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Eau potable : L’accès toujours en tête de liste des priorités

 

La date du 22 mars est retenue par la communauté internationale pour célébrer la Journée mondiale de l’eau. Cette année, le thème retenu est «Eau et emploi», comme pour reconnaitre les efforts quotidiens de ces hommes et femmes qui luttent pour faire de l’accès à l’eau potable une réalité.
La célébration de cette journée a été marquée par plusieurs activités telles que la remise officielle de 400 forages du programme hydraulique villageois financé par la Commission de l’UEMOA à Napalgué dans le BAM et la sortie de terrain du Réseau des parlementaires pour l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement au Burkina Faso (REPHA/BF) à Taabtinga, en zone non lotie de Ouagadougou.
Malgré les progrès réalisés ces dernières années, le Burkina Faso n’a pas pu atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) en matière d’eau potable, d’hygiène et d’assainissement qui étaient de réduire de moitié et avant le 31 décembre 2015 le nombre de personnes qui n’y avaient pas accès. Selon le bilan dressé lors de la 23e session ordinaire du Programme national d’approvisionnement en eau potable et assainissement le 17 février dernier, il est ressorti qu’en 2015, le taux d’accès à l’eau potable en milieu rural était de 65% et 12% pour l’assainissement.
En milieu urbain, le taux d’accès à l’eau potable était de 89,9% contre 34,2% pour l’assainissement. Cette pénurie d’eau et d’infrastructures sanitaires condamne plus de 10 millions de Burkinabè à la défécation à l’air libre; toute chose qui a un impact sur la santé, l’éducation et le développement économique du Burkina Faso.
Selon une autre étude du Programme eau et assainissement de la Banque mondiale, l’économie du Burkina Faso afficherait une perte de 86 milliards de F CFA chaque année en raison de la consommation d’eau insalubre et des mauvaises conditions d’assainissement. 80 % de cette perte proviennent de la mort prématurée de 18.900 Burkinabè, due à des maladies diarrhéiques, dont 15.400 enfants de moins de 5 ans. A la suite des OMD le Burkina Faso a adopté les Objectifs de développement durable (ODD), dans lesquels près de 5 objectifs sont consacrés à l’eau, et dont le but est l’accès universel aux services d’eau potable.
C’est ainsi que le nouveau pouvoir en place depuis quelques mois a entrepris d’étendre l’accès à l’eau à tous les Burkinabè. Le président du Faso, dans son programme, déclarait: «Aucun de mes sacrifices ne sera de trop… Je m’engage à atteindre un objectifs de Corvée zéro pour les enfants et les femmes du Burkina Faso».
Ainsi, de nombreuses réalisations devraient voir le jour. Il est donc prévu pour 2016, en milieu rural, la programmation physique de 1.153 nouveaux forages pour un montant de 12.516,8 millions de F CFA, la construction de 34.932 nouvelles latrines familiales, 92 latrines publiques, 324 écoles, 41 CSPS, 6.585 puisards, pour un montant de 5.088,9 millions.
En milieu urbain, pour l’année 2016, on enregistre une programmation physique de 214 km de pose de réseau, 87 bornes fontaines, 21.232 branchements privés, 450 m3 en capacité de stockage, 9.568 m3 /j en capacité de production, pour un montant de 52.942 millions. Côté assainissement, il est aussi prévu une programmation de 15.000 latrines familiales, 10.445 puisards, 218 latrines publiques, 125 latrines scolaires et 2 stations de boue de vidange, pour un montant de 2.288 millions.

Germaine BIRBA

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