FBF : pourquoi Sita Sangaré rebelote

• Acquis et insuffisances du mandat Sangaré

• Subventions quadruplées pour les clubs de D1

• Remettre en selle les petites catégories

 

C’est demain 11 octobre que la campagne pour la conquête du fauteuil de la présidence de la Fédération burkinabè de football sera ouverte, et ce durant un mois. C’est-à-dire jusqu’au 10 novembre prochain, date de l’assemblée générale élective.
Pour la succession du Colonel Sita Sangaré, les candidatures, contrairement à l’élection de 2012 (où il n’y avait qu’une seule candidature), sont nombreuses : six au total ! Officiellement, il n’est pas exclu qu’hier (date de clôture de dépôts des candidatures) il n’y ait pas eu une autre candidature déposée. Sauf changement de dernière minute donc, on aura sur la ligne de départ, à Koudougou, le président sortant, Sita Sangaré, son Secrétaire général démissionnaire, Bertrand Kaboré, le président de Kozaf (club de D1), Kassoum Ouédraogo dit Zico, André Badoh et Mory Sanou.
Aux dernières nouvelles, Amado Traoré, président du RCK, se porterait candidat, même s’il avait annoncé qu’il soutenait Sita Sangaré, parce que, avait-il argumenté : «On ne change pas une équipe qui gagne».
La course est donc engagée. Si 3 challengers se sont déclarés candidats uniquement devant les hommes de médias, le Colonel Sita Sangaré l’a fait certes devant la presse, mais aussi devant les électeurs potentiels. A en croire son équipe de campagne, « il est plus indiqué pour nous d’annoncer la candidature de notre candidat devant ceux-là qui ont le pouvoir de décision, c’est-à-dire les ligues, clubs, districts et anciens joueurs ».
En effet, avant la conférence de presse, le 2 octobre dernier, Sita Sangaré a rencontré une centaine d’électeurs et sympathisants venus des ligues, districts et clubs du Burkina.
A eux, le Colonel-candidat a déclaré: «C’est vous qui m’avez fait confiance en me plaçant à la tête de la structure faitière du football. A la fin des 4 années de collaboration, je me devais de revenir à vous pour solliciter à nouveau votre suffrage ». A écouter les délégués présents à cette rencontre, « c’est cette marque de considération à notre endroit qui est charmante », a lâché un président de ligue. C’est à l’issue de cette rencontre que Sita Sangaré, le dernier candidat déclaré, a dévoilé ses nouveaux projets pour le football burkinabè.
Ainsi a-t-il dit : «Ma conviction est qu’il faut mettre un accent sur la relève tout en cherchant à positionner notre sport-roi au plan international». C’est pourquoi son nouveau projet pour le football est centré sur le thème: «Promouvoir la relève et consolider les acquis, mes ambitions pour le football burkinabè».
Sita Sangaré dit avoir déjà l’esprit clair sur ce qu’il veut entreprendre car, pour lui, promouvoir la relève, c’est permettre aux jeunes talents de s’exprimer ; c’est avoir des équipes de petites catégories engagées dans les compétitions nationales et internationales ; c’est disposer de programmes de formation clairs pour ces petites catégories ; c’est aussi avoir des infrastructures, des encadreurs et des techniciens pour favoriser la pratique du sport par les petites catégories.
En se fondant sur les acquis de son mandat qui s’achève, il sollicite un nouveau contrat car, selon lui, « nous sommes sur la bonne lancée et nous sommes condamnés à continuer dans ce sens. Nous ne pouvons pas et ne devons pas reculer en sacrifiant les acquis chèrement obtenus, au nom d’intérêts étrangers au monde du football ».
Dans son programme, Sita Sangaré se focalise sur 11 points dont la relève, le secteur de l’arbitrage, les infrastructures, le soutien au football féminin, la collaboration renforcée avec les médias, la lutte contre la délinquance sportive.
A côté de ses acquis, il y a des insuffisances. Il s’agit notamment des mauvais résultats au niveau des petites catégories. Toute chose qui a éloigné le Burkina des phases finales à ce niveau depuis 2011. C’est du reste pour cette raison que Sita Sangaré a promis investir cette fois-ci à ce niveau.
Que réservera l’électorat à chacun des 6 candidats le 10 novembre prochain à Koudougou ? En attendant, la campagne qui s’ouvre promet d’être captivante.
Gageons seulement que tout cela se fasse dans le fair-play propre au sport, dans l’unique intérêt du football.

Alexandre Le Grand ROUAMBA


Les clubs heureux

Si Sita Sangaré peut se réjouir d’avoir brandi le trophée de vice-champion de la CAN en 2013 et d’assurer la continuité de la participation des Etalons A en phase finale de CAN, il est surtout satisfait de certains acquis dont la subvention aux clubs de D1 qui est passée de 2,5 millions de FCFA (quand il accédait à la présidence de la FBF) à 10 millions de FCFA aujourd’hui. Il envisage de la faire passer à 15 millions de FCFA par club. Les clubs de D2 ne sont pas aussi en reste, leur subvention est passée de 700.000 FCFA à 2 millions.
A cela s’ajoute la bourse que le ministère des Sports octroie par trimestre aux joueurs des clubs de D1 et D2. A côté de cela, relève-t-on du côté des dirigeants sortants, il y a eu la pose de gazon synthétique sur le Centre technique national et à Bobo Dioulasso. Désormais, les clubs de D3 auront leur championnat.o
La France renforce l’indépendance des médias

Le Parlement français a adopté le 6 octobre dernier, par un ultime vote des députés, une proposition de loi visant à renforcer l’indépendance des médias, notamment la protection des sources des journalistes, mais cette loi n’a pas fait l’unanimité. Le texte sur la liberté, l’indépendance et le pluralisme des médias a été approuvé par toute la gauche. Les Républicains ont voté contre, comme l’avait fait la majorité de droite au Sénat. Ce texte permet à l’exécutif de tenir in extremis un des engagements du candidat Hollande en 2012 : le renforcement de la protection du secret des sources des journalistes. Par rapport à la loi Dati de 2010, le texte élargit cette protection à toute la rédaction, direction et collaborateurs, pigistes compris.
Autre avancée, les journalistes ne pourront plus être poursuivis pour recel de documents provenant «du délit de violation du secret professionnel ou du secret de l’enquête ou de l’instruction ou du délit d’atteinte à l’intimité de la vie privée » lorsque la diffusion d’informations «constitue un but légitime dans une démocratie». Enfin, il ne pourra être porté atteinte au secret des sources que sur décision d’un juge des libertés.

Source AFP

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Numéro d'édition: 175

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