Assemblée consulaire : Finalement, ce sera sans encombre

• Kadhafi, Diawara et Nassa sont assurés

• Safiatou et Martin devraient lutter dans les BTP

• Attention à la surprise dans les Télécoms!

 

C’est la dernière ligne droite pour l’élection des 151 membres de l’Assemblée consulaire (AC) de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina (CCI-BF). Le scrutin a lieu normalement ce dimanche 13 novembre dans les 45 provinces du pays. Outre les membres de l’AC, ce sont aussi 35 Délégués régionaux (DR) qui seront élus ce 13 novembre dans 11 régions, exceptés le Centre et les Hauts-Bassins, pour constituer les Assemblées consulaires régionales (ACR).
Dans un de nos précédents articles, nous présupposions les difficultés que devraient rencontrer certains candidats pressentis pour se faire élire dans leurs sous-catégories respectives. C’était avant que les candidatures ne soient officialisées.
Le 26 octobre 2016, la Commission d’organisation des élections a publié la liste des candidats déclarés et validés par elle. Au niveau de l’AC, ils sont 293 candidats à briguer 151 postes disponibles. Pour ce qui est des ACR, on enregistre seulement 28 candidats sur l’ensemble des 11 régions concernées. C’est en dessous des 35 sièges à pourvoir. Le nombre de candidatures n’a donc pas atteint le nombre de sièges pour les ACR.
Pour l’AC, contrairement à ce que nous croyions, il ne devrait pas finalement avoir de gros duels dans les différentes sous-catégories. Certes, beaucoup de poids lourds du milieu des affaires se sont inscrits sur la liste électorale, mais nombre d’entre eux n’ont pas fait acte de candidature pour se faire élire. Ils resteront donc de simples électeurs.
Rarement, dans les sous-catégories, le nombre de candidats dépasse celui des sièges disponibles. Seuls les opérateurs économiques qui étaient véritablement pressentis comme candidats se sont lancés dans la course.
Dans la sous-catégorie « Commerce de gros », on imaginait un vrai duel fratricide entre les poids lourds qui se sont inscrits dans la région du Centre. Finalement, il n’y a eu que 3 candidatures validées. Il s’agit de celle de Mahamadi Sawadogo dit Kadhafi de PETROFA, de Mohamed P.Sogli de SOPAM et de Agnès Bingo de SKI. En principe, les 2 premiers cités devraient, sans surprise, remporter les 2 sièges à pourvoir dans cette sous-catégorie.
Dans la sous-catégorie « Banques et Etablissements financiers », au Centre, les 3 sièges disponibles sont d’office destinés aux 3 candidats de cette sous-catégorie. Il s’agit d’ Idrissa Nassa de Coris Bank, Doudou Sekou Oumar Doumbia de la SGBB et d’Abdel Mumin Zampalegré de BOA. Aucune bataille donc dans cette sous-catégorie.
C’est le même scénario pour la sous-catégorie «Grandes industries agro-alimentaires», dans les Hauts-Bassins, où on retrouve comme seuls candidats Lassiné Diawara de MABUCIG et Alexandre Zanna de SN CITEC. Les 2 sièges de cette sous-catégorie, dans les Hauts-Bassins, leur reviennent d’office.
Au Centre, la même la sous-catégorie «Grandes industries agro-alimentaires» enregistre 3 candidats pour 2 places à prendre. Entre Marc Pozmentier de la BRAKINA, Rimon Hajjar et Hamidou Traoré de WEND-KONTA, on peut aisément imaginer qui seront les 2 élus.
Là où l’élection aura tout son sens c’est dans la sous-catégorie «Petites entreprises du BTP », dans le Centre. Pour seulement 2 places à prendre, on enregistre 7 candidats, avec des noms bien connus du milieu. Outre Safiatou Zongo Lopez d’Africa Construction, il y a Martin Sawadogo de CCTG, une des figures de la lutte pour la dissolution des anciennes instances consulaires. On retrouve également Henriette Kaboré parmi les candidats dans cette sous-catégorie.
Il faudra également surveiller la sous-catégorie «Télécommunications » pour laquelle il y a seulement une place à prendre dans le Centre et pour tout le pays. Finalement, les candidats enregistrés dans cette sous-catégorie sont Apollinaire Compaoré de TELECEL et Kader Cissé d’AFRICOM. A qui les 17 électeurs de cette sous-catégorie vont offrir le siège? Difficile à ce stade de parier sur l’issue du vote, même si Apollinaire Compaoré, également candidat à la présidence de la CCI-BF, semble favori.
Le domaine des Télécoms est tellement concurrentiel qu’il ne faudra pas exclure une surprise.

Karim GADIAGA


Passer le cap de l’AC avant celui de la présidence

Pour tous les candidats pressentis ou déclarés au poste de président de la CCI-BF, il faudra déjà parvenir à se faire élir parmi les 151 membres de l’AC le 13 novembre prochain. C’est donc la première bataille à gagner avant de pouvoir poursuivre l’aventure. C’est lorsque l’élection des membres de l’Assemblée consulaire sera validée que ces derniers se retrouveront, entre eux, à huis clos, pour élire le bureau consulaire de 22 membres, y compris le président de l’institution. Cette ultime élection se fera désormais à bulletin secret. Les affinités et les alliances naturelles devraient là aussi avoir leurs effets. Entre les candidats déclarés et ceux qui sont en embuscade, les surprises ne sont pas à exclure.

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Numéro d'édition: 179

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