De Bonnes Sources

• Couvre-feu
Les Burkinabè ont vécu leur première nuit de couvre-feu entre le 17 et 18 septembre. A Ouagadougou, la capitale, siège des institutions, la nuit fut calme. Mais les échauffourées ont repris au matin du 18 septembre entre les manifestants et les éléments de la sécurité présidentielle. Pour les militaires au pouvoir, l’objectif est de briser toute manifestation organisée. A défaut de pouvoir se regrouper, les manifestants ont barricadé les rues. Le couvre-feu n’est pas respecté dans les régions. A Bobo-Dioulasso, la capitale économique, les populations ont vaqué à leurs occupations toute la nuit. Il en est de même pour la ville de Dédougou dans la Boucle du Mouhoun. Cette ville abrite le Régiment de parachutistes commandos (RPC).

• Info ou intox ?
Des SMS ont circulé sur les téléphones portables et sur les réseaux sociaux invitant les populations à rester chez elles. Ces SMS qui ne sont pas signés annonçaient des risques d’affrontements. Finalement, il n’en a rien été. Certains observateurs mettent cesinformations sur le compte de l’intox
et leur but était de vider les rues de la ville. Mission réussie!

• Zida, l’otage ?
Avec l’arrivée des médiateurs, la junte militaire a annoncé la libération du président de la transition et des membres du gouvernement. Le cas du Premier ministre reste encore incertain au moment où nous bouclions cette édition. En tant qu’élément du RSP, il n’est pas exclu que son traitement soit différencié. Les regards sont tournés vers le CND à qui toutes les chancelleries ont demandé de libérer les personnalités détenues.

• Ambiance lourde
L’ambiance était encore lourdedans la capitale vendredi, malgré l’annonce de la libération prochaine du président Kafando et de certains de ses ministres et l’arrivée des médiateurs de la Cedeao, les présidents Maky Sall et Yayi Boni. Ces médiateurs devraient discuter avec les responsables du CND de la meilleure façon de sortir de cette impasse. La feuille de route de la junte n’est pas encore établie. Elle annonce cependant sa volonté d’organiser des élections «inclusives», mais sans annoncer de date.

• Concertation des partis politiques
Dans la journée du 17 septembre,en fin de matinée, une rencontre a eu lieu entre les leaders des partis politiques de l’ex-opposition dans un quartier de Ouagadougou. La rencontre s’est voulue très secrète et a réuni bon nombre d’opposants de l’ex-CFOP. Rien n’a filtré de cette rencontre. A leur sortie, chacun rejoindra son véhicule. Ils se disperseront sans piper mot. Les partis politiques exigent l’arrêt de la répression, la libération du président Kafando et de Zida, le respect de la liberté des médias, le rétablissement des institutions de la transition pour la poursuite de leur mission jusqu’à la fin prévue de la transition conformément à la Charte de la Transition. Ils appellent également à la désobéissance civile.

• Sitho dit, sitôt reporté

Le Salon international du tourisme et de l’hôtellerie (Sitho) devait s’ouvrir en principe le 23 septembre sur le site du Siao. Cette édition qui devait voir la commémoration de la Journée mondiale du tourisme est reportée sine et die, coup d’Etat oblige.

• Justice :
reports en cascadeLe procès des présumés fraudeurs au concours directs de la fonction publique était annoncé pour le 18 septembre dernier. Tout comme le procès en appel de la décision de la CNCC formulé par Sodigaz dans l’affaire de la subvention le 17 septembre.

• Transport : pas de car pour Ouahigouya vendredi

L’axe Ouagadougou/Ouahigouya était dessert de car de transport vendredi. Aucune compagnie n’a mis sur la route sa flotte en raison de la situation nationale. Pour les urgences, il fallait voyager
avec ses propres moyens de déplacement.

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Numéro d'édition: 124

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