La 16e session a réuni les responsables de 70 établissements publics de l’Etat. Les résultats sont jugés satisfaisants à bien des égards, mais des efforts restent encore à faire. (Ph.: YS)

Situation financière des Epe : Baisse de 9% des recettes pour 2014

• 70 Epe concernés

• Le centre Muraz en tête de liste

• La communication en renfort

La 16e session de l’Assemblée générale des Etablissements publics de l’Etat (Epe) s’est tenue les 9 et 10 juillet derniers à Ouagadougou. Placée sous le parrainage du Premier ministre Yacouba Isaac Zida, le thème choisi était «Comment optimiser la communication au sein des établissements publics de l’Etat?» Deux jours durant, les rapports d’activités, les états financiers de l’exercice 2014 de 70 Epe et 5 rapports d’explications ont été passés en revue.

Cette 16e session a été marquée par une satisfaction générale des résultats d’ensemble. Une satisfaction exprimée par le Pm en ces termes : «Si j’en juge de l’évolution de certains indicateurs significatifs, nous avons bien des raisons encore d’être satisfaits de la gestion des établissements publics en 2014. Les résultats atteints sont d’autant plus louables eu égard à la crise socio-politique que nous avons connue en 2014 et qui a entrainé un ralentissement du rythme de l’activité économique. Je voudrais donc réitérer mes vives félicitations aux responsables de ces établissements, ainsi qu’a tout leur personnel, qui ne ménagent aucun effort pour l’atteinte des objectifs à eux assignés et ce, dans le respect des dispositions règlementaires en vigueur». Dans l’ensemble, toutes les recommandations issues de la 15e Assemblée générale des Epe ont été mises en œuvre.
L’analyse portant sur le niveau de réalisation des prévisions de recettes est d’un point de vue général satisfaisant selon le rapport. Sur les 70 Epe concernés, 39 ont enregistré des taux supérieurs à 80% contre 49 en 2013, 52 en 2012 et 48 en 2011. Le taux d’exécution le plus faible a été enregistré par le Fer-B avec 10,49% et le plus élevé par le centre Muraz avec 111,45%.
En 2013, le taux le plus faible était de 29,17% et avait été enregistré par le Cenasa. Toutefois, des défis majeurs restent à relever, car malgré les efforts consentis, des millions de personnes n’ont toujours pas accès aux services sociaux de base tels que l’éducation et la santé.
La récente revue de référentiel de la Scadd a mis en exergue de nombreuses difficultés telles que la mobilisation des ressources, mais aussi l’absence d’appropriation de la stratégie par les populations et certains de ses acteurs. Le premier cycle de la Scadd arrivant à échéance, le Premier ministre a invité les acteurs à projeter les réflexions sur la formulation d’un deuxième cycle devant porter sur la période 2016-2020.Une communication portant sur le thème de la session a été également faite afin d’améliorer la communication au sein des Epe. Le thème s’inscrit donc dans la perspective de mettre un accent particulier sur la communication interne par l’animation des cadres de concertation et à mettre en exergue la communication entre les acteurs des Epe pour le partage des meilleurs pratiques.
La communication est un maillon aussi important que l’apport des techniques, des savoirs et des financements, car elle est le résultat des relations entre les individus, de la confrontation de leurs besoins, de leurs expériences et de leurs intérêts, comme l’explique le Premier ministre Zida : «La problématique de la communication est déterminante dans l’élaboration des stratégies, des programmes et de tout projet de développement.
La communication a le pouvoir de faire échanger et de faire changer. C’est pour cela qu’elle peut faire évoluer; et devient un véritable garant de la cohésion sociale. Elle repend l’information à tous afin d’enseigner, de prévenir et de changer de comportement. La communication, parce qu’elle est information et compréhension, devient alors un outil d’éclairage, provoque la prise de conscience et suscite l’engagement».
Germaine BIRBA


 

Bilan du rapport sur les Epe

Selon le rapport sur la situation financière des Epe en 2014, il ressort que le montant total des recettes et subventions pour l’année 2014 s’est élevé à 155,7 milliards de FCFA contre 172,3 milliards en 2013, soit une régression de 9,6%. La répartition des recettes totales de l’Etat fait état des chiffres suivants : recettes propres, 31,65 milliards, soit 20,3% des recettes totales contre 15,03% en 2013 et 15,72% en 2012.
Les subventions de l’Etat se chiffrent à plus de 68 milliards, soit 44,07% des recettes totales contre 52,21% en 2013 et 56,02% en 2012. En ce qui concerne les emprunts, le rapport établit la somme de 6,02 milliards, soit 4,24% des recettes totales contres 3,92% en 2013. Les postes de subventions de l’Etat (emprunts et excédents d’exécution budgétaire) enregistrent une baisse entre 2013 et 2014.
Il est de -23,84% en ce qui concerne les subventions, -21,5% pour les emprunts et -6,87% pour les excédents d’exécution budgétaire. Par contre, les recettes propres générées et les autres subventions connaissent une augmentation de 22,04% et 13,09%. Le rapport fait état également des dépenses budgétaires des Epe pour l’année 2014 qui se chiffrent à 152,5 milliards, soit une progression de 11,26% comparativement à l’année 2013 où elles étaient de 137,074 milliards.
Elles se composent de grandes rubriques telles que les dépenses de fonctionnement (122,26 milliards) et les dépenses d’investissement (21,88 milliards). Les dépenses relatives aux présalaires et pécules s’élèvent pour l’année 2014, selon le rapport, à 7,075 milliards, soit 4,64% des dépenses totales.
En 2013, elles étaient de 5,01 milliards, soit une hausse de 41,22%. Elles concernent particulièrement le secteur de l’éducation, de l’enseignement et de la formation professionnelle. L’effectif du personnel pour l’ensemble des Epe en 2014 est de 13.794. Il a évolué de 9,06% par rapport à 2013 où il était de 12.098.

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Numéro d'édition: 118

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