Côte d’Ivoire-Burkina : La détente en attendant le dénouement

• La tension est retombée

• Reprise annoncée des activités communes

 

Visiblement, la voie diplomatique a produit des effets dans les relations entre le Burkina et la Côte d’Ivoire. Ces relations, devenues compliquées depuis l’insurrection populaire de fin octobre 2014 au Burkina, étaient entrées dans une phase plus délicate avec l’annonce du mandat d’arrêt contre Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale ivoirienne. Un mandat d’arrêt qui fait suite à une implication présumée de Guillaume Soro dans le coup d’Etat avorté du 15 septembre 2015 au Burkina. La Côte d’Ivoire n’a pas du tout apprécié ce mandat d’arrêt contre la deuxième personnalité de l’Etat. Ce qui a davantage crispé ses relations avec le Burkina. S’inscrivant dans un réalisme, le président Ouattara avait annoncé qu’il allait résoudre la crise par la voie diplomatique. Depuis lors, il a pu rencontrer son homologue burkinabè en marge du dernier sommet de l’Union africaine à Addis Abeba, le 29 janvier dernier. Dans l’entretien entre les deux chefs d’Etat, ils semblent s’être compris et avoir trouvé une solution à l’affaire Guillaume Soro. «Au regard des rapports séculaires qui lient le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, les plus hautes autorités ont le devoir de faire en sorte que cette relation soit renforcée, que cet axe soit consolidé», avait indiqué le président Kaboré à l’issue de l’entretien. Même si, dans le principe, l’exécutif burkinabè ne s’ingère pas dans les affaires judiciaires, on peut remarquer que depuis les déclarations intervenues à Addis Abeba, les choses n’ont plus évolué du côté de la justice militaire qui a émis le mandat d’arrêt. L’apaisement est perceptible de part et d’autre. On annonce même la reprise de la coopération économique avec notamment la tenue des Conseils des ministres communs aux deux pays. Les deux voisins ont mis en place depuis juillet 2008 un Traité d’amitié et de coopération (TAC) qui constitue le référentiel d’une coopération privilégiée permettant de préserver les intérêts communs. Depuis l’insurrection populaire au Burkina, le TAC n’avait plus véritablement fonctionné. A en croire les autorités ivoiriennes qui travaillent désormais à un véritable retour à la normale, cette coopération de choix entre les deux pays va s’intensifier très rapidement. Par ailleurs, la Côte d’Ivoire qui n’avait plus d’ambassadeur au Burkina depuis la fin de la mission, fin juillet 2015, de Abdou Touré, annonce l’arrivée à Ouagadougou de son nouveau représentant. Kapiélétien Soro, c’est le nom de ce diplomate qui va bientôt être installé dans ses fonctions au Burkina. La normalisation est en cours.

Karim GADIAGA


Les dossiers de la coopération

Autoroute Yamoussoukro-Ouaga: études de faisabilité à harmoniser
Coopération administrative, décentralisée et transfrontalière: projet de formalisation des cadres de coopération
Economie, Industrie, Artisanat et Commerce : projet d’organisation des fora économiques et commerciaux
Tourisme et la culture: projet d’organisation des journées culturelles
Infrastructures routières : mise en œuvre de l’entretien périodique et la recherche de financement pour leur réalisation
Fluidité du trafic: réduction considérable des postes de contrôle et poursuite du démantèlement des barrages illicites
Réhabilitation du chemin de fer et extension: démarrage en 2015
Approvisionnement électricité: régulier avec 70 MW (à augmenter à 80 MW)
Construction pipeline: évolution jusqu’à Bouaké.o

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Numéro d'édition: 146

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