Responsabilité sociale des entreprises Combiner l’économique, le social et l’environnemental

• Les mines ont investi 814 milliards de FCA

• La RSE intègre le social et l’environnemental au commercial

Aucune organisation, qu’elle soit publique ou privée, ne peut aujourd’hui ignorer la Responsabilité sociale des entreprises (RSE). Ainsi s’exprimait Daniel Da Hien du Réseau Afrique jeunesse (RAJ) le 28 octobre 2015 au cours du forum national des acteurs des organisations de la société civile sur les contrats miniers et la responsabilité sociale des entreprises minières. Il a reconnu que l’apport de l’extraction minière est indéniable à l’économie du Burkina Faso.
Il évalue à 814 milliards de F CFA le coût des investissements des mines depuis quelques années. Mais, poursuit-il, force est de reconnaître que l’environnement et le tissu social, dans bien des cas, ont été sacrifiés dans cette course effrénée vers la manne minière, parce que les normes nationales et internationales en matière de protection des écosystèmes n’étant pas toujours respectées.
Ce qui contribue fortement à la dégradation des ressources naturelles, sans oublier les récurrents problèmes de sécurité liés aux éboulements et à la santé publique. L’application d’une bonne stratégie de responsabilité sociale des entreprises minières pourrait en être la solution parce que son application traduit la volonté de l’entreprise de s’engager dans des principes de développement durable. La RSE a un double rôle : auprès des parties prenantes directes comme les salariés, les communautés locales, les actionnaires, les fournisseurs ou les clients d’une part et auprès de la société dans son ensemble, des consommateurs, du territoire, de l’environnement et de la santé publique d’autre part, indique Daniel Da Hien.
Ainsi, toute entreprise minière qui s’engage dans ce processus cherche à assurer un impact positif sur les sociétés dans lesquelles elle fonctionne. Ses actions vont au-delà de celles qui sont exigées par la loi. «Il ne s’agit pas de bien faire, ni même de vouloir montrer qu’on fait bien. Il s’agit de considérer que l’entreprise a une responsabilité vis-à-vis de toutes les parties prenantes et qu’elle se doit d’agir au mieux de leurs intérêts». La RSE serait donc un tremplin pour intégrer les problèmes sociaux et environnementaux dans leurs opérations commerciales, comme le précise la définition de la norme ISO 26.000 pour qui elle est: «Un concept dans lequel les entreprises intègrent les préoccupations sociales, environnementales et économiques à leurs activités et dans leurs interactions avec leurs parties prenantes sur une base volontaire».
Des exemples de RSE cités, on peut retenir que sur le plan environnemental, la gestion des parcs à résidus relève de la RSE. Aussi, les réinstallations des populations déplacées sont des obligations contractuelles, mais relève de la RSE. Dans le sens de promouvoir la RSE au Burkina Faso, des organisations de la société civile ont institué le prix RSE, visant à encourager les entreprises minières opérant au Burkina Faso dans leur engagement pour le développement durable.

Elie KABORE


Les principes de développement durable

Une entreprise responsable doit montrer un intérêt pour les thèmes suivants:
– réduction des émissions de gaz à effet de serre,
– préservation de la biodiversité,
– accès à l’eau potable,
– gestion et tri des déchets,
– respect des droits humains et du salarié,
– égalité professionnelle,
– dialogue avec les parties prenantes,
– prise en compte de la souffrance au travail, etc.

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Numéro d'édition: 130

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