Transport routier : 18 contrôles entre Niangoloko et Ouaga-inter

Le comité national de l’Alliance Bordeless s’est penché sur la gouvernance routière au Burkina Faso. Après 10 jours sur l’axe Ouaga – Abidjan-Ouaga, il a rassemblé les acteurs du transport au Burkina Faso, avec à leur tête le ministre des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière, Souleymane Soulama, pour leur exposer un constat «amer d’un carnet de voyage pénible» que les transporteurs du Burkina vivent tous les jours sur l’axe Ouaga-Abidjan.
Ce mercredi 17 février, lors de l’atelier que l’Alliance a organisé, les acteurs étaient partagés entre stupéfaction, surprise et envie de comprendre davantage. «La fluidité du transport dans l’espace UEMOA» reste encore un rêve à réaliser. La libre circulation des personnes et des biens connait toujours des entraves. Sur l’axe Ouaga- Abidjan-Ouaga, le constat fait par l’équipe de l’Alliance Bordeless le confirme.
Selon le ministre des Transports, l’enquête a été menée autour de trois indicateurs : le nombre de contrôles (Niangoloko- Ouaga-inter), les perceptions illicites et la durée des contrôles. Le premier indicateur révèle que chaque transporteur a subi 18 contrôles entre Niangoloko et la gare Ouaga-inter. Le deuxième comptabilise la perception illicite par transporteur de 4.000 FCFA. Le dernier indicateur marque la durée du contrôle, c’est-à-dire le retard causé par les contrôles. Le temps perdu est de 5h par transporteur. Au-delà ces constats peu reluisants, les enquêteurs ont pu compter 11 camions en panne et 23 cas d’accidents de la route entre Abidjan et Ouagadougou. Au regard de ces résultats, le ministre estime que «l’inefficacité du transport» trouve ses explications dans ce système. «Le secteur des transports en Afrique de l’Ouest se caractérise par des coûts de transport parmi les plus élevés au monde, l’existence de nombreux check-points, les retards dans les délais routiers et les perceptions illicites», confirme-t-il.
Cet atelier était donc une opportunité pour les organisateurs de mettre tout en œuvre pour donner des «aptitudes aux transporteurs burkinabè pour faire face aux difficultés». Les acteurs du commerce (autorités, chauffeurs, transporteurs, policiers, douaniers et gendarmes), à l’interne d’abord, devront respecter la réglementation en vigueur pour faciliter le transport des marchandises, selon la volonté du ministre.
L’idée du ministre, c’est de «réduire considérablement l’impact des tracasseries routières sur le transport et par ricochet sur l’économie nationale» et par la suite «attirer l’attention des collègues de la sous-région sur le respect des textes en vigueur dans l’UEMOA», assure-t-il. Toutes les stratégies qui devraient être mises en œuvre afin de résoudre ce problème et celui de la sécurité routière en générale seront consignées dans le programme national de sécurité routière en gestation, confie le ministre.

Par S.O

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Numéro d'édition: 146

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