Reçu en audience le 29 janvier 2016, l’ambassadeur de l’Allemagne, Dr Dietrich Fritz Reinhold Pohl, a indiqué à sa sortie que «le Burkina est un pays important pour la région, important pour la stabilité et pour le développement régional». (DR)

Coopération : Série de déclarations d’amour au Burkina

• Confirmation pour les traditionnels amis

• Regain d’intérêt pour les autres

Les diplomates étrangers et les représentants des organismes de développement se bousculent littéralement devant les premières figures du pouvoir au Burkina. Le président du Faso, le Premier ministre et le président de l’Assemblée nationale n’en finissent plus d’accorder des audiences à des personnalités provenant de l’univers de la coopération internationale.

A chaque sortie d’entretien, ce sont quasiment les mêmes principaux arguments qu’on retrouve dans les propos justifiant la visite: «Féliciter l’autorité rencontrée pour son élection ou sa nomination à son poste», «manifester sa solidarité vis-à-vis du Burkina» et «aborder les questions de développement et la coopération bilatérale». C’est surtout sur le dernier point que beaucoup de pays manifestent leur intérêt pour le Burkina aujourd’hui. Le pays vient de renouer avec la démocratie après des élections réussies. Par ailleurs, des réformes structurelles à même de lui assurer une stabilité politique ont été opérées. Le Burkina d’aujourd’hui force la sympathie et est devenu en quelque sorte le partenaire valorisant, avec qui presque tous les pays souhaitent s’afficher.
Avant tous, les autres ce sont les traditionnels amis, en l’occurrence les Etats-Unis et la France qui ont réaffirmé leur présence aux côtés du Burkina.
Ces pays étaient directement présents aux côtés du peuple pendant les récents évènements qui ont modifié le destin du Burkina. Dès le retour à la normalité grâce aux élections, ils étaient parmi les premiers à rencontrer les nouvelles autorités nationales pour les rassurer de leur coopération.
Le 15 janvier dernier, deux semaines après l’investiture du président Kaboré, l’ambassadeur de France, Gilles Thibault, avait été reçu à Kosyam pour parler coopération. «Nous allons continuer de la même façon à travailler et à voir ensemble avec les nouveaux ministres dans quels domaines plus précisément les autorités burkinabè souhaiteront que nous fassions un effort complémentaire», indiquait, entre autres, le diplomate français. Le même jour, le président Kaboré avait aussi reçu l’ambassadeur de la Chine Taïwan, Shen, Cheng-Hong, venu également réaffirmer l’engagement de son pays à poursuivre la coopération avec le Burkina. Les ambassadeurs français et taïwanais avaient également rencontré le président de l’Assemblée nationale pour le féliciter et lui indiquer la disponibilité de leurs pays respectifs.
En fin janvier et au début du mois de février, le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, recevait successivement les ambassadeurs de l’Allemagne, celui de la Belgique, de l’Arabie Saoudite, le représentant-résident du Fonds monétaire international (FMI) et le très populaire Tulinabo Mushingi, ambassadeur des Etats-Unis.
Au menu de toutes ces audiences, il y avait la question de la coopération bilatérale. Chacun des pays souhaite accompagner le gouvernement du Premier ministre Thiéba dans la réalisation de ses ambitions.
De son côté, le président Roch Kaboré a, lui aussi, reçu le 9 février dernier les ambassadeurs américain et belge, ainsi que des représentants de la Banque mondiale et de l’Union européenne. Il était à la fois question de coopération économique et de sécurité dans la région menacée par le terrorisme.

Karim GADIAGA


 

Accompagner le développement local

Chaque pays ami entend aider le Burkina à atteindre ses objectifs de développement. «Il y a beaucoup de travail à faire; et la Belgique est là pour aider le Burkina dans ses efforts de développement, dans la création d’emplois, l’amélioration des soins de santé, l’accès à l’eau potable, l’intensification des méthodes agricoles pastorales; bref, tous ces aspects de l’économie et de la vie sociale», a indiqué Philip Heuts, ambassadeur du Royaume de la Belgique, à sa sortie d’audience avec le Premier ministre Thiéba.
Pour Dahir M. J. Alenaze, ambassadeur de l’Arabie Saoudite, c’est dans les domaines de la santé (construction d’hôpitaux), des infrastructures et de l’énergie solaire que son pays s’investira au Burkina.

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Numéro d'édition: 146

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