Une trentaine de responsables de l’espace UEMOA impliqués dans les projets visant à réformer le climat des affaires a participé à l’atelier de Ouagadougou. (Ph:Yvan SAMA)

Climat des affaires  : Mise à niveau des acteurs de l’UEMOA

• Une trentaine de responsables réunis à Ouaga

• Capitaliser et mutualiser les bonnes pratiques

 

Permettre aux Etats de l’UEMOA de se mettre au diapason des pays où le climat des affaires figure parmi les plus incitatifs au monde. C’est l’engagement qui a suscité l’organisation, du 25 au 27 octobre dernier, à Ouagadougou, de l’atelier sur «l’amélioration du climat des affaires dans l’espace UEMOA». L’initiative est de la Communauté africaine de pratiques sur la gestion axée sur les résultats de développement (AfCoP-GRD), un projet soutenu par la Banque africaine de développement (BAD).
Elle a été une opportunité pour revenir sur ce projet lui-même, et les recommandations de l’initiative Afrique pour les résultats (Afrik4R) développée par l’AfCoP. Une trentaine de participants originaires de l’Union était réunie à Ouagadougou. Il s’agit notamment des hauts responsables et des autorités nationales chargées des réformes pour améliorer le climat des affaires, des Guichets uniques ou des Centres de formalités des entreprises.
Dans ses objectifs, cet atelier visait non seulement à « dresser un état des lieux de la facilitation des affaires dans l’espace UEMOA », à «capitaliser et mutualiser les bonnes pratiques institutionnelles et organisationnelles», mais aussi à «renforcer les capacités de clarification, simplification et communication de chaque Etat membre à partir des principes, méthodes et outils de facilitation des affaires» et à «mieux canaliser et assurer les convergences des efforts entre la facilitation des affaires et celles du commerce et des transports, en vue de l’amélioration rapide du commerce transfrontalier pour le développement des échanges ».
Pour ce faire, les travaux ont permis de répertorier les réformes récentes (OHADA, UEMOA) et les initiatives actuelles des pays pour faciliter les affaires.
Ceci afin de partager les expériences nationales et de détecter des bonnes pratiques, de renforcer le réseau de points focaux en climat des affaires et de favoriser la coopération et les synergies entre parties prenantes publiques et privées, notamment les partenaires techniques et financiers.
Les autres activités ont consisté à vérifier le niveau de réalisation des objectifs fixés au précédent atelier, en termes de réformes, la formation des points focaux nationaux et régionaux sur les principes, les méthodes et les outils pour faciliter durablement les affaires. Il s’est agi également de mettre en exergue et de renforcer les liens entre la facilitation des affaires, notamment l’amélioration de l’indicateur «Commerce transfrontalier» et la démarche générale de facilitation des échanges. Toutes ces activités se sont déroulées sous forme de présentations, débats et travaux pratiques, sous l’encadrement d’experts internationaux et régionaux en climat des affaires et en facilitation des échanges. Le constat actuel est que l’environnement des affaires dans l’espace UEMOA figure parmi les moins incitatifs au monde. Depuis la parution du 1er rapport «Doing Business» en 2004, les pays de l’UEMOA se sont toujours retrouvés dans le dernier quart des 189 économies classées. En dépit des efforts consentis depuis cette date, les progrès enregistrés dans le classement général restent timides.
C’est en réaction à ces insuffisances de l’environnement des affaires dans l’espace UEMOA que la commission a engagé depuis 2012 une réflexion en vue de la mise en place d’un cadre fédérateur des actions des Etats membres, des institutions communautaires et des partenaires techniques et financiers, pour l’amélioration de l’environnement des affaires. Cette réflexion a donné naissance à une initiative régionale en vue d’une amélioration du climat des affaires. Cette initiative basée sur une capitalisation des bonnes pratiques entre les Etats membres fixe des objectifs communautaires raisonnables, en termes d’indicateurs, afin d’insuffler une dynamique interne d’amélioration continue.
Depuis 2012, l’AfCoP-GRD a établi un partenariat avec l’UEMOA et ses pays Etats membres, dans le but d’accélérer la mise en œuvre des politiques régionales par le recours aux outils de la GRD et d’implanter les principes de gestion axée sur les résultats dans la gestion des affaires publiques.

Joel BOUDA


L’AfCoP veut aider à rendre l’UEMOA attractive

Lancée en 2007, la Communauté africaine de pratiques (AfCoP) est un réseau de plus de 5.000 décideurs et praticiens du développement issus de 118 pays à travers le monde, avec pour objectif de partager les enseignements, expériences et bonnes pratiques en matière de Gestion axée sur les résultats de développement (GRD) en Afrique. Le projet AfCoP, c’est aussi 18 pays de la région du COMESA et de l’UEMOA. Les membres de l’AfCoP travaillent avec les gouvernements africains, la société civile et des experts indépendants.

Commentaires
Numéro d'édition: 178

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.