destruction des gites larvaires et bien d’autres mesures le ministre Smaïla Ouédraogo a rappelé la nécessité pour tous d’avoir les bons réflexes afin de pouvoir ensemble lutter contre la maladie.
Les municipalités devront se charger de nettoyer les caniveaux et autres endroits où peuvent se développer les larves de moustiques. A la population, le ministre a rappelé la nécessité de consulté un médecin en cas de symptôme de la maladie et d’éviter l’automédication. En réalité, la dengue est une maladie virale qui n’a pas de traitement à proprement dit. Les malades pris en charge par les médecins se voient attribuer des médicaments pour le traitement des symptômes qu’ils présentent. Smaïla Ouedraogo résume ses conseils en ces termes, « la dengue est classée parmi les maladies bénignes. Cependant, il arrive parfois qu’il ait des complications.
Les personnes sentant donc les symptômes de la maladie doivent consulter immédiatement et éviter l’automédication afin prévenir les complications qui pourraient survenir. Nous devons avoir des gestes qui nous protègent des piqures de moustiques tels que l’assainissement de notre cadre de vie, l’utilisation des crèmes anti moustiques.

Germaine BIRBA


La dengue, une maladie déjà connue

La première épidémie de la dengue a eu lieu au Burkina Faso en 1925. Un cas important aurait également été identifié en 1980. En 2013, quelques cas de la maladie ont été enregistrés dans certains centres de santé de la ville de Ouagadougou. Le 17 octobre dernier, le ministère de la santé a été alerté d’une augmentation du nombre de cas de dengue dans la ville. A ce jour, les statistiques indiqueraient 938 cas probables dont 13 décès. Cette situation inquiète la population burkinabè. Cependant, le gouvernement rassure et demande aux populations de garder leur calme et de maintenir leur habitat propre afin d’éviter la prolifération des moustiques vecteurs de la maladie.

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Numéro d'édition: 180

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