Société-Culture

Le fonds de garantie des commerçants : Enfin une réalité

 

La date du 22 juillet 2016 restera gravée dans la mémoire des commerçants avec le lancement officiel du Fonds de solidarité des commerçants (FSC) à Ouagadougou. Ce projet en gestation depuis quelque temps par le Syndicat national des commerçants du Burkina (SYNAT-COM-B) est enfin une réalité. A travers ce fonds de garantie, les commerçants comptent mobiliser près de 100 milliards de F CFA chaque année sur la base des cotisations de ses membres à hauteur de 20.000F. Ce fonds de garantie a pour but de constituer un gage pour ceux qui prendront des crédits dans les banques; permettre la participation des commerçants au développement économique du pays; prêter des fonds au gouvernement et investir dans l’industrie. Selon les propos du secrétaire général du SYNAT-COM-B, Donatien Nagalo, à la date du 21 juillet, l’ensemble des souscriptions s’élevaient à 500 millions, dont plus d’un tiers de cette somme a été libéré.
En ce qui concerne les promesses de souscriptions et d’accompagnement, elles s’élèveraient à plus de 4 milliards. Quant aux dépenses d’investissement, elles ont été évaluées à près de 100 millions. Au-delà du développement du commerce, le souhait de M. Nagalo est de développer le pays avec ce fonds de garantie. Il exprimait ses ambitions lors de la présentation du projet en ces termes: «Nous travaillons à résoudre le problème du financement du commerce à travers le fonds de garantie commerciale et faire du Faso une véritable économie prospère et durable. Nous sommes disponibles pour travailler auprès du gouvernement et l’accompagner dans l’organisation et le développement du commerce. Nous devons ensemble nous unir et être solidaires».
La mise en place de ce projet est une fierté pour Donatien Nagalo qui en avait fait son cheval de bataille. Toutefois, il a tenu à préciser que ce fonds n’est pas la propriété d’un individu, ni d’un syndicat, mais plutôt de tous ceux qui sont dans le secteur privé et qui désirent initier un projet dans le cadre du développement. Le gouvernement, à travers son ministre des Finances représenté par le directeur général des Impôts, Adama Badolo, soutient l’initiative des commerçants, tout en les rappelant au respect de leurs engagements: «Si la création d’un FSC est un acte majeur et courageux, il ne devrait pas passer inaperçu qu’il se nourrit de vos souscriptions massives, mais aussi de la culture du respect des engagements auprès des institutions financières et établissements de crédits».

Germaine BIRBA


Les projets des commerçants

Parmi les projets des commerçants, la construction d’une usine de montage et d’assemblage de motos, la réouverture d’une unité de transformation du coton, la contribution des commerçants à la construction d’infrastructures routières et bien d’autres. La rencontre du 22 juillet a été également l’occasion pour le syndicat de toucher du doigt les problèmes des commerçants du Burkina Faso.
Selon le diagnostic établi, de nombreux problèmes menacent le secteur du commerce. Ce sont entre autres la mauvaise application de la réglementation sur la concurrence; la concurrence déloyale doublée de la fraude; la prépondérance du secteur informel; la faiblesse du cordon douanier et du contrôle interne; les tracasseries routières; l’utilisation insuffisante des moyens modernes de paiement et du système bancaire; l’insécurité et le climat des affaires marqué par les intérêts du monde politique.

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