Renforcement de la gouvernance :Bilan satisfaisant pour le comité

• 89% de taux d’exécution

• Possible prolongation du programme

Le comité de pilotage du Programme de renforcement de la gouvernance (PRG) a tenu le 21 décembre dernier sa deuxième session de l’année 2015. Cette session avait pour but de faire le bilan de l’année 2015 de l’évolution du projet et la mise en place du plan de travail pour l’année 2016. Malgré les crises socio-politiques que le pays a connues, le comité de pilotage se dit satisfait de cette année. Selon ses statistiques, le taux d’exécution financière du programme regroupant l’ensemble des sous-composantes est de l’ordre de 89% et le bilan d’exécution physique est estimé à environ 85%. L’allocation financière de l’année 2015 était évaluée à 1,8 milliard. Le Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD), principal bailleur du PRG, a pu décaisser la somme de 1,5 milliard dont 1,3 milliard a été utilisé pour l’exécution des programmes. Le coordonnateur du PRG, Clément Sawadogo, se dit donc satisfait de ce bilan qui est pour lui une réussite: «Au cours de l’année 2015, le Programme de renforcement de la gouvernance a atteint sa vitesse de croisière. En 2015, nous avons enregistré de nombreuses avancées dans le programme qui comporte essentiellement 12 volets. Le programme a donc été exécuté avec beaucoup de satisfaction et les objectifs ont été largement atteints». Même son de cloche de la part du PNUD qui juge également les efforts en matière de gouvernance politique satisfaisants. Le PNUD s’est beaucoup investi cette année dans le cadre des différents programmes de gouvernance et pour la tenue des élections. Son représentant, Dieudonné Kini, évalue le montant des investissements comme suit : plus de 3 milliards pour la gestion de toutes les composantes du PRG ; pour les élections, 1,8 milliard a été déboursé pour la formation, l’action des Organisations de la société civile et autres.

Lancé en 2011 pour une période de 5 ans, le PRG financé essentiellement par le PNUD a pour but de propulser le développement économique et social du pays. Trois grandes composantes la caractérisent. Ce sont: la composante de la gouvernance économique, la composante de la gouvernance politique et la composante de la gouvernance locale et administrative. En ce qui concerne la composante économique, elle intervient dans le domaine de la promotion de la bonne gouvernance.
La composante de la gouvernance politique s’occupe de lutter contre la corruption, le renforcement des capacités des acteurs de la société civile, la promotion des droits humains. La dernière composante qu’est la gouvernance locale et administrative s’occupe de la promotion de la gouvernance locale et l’appui aux collectivités.
Germaine BIRBA


 

Le PRG prolongé

Le Programme de renforcement de la gouvernance (PRG) a été lancé en 2011. Prévu pour s’achever en 2015, il va connaitre une prolongation et pourrait atteindre 2017. Des avancées ont été constatées en 2015.
Cependant, beaucoup de choses restent à être accomplies, d’où sa prolongation. Le PNUD accompagnera toujours le programme dans son action afin de rendre la gouvernance meilleure et d’aider les collectivités locales à mettre en place leurs plans d’action régionaux.

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Numéro d'édition: 138

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