Commerce : Le SYNAT-COM-B mobilise ses membres

• Le fonds de garantie expliqué

• Le respect de la réglementation comme revendication

Le Syndicat national des commerçants du Burkina (SYNAT-COM-B) a organisé le 28 décembre dernier un meeting à la Place de la Révolution de Ouagadougou. L’objet de cette rencontre était la réorganisation du secteur, mais surtout la mise en place du fonds de garantie commerciale.

Décidé lors du congrès du syndicat en juillet dernier, le fonds de garantie commerciale est déjà une réalité dans 6 régions du Burkina Faso. Cependant, des efforts restent à faire pour l’implication de tous les commerçants. Le SYNAT-COM-B, par cette réunion, a invité le gouvernement à lui prêter main forte et les commerçants à rejoindre le mouvement.
A travers ce fonds de garantie, le syndicat des commerçants compte mobiliser près de 100 milliards de F CFA chaque année sur la base des cotisations de ses membres à hauteur de 20.000 F CFA. Ce fonds de garantie a pour but de constituer un gage pour les commerçants et hommes d’affaires auprès des banques pour permettre la participation des commerçants au développement économique du pays, par leurs investissements.
Selon les statistiques du secrétaire général de la SYNAT-COM-B, Rock Nagalo, le capital du fonds de garantie pourrait atteindre 1.000 milliards de F CFA dans 10 ans si les commerçants estimés à plus de 4 millions cotisaient 20.000 F CFA chaque année. «Avec le fonds de garantie, nous allons récolter près de 1.000 milliards sur 10 ans. Une somme qui nous permettra de prêter de l’argent au gouvernement pour travailler et développer les ressource du pays.», expliquait Rock Nagalo.
Parmi les projets des commerçants, il y a la construction d’une usine de montage et d’assemblage de moto, la réouverture d’une unité de transformation du coton, la contribution des commerçants à la construction des infrastructures routières, etc.
Le meeting a été également l’occasion pour le syndicat de toucher du doigt les problèmes des commerçants du Burkina Faso. Ce sont entre autres la mauvaise application de la réglementation sur la concurrence; la concurrence déloyale doublée de fraude; la prépondérance du secteur informel; la faiblesse du cordon douanier et du contrôle interne; les tracasseries routières; l’utilisation insuffisante des moyens modernes de paiement et du système bancaire; l’insécurité et le climat des affaires marqué par les intérêts du monde politique.

Germaine BIRBA


Halte à la concurrence déloyale !

Le syndicat des commerçants souhaite apporter sa contribution au développement économique du pays. Conscient que le secteur est mal structuré et désordonné, il invite les commerçants à plus de civisme, plus de tolérance, au respect du gouvernement et des agents de sécurité et au respect des droits du commerce.
Pour ce faire, il invite le gouvernement à jeter un regard sur la concurrence déloyale qui sévit au Burkina Faso, afin de réglementer le secteur. «Que le grossiste reste grossiste, le détaillant vende en détail afin que chacun connaisse sa place», tel est le souhait de Rock Nagalo, secrétaire général du syndicat.

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Numéro d'édition: 139

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