Forces armées nationales : organisation

Après les mutineries de 2011, d’importants changements ont été entrepris en vue de calmer la troupe. Ainsi, les principaux chefs militaires sont démis de leurs fonctions et remplacés par des hommes «acceptés» de la troupe. En outre, certains régiments sont supprimés, d’autres fusionnent entre elles et on assiste même à des créations de nouveaux régiments comme les régiments interarmes. Toutefois, le nombre de régions militaires et de gendarmerie est toujours maintenu à trois. Le stationnement des unités est le suivant:

Armée de terre
1re région militaire
– 10e Régiment de Commandement et de Soutien (10e RCS) basé à Kaya
– 11e Régiment d’Infanterie Commando (11e RIC) basé à Dori
– 12e Régiment d’Infanterie Commando (12e RIC) basé à Ouahigouya
– Régiment d’artillerie (RA) stationné à Kaya

2e région militaire
– 20e Régiment de Commandement et de Soutien (20e RCS) basé à Bobo-Dioulasso
– 21e Régiment d’Infanterie Commando (21e RIC) de Bobo-Dioulasso (dissous en 2011)
– 22e Régiment d’Infanterie Commando (22e RIC) basé à Gaoua
– 23e Régiment d’Infanterie Commando (23e RIC) basé à Dédougou
– 24e Régiment Interarmes (24e RIA) stationné à Bobo-Dioulasso
– 25e Régiment de Parachutistes Commandos (25e RPC) basé à Bobo-Dioulasso

3e région militaire
– 30e Régiment de Commandement et de Soutien (30e RCS) basé au camp 11-78 de Ouagadougou
– 31e Régiment d’Infanterie Commando (31e RIC) basé à Tenkodogo
– 32e Régiment d’Infanterie Commando (32e RIC) basé à Fada N’Gourma (dissous en 2011)
– 34e Régiment Interarmes (34e RIA) stationné à Fada N’gourma
– Régiment Blindé (RB) stationné à Fada N’gourma (dissous en 2011)
– Régiment de la Sécurité Presidentielle (RSP) basé au camp Naaba Koom II de Ouagadougou (dissous le 25 septembre 2015)

Groupement Central des Armées
Les éléments du Groupement central des armées (GCA) sont stationnés dans les camps militaires Guillaume Ouédraogo et Sangoulé Lamizana de Ouagadougou. Toutefois, des détachements existent auprès des autres régions militaires. Au sein du GCA on retrouve les unités suivantes:
– Bataillon de l’intendance
– Bataillon du matériel et du train
– Bataillon des transmissions stratégiques
– Bataillon du génie militaire
– Bataillon de santé
– Bataillon de commandement et de soutien

Armée de l’air
L’espace aérien national est divisé en 2 régions aériennes :

1re région aérienne
Sa capitale est Ouagadougou. Elle opère sur les sites suivants:
Base aérienne 511 de Ouagadougou (principal) où se trouve l’escadrille de transport de la Force aérienne du Burkina Faso (FABF) :
– Aérodrome de Ouahigouya
– Aérodrome de Dori
– Aérodrome de Fada N’Gourma
– Aérodrome de Koudougou

2e région aérienne
Sa capitale est Bobo-Dioulasso et elle a sous sa tutelle les sites suivants:
Base aérienne 210 de Bobo-Dioulasso où se trouve l’escadrille de chasse de la Force aérienne du Burkina Faso (FABF)
– Aérodrome de Dédougou

Brigade nationale des sapeurs-pompiers
La Brigade nationale de sapeurs-pompiers est une composante des Forces armées nationales mise à la disposition du ministère chargé de l’Administration du territoire pour emploi dans le cadre de la sécurité civile.
La Brigade nationale de sapeurs-pompiers relève de l’état-major général pour toutes les questions d’ordre militaire.
Le Commandant de la Brigade nationale de sapeurs-pompiers a rang de chef d’état-major d’armée.
«Sauver ou Périr», telle est la devise de la Brigade nationale de sapeurs-pompiers. Elle compte 6 cinq compagnies :
– 1re compagnie à Ouagadougou
– 2e compagnie à Bobo-Dioulasso
– 3e compagnie à Koudougou
– 4e compagnie à Ouahigouya
– 5e compagnie à Banfora
– 6e compagnie à Boromo

Gendarmerie nationale
La Gendarmerie nationale comprend :
Un état-major qui est l’organe central de commandement et d’administration. Dirigé par un officier général ou un officier supérieur de gendarmerie, il prend l’appellation de chef d’état-major de la Gendarmerie nationale et est secondé par un officier général ou un officier supérieur de gendarmerie appelé chef d’état-major adjoint.
3 Régions de Gendarmerie. La région de gendarmerie est une entité déconcentrée, dirigée par un Commandant de Région nommé par décret. Le Commandant de région est secondé par un adjoint, nommé dans les mêmes conditions :
1re Région de Gendarmerie avec comme poste de commandement Kaya,
2e Région de Gendarmerie, poste de commandement Bobo-Dioulasso,
3e Région de Gendarmerie, poste de commandement Ouagadougou.

Source : www.wikiwand.com


 

Régiment de sécurité présidentielle : La caserne est baptisée «‘T87 NT T AA8 II»

La caserne du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) a été inaugurée le 30 octobre 2010. Située à Ouaga 2000, derrière l’enceinte de la présidence du Faso, elle porte le nom de «‘T87 NT T AA8 II». La cérémonie d’inauguration a été présidée à l’époque par l’ancien ministre de la Défense, Yéro Boly, en présence de nombreux chefs de corps des forces armées nationales.
Colonel-major à l’époque, Gilbert Diendéré, avait affirmé que l’inauguration du camp Naba Koom II, fonctionnel depuis 2007, répond à un souci majeur: «Faciliter l’exécution des missions spécifiques dévolues au RSP, à savoir la protection du chef de l’Etat et des personnes par lui désignées et la protection des institutions républicaines». La caserne est construite sur une superficie de 177 hectares et est dotée d’infrastructures militaires modernes. Elle est divisée en deux zones principales dont une zone réservée aux services et une zone de logements pour les sous-officiers et militaires du rang. En plus de ces cadres de travail et de vie, il faut ajouter d’autres infrastructures comme la clinique médicale, une école militaire, une mosquée, des terrains de sport, etc.
Dans son discours, Yéro Boly a justifié le choix du nom de baptême. Naba Koom II, a-t-il dit, a été un personnage dont «l’engagement et la détermination ont permis des acquis politiques et économiques à notre territoire à l’époque de la période coloniale». Yéro Boly a cité comme exemple de fruit de sa lutte, le chemin de fer. C’est donc un devoir de mémoire et une reconnaissance des autorités politiques du Burkina à l’endroit de cet illustre personnage. C’est ainsi qu’il a invité les militaires du RSP à prendre comme référence Naba Koom II dans leurs actes.
Source : Cahier du Faso n°182, décembre 2010

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Numéro d'édition: 126

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