Editorial

Budget serré

Dans la perspective de la relecture de la loi de finances 2016, on a assisté tous azimuts à une charge contre la transition. Si bien que l’on se demandait à quoi jouait le gouvernement. Elle n’aurait pas soldé toutes les dépenses prévues et aurait légué des ardoises au nouveau gouvernement.
Mais le pire dans tout ça, on accuse la transition et le CNT d’avoir pris des engagements pour 2016 et de n’avoir pas prévu les ressources y afférentes. La transition n’aurait donc pas fait son boulot. D’où l’idée de la camisole que l’on suspectait la transition de vouloir habiller le nouveau pouvoir de force. Après les charges, l’exercice semble plutôt réussi. Puisque le gouvernement contient les dépenses à une progression de 5%, à charge pour les régies de recettes de réaliser des exploits. Il a fallu bien intégrer les incidences financières de la loi 13 et celles des décrets d’application relatifs à la magistrature et au prolongement de l’âge de la retraite pour certaines catégories du personnel de l’armée. Mais dans le contexte de marasme économique actuel, il ne faut pas trop rêver. On évitera soigneusement de parler d’austérité, mais c’est tout comme. Le gouvernement devrait faire preuve d’efficacité dans la dépense publique. Faire bien avec peu. L’an I du gouvernement, par la force des choses, ne se conduira pas sur des chapeaux de roue. Il va servir de jauge en attendant une certaine embellie économique.
Mais déjà, il y a un motif de satisfaction. Le besoin de financement de 300 milliards de F CFA pourrait être rapidement comblé. Et c’est déjà ça de gagner.
Abdoulaye TAO

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