Différentes sessions de formation organisées par le centre en Algérie.

L’entrepreneuriat social Un incubateur de solutions – Impact Journalism Day –

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Quelques 500 personnes, majoritairement des jeunes, ont bénéficié d’un stage d’initiation aux techniques de création d’entreprise sociale, grâce au Centre algérien pour l’entrepreneuriat social.
Créé en octobre 2013 à l’initiative d’un groupe de jeunes étudiants, Algerian Center for Social Entrepreneurship fait actuellement dans la vulgarisation de ce concept nouveau en Algérie, mais qui a fait ses preuves dans d’autres pays. L’entrepreneuriat social recouvre les activités économiques, dont la finalité capitale est d’apporter une solution aux défis et problèmes sociaux. Ainsi, l’entrepreneur social n’a pas pour priorité de s’enrichir mais plutôt d’apporter une solution innovante qui réponde aux défis sociaux, et ce via une activité économique viable.
Le centre a pour mission de sensibiliser les jeunes et leur démontrer que l’entrepreneuriat social est possible en Algérie, mais aussi de plaider pour la création d’un statut d’entreprise sociale. Ladite mission est réalisable, estime Yanis Bouda, Co-fondateur du Centre grâce à la formation et à l’expérience que lui et ses compagnons ont acquise aux Etats-Unis.
Etudiant en dernière année à l’Ecole Nationale Supérieure d’Informatique (ESI ex : INI), ce jeune se dit décidé à agrandir le cercle des personnes passionnées par ce domaine, de façon à aboutir au lancement effectif de projets capables d’apporter des solutions aux différents problèmes sociaux et environnementaux que connait l’Algérie.
«Quand on décide d’être entrepreneur social, l’objectif n’est pas de s’enrichir. Le principe est d’investir son énergie et ses efforts pour résoudre un problème social, l’argent, dès lors, devient un moyen ou un outil et non une fin en soi. Il s’agit de mettre notre créativité et toutes nos ressources au service de la société. Mais bien sûr, on peut vivre aisément de cette activité si l’on si attelle bien, car ce n’est pas comme si on devait trouver un autre job en parallèle comme le veulent les idées reçues», avoue Yanis Bouda. Très développé au Maroc et en Tunisie, le concept d’entrepreneuriat social tâtonne encore en Algérie.
Selon notre interlocuteur, une fois l’étape de vulgarisation dépassée, il est important que les pouvoirs publics s’investissent davantage dans ce domaine pour permettre son évolution. «Du point de vue juridique, l’entreprise sociale ne dispose pour l’instant d’aucun statut particulier pouvant encourager les gens à s’y investir», précise-t-il. Conscients de l’énorme challenge dans lequel ils se sont lancés, Yanis et ses compagnons ont décidé d’entreprendre des objectifs graduels, relativement à l’avancée générale du projet.
«Pour l’instant notre objectif est d’informer, sensibiliser et former les gens à l’entrepreneuriat social afin de les encourager à s’y mettre et dépasser le statu quo via une activité économique viable et à fort impact social», dit-il.
L’Entrepreneuriat social semble drainer du monde. «Nous avons constaté beaucoup d’enthousiasme de la part des participants», s’exclame notre interlocuteur. Et d’ajouter : «Suite à la dernière formation prodiguée à Tlemcen, un groupe de jeunes a contacté le centre afin de les accompagner à réaliser le projet qu’ils ont développé lors de la formation, et cela est pour nous un véritable succès et c’est la raison d’être même de notre organisme. Nous rêvons qu’un jour des centaines de jeunes que nous aurons formés puissent avoir le courage de se lancer et créer leur entreprise sociale».
L’Algérie est un pays encore vierge en la matière, d’où la nécessité de créer ce centre. «Nous avons créé le centre car suite à notre formation aux Etats-Unis, nous n’avons pas trouvé de cadre associatif capable de recevoir nos intérêts. Nous voulons que le centre soit un espace dédié qui permettra à ce concept de se développer dans notre pays et qui puisse accueillir tous les intéressés, passionnés et enthousiastes du domaine», précise la même source.
Deux formations sont inscrites dans le programme du centre à Béjaia, Alger et Ghardaia dans les prochains mois. Aussi, en vue d’encourager et gratifier les jeunes intéressés par ce domaine, Algerian Center for Social Entrepreneurship prévoit le lancement d’une compétition et d’une formation à large portée très prochainement. L’actualité du centre peut être consultée sur sa page facebook.o

Par Mina Adel (minayeni@gmail.com)

https://www.facebook.com/AlgerianCenterForSocialEntrepreneurship?fref=ts&__mref=message

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Numéro d'édition: 115

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