Colonel David Kabré (ex-ministre des Sports et des Loisirs). (DR)

Soutien aux sports : «Les subventions sont passés du simple au double» David Kabré (ex-ministre des Sports)

• L’INJEPS désormais rattaché à l’université

• La fédération de Karaté sanctionnée

• Chercher la meilleure formule pour les bourses des joueurs

Sous la transition qui a refermé ses portes le 29 décembre dernier, le Colonel David Kabré a conduit 13 mois durant le département des Sports et des Loisirs. Président de l’Office de liaison de l’Afrique de l’Ouest (OLAO), David Kabré se réjouit d’avoir apporté sa contribution au développement du sport au Faso. Il le dit dans cet entretien qu’il a accordé à L’Economiste du Faso.

– L’Economiste du Faso: Que retenir de votre passage à la tête du département des Sports et des Loisirs?
Colonel David Kabré (ex-ministre des Sports et des Loisirs): Nous sommes partis d’un constat des états des lieux. Nous avons effectué des tournées avec les acteurs dans les différentes régions. C’est à la suite de ces tournées que nous avons dressé un plan d’action pour la transition et un plan d’action pour la suite. S’agissant du plan d’action pour la transition qui prenait en compte un certain nombre de préoccupations, il a pu être réalisé à un fort pourcentage. Nous nous réjouissons d’avoir pu trouver des sièges aux fédérations sportives.
A ce sujet, nous avons loué un immeuble pour l’ensemble de ces fédérations. Avec l’ambassadeur du Japon au Burkina, nous avons pu obtenir un financement pour l’érection définitive du siège desdites fédérations. Il y aura également une salle des arts martiaux qui sera, de notre point de vue, une infrastructure d’importance. Nous avons en tout cas essayé de mettre l’accent sur toutes les fédérations. Sur le plan de l’accompagnement financier, nous avons accru les appuis apportés aux différentes structures. Les subventions sont passées soit du simple au double ou au triple.
A côté de cela, nous avons permis à certaines disciplines à participer à des compétitions internationales. Cela a beaucoup motivé les athlètes. Nous devons également retenir que l’INJEPS a été rattaché à l’université.
En ce qui concerne le cadre juridique et institutionnel, nous devrions finaliser un certain nombre de textes. Cela n’a pu l’être à cause du facteur temps. Néanmoins, nous avons pu finaliser le statut du sportif de haut niveau. Malgré tout ce que nous avons fait pendant la transition, nous restons conscients que cela est insuffisant.

– Les résultats dans les différentes disciplines ont été mitigés. Quel est le résultat qui retient le plus votre attention ?
Dans leur ensemble, les résultats sont appréciables. Je retiens la médaille d’or que le Burkina a décrochée à Brazzaville lors des derniers jeux africains. C’est une première et nous profitons féliciter une nouvelle fois tous les athlètes et particulièrement Laetitia Bambara qui a ainsi honoré le Burkina. A cela, il faut ajouter la boxe où nous avons pu glaner de bons résultats.

– L’attention des Burkinabè est certainement orientée vers le mois de mars où les Etalons footballeurs vont affronter la suite des éliminatoires de la CAN 2017. Restez-vous confiants ?
Il faut qu’on se qualifie! Les Etalons doivent faire le bon galop. Nous fondons l’espoir que ces joueurs auront une brillante phase qualificative pour que le Burkina figure parmi les 16 nations qui se donneront rendez-vous au Gabon en 2017.

– Votre mandat a été également marqué par de turbulences au sein de certaines fédérations. Cela vous a-t-il surpris ou éprouvé ?
Il y a eu effectivement cette situation au niveau du cyclisme. Heureusement, cela s’est plus ou moins bien passé. La fédération a été remise en place et nous avons pu relever les défis du Tour du Faso. Nous restons optimistes pour la suite. Au tennis, il y a des soubresauts. J’ai échangé avec le président de cette fédération et j’ai espoir qu’à ce niveau les choses aussi vont s’arranger.
Quant au Karaté, nous avons voulu, comme au cyclisme, faire un vote de confiance, mais le bureau avec lequel nous avons eu beaucoup de séances de travail ne s’est pas présenté à l’assemblée générale convoquée à cet effet. Nous pensons que quand la plus haute autorité sportive convoque une structure, c’est un devoir absolu pour cette dernière de se présenter. Nous pensons que c’est un manquement grave à l’autorité. Ce n’est pas sportif, encore moins fair-play. Pour ce faire, le bureau de la fédération de Karaté a été dissous. Nous souhaitons que ces responsables puissent se ressaisir. Parfois, il faut laisser ses émotions de côté et résoudre les problèmes.

– Des bourses ont été instituées sous votre ère en faveur des clubs. Cette initiative va-t-elle se poursuivre ?
A ce niveau, cela doit et va se poursuivre. Nous cherchons toujours la meilleure formule pour mettre en œuvre toutes ces formules.

– La transition a baissé ses rideaux depuis le 29 décembre 2015. Quel sera le point de chute du ministre Kabré ?
(Rires). Vous allez me retrouver sur les terrains de sport. (Rires..). C’est mon milieu. Je suis venu de là-bas et je retomberai certainement là-bas. Je suis aussi militaire de formation et de profession. Je serai donc entre la caserne et le terrain de sport. Nous ne regrettons pas notre passage au département des Sports car nous pensons avoir donné le meilleur de nous-mêmes au cours de cette transition. Grâce à ce bref passage au département des Sports, nous avons découvert l’Homme et davantage. La phase ultime a été notre expérience malheureuse de candidature à la Confédération africaine de volley-ball. Nous avons été davantage convaincus qu’on ne finit jamais d’apprendre dans la vie. Ce sont des expériences que nous allons capitaliser.

Propos recueillis par Alexandre
Le Grand ROUAMBA


Un Colonel reconnaissant

Nous n’aurions pas atteint ces résultats sans la contribution et l’accompagnement du monde sportif et associatif. Je saisis donc l’occasion pour remercier l’ensemble de mes collaborateurs avec lesquels j’ai eu du plaisir à travailler. Je remercie également l’ensemble des fédérations sportives, le Comité national olympique et des sports burkinabè (CNOSB), la presse qui nous accompagne quotidiennement et qui nous apporte les critiques qui nous permettent de nous améliorer. Je saisis l’opportunité de la nouvelle année qui bat son plein depuis 5 jours pour formuler tous nos bons vœux pour 2016. Que 2016 soit une année de paix pour le Burkina Faso! Une année de réussite pour l’ensemble de toutes les fédérations sportives.

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Numéro d'édition: 139

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