Fabrice Naré, responsable à la communication de Sodigaz. (DR)

Gaz butane au Burkina Faso : Bientôt, le centre emplisseur de Sodigaz opérationnel

Dans le cadre de la célébration de son trentième anniversaire, la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (Sonabhy) a initié une série d’activités. In fine, celles-ci visent à la familiariser avec la population. C’est dans ce cadre qu’une exposition-vente est organisée, du 8 au 13 juin, dans son enceinte à Ouagadougou, à l’intention des marketeurs que sont les sociétés de distribution de gaz. Sur cet espace de promotion de leurs produits, nous avons rencontré, le 10 juin dernier, Fabrice Naré, responsable à la communication de la Société de distribution de gaz (Sodigaz). Avec plus de 62% de parts de marché du gaz au Burkina Faso, la Sodigaz expose ses différents produits aux consommateurs, avec une réduction de 15 à 25% sur les prix officiels. De nombreuses questions telles que le leadership de Sodigaz dans la chaîne de distribution, la satisfaction des besoins des consommateurs à l’approche de la saison hivernale et du mois de carême, et la construction du centre emplisseur ont été abordées.

– L’Economiste du Faso : Quelle est votre appréciation globale de cette semaine d’exposition-vente?
Fabrice Naré : Avant tout propos, je voudrais saluer l’initiative de la Sonabhy. Puis, lui souhaiter un joyeux anniversaire. Parce qu’en trente (30) ans d’existence, elle a beaucoup contribué à l’évolution du secteur des hydrocarbures au Burkina Faso.
Notre appréciation par rapport à l’exposition-vente est tout naturellement positive. C’est une bonne initiative que la Sonabhy ait pensé à offrir cet espace aux marketeurs qui sont ses partenaires de longue date pour pouvoir exposer leurs produits. Nous apprécions vraiment cela. Par ailleurs, le public vient massivement et nous avons l’occasion d’échanger autour de nos différents produits. Au-delà de la vente des différents produits, c’est une très bonne chose qu’il fallait forcément initier.

– Qu’est-ce que la Sodigaz compte faire pour toujours rester leader du secteur du gaz au Burkina Faso?
Au-delà de l’aspect commercial, il y a tellement de valeurs qui entourent notre activité de vente de gaz. Celles-ci font que nous ne pouvons pas baisser les bras dans notre combat de tous les jours.
Nous vendons le gaz depuis près de trois (3) décennies. Cela contribue à préserver l’environnement et à changer les conditions de vie des familles en général, et des femmes, en particulier. Ce sont autant de raisons qui nous amènent à aller encore plus loin, c’est-à-dire en zone rurale, pour parler des bienfaits du gaz butane,. Toute chose qui va permettre de rendre le gaz butane disponible pour tout le monde. Comme le stipule notre slogan, notre objectif, c’est de rendre le gaz butane accessible à tout le monde. Nous sommes dans cette logique et nous imaginons qu’avec cette volonté et cette ambition, nous continuerons à occuper une place importante certes, mais à contribuer au bien-être des populations au Burkina Faso.

– La saison hivernale et le mois de jeûne, c’est pour bientôt. Quelles dispositions avez-vous prises pour satisfaire les besoins des consommateurs?
Ce sont des périodes assez particulières. Nous avons eu l’occasion de le dire plusieurs fois. La saison hivernale, la période de froid, le mois de carême, sont des moments de forte consommation. A notre niveau, nous essayons de constituer un stock, dans la mesure de nos capacités. Nous essayons aussi d’organiser notre réseau pour nous préparer à affronter cette période de forte pression. Mais, nous considérons aussi que c’est à travers l’action conjuguée des différents acteurs que nous y parviendrons. En termes de bouteilles, nous avons continué, au-delà de la période de pression qu’il y a eu en décembre, à renforcer notre parc pour disponibiliser le produit. Nous espérons aussi que sur la question de l’emplissage, qui a été abordée en décembre dernier, il y a le centre emplisseur de la Sonabhy qui sera prêt d’ici août. Mais, nous avons aussi engagé la demande d’exploitation d’un centre emplisseur. A ce niveau, nous sommes très avancés, les travaux sont quasiment finis. Nous attendons les autorisations officielles pour pouvoir commencer l’emplissage. Ce qui devrait permettre d’amoindrir les peines des populations pour cette saison.

Vue partielle du stand de la Sodigaz, avec des consommateurs  en échanges avec les commerciaux. (DR)

Vue partielle du stand de la Sodigaz, avec des consommateurs en échanges avec les commerciaux. (DR)

– Quel commentaire pouvez-vous faire par rapport à la subvention du gaz par l’Etat?
C’est juste pour rappeler le contexte de cette subvention. D’aucuns considèrent que c’est une faveur qui est faite à notre société, alors que ce n’est pas le cas. Nous avons toujours indiqué que ce n’est pas une question de prétention. Mais la promotion et la vulgarisation du gaz au Burkina Faso ont reposé sur les actions de la Sodigaz qui a eu le mérite d’y croire. C’est ce qui justifie notre position aujourd’hui.
Nous disons depuis les années 2 000 que le coût de la subvention était une contrainte à l’existence de cette société et à son développement. Quand on détient 85% de parts de marché et une subvention qui se chiffre à des milliards, pour une société burkinabè qui est nationale, trouver des fonds était une chose assez difficile. Nous avons toujours communiqué avec les autorités pour exprimer notre position. C’est vrai que plus la consommation augmente, la question de la subvention va toujours se poser. Nous invitons donc tous les acteurs du gaz, même les consommateurs, à apporter leurs réflexions sur le sujet pour qu’on voit ce qu’on peut faire. Le gaz butane est aujourd’hui en passe d’être un produit de première nécessité. Donc, il faut vraiment trouver une solution et éviter de jeter l’anathème sur Sodigaz. Nous n’avons qu’une seule ambition, c’est de travailler à ce que le gaz soit disponible pour tous les Burkinabè. S’il y a des contraintes, il appartient aux acteurs, c’est-à-dire l’Etat et les acteurs privés, de se concerter et de voir dans quelles mesures ils peuvent résoudre ces contraintes pour rendre disponible le gaz butane.

– Quel appel avez-vous à lancer à la population et à la Sonabhy?
Nous réitérons nos souhaits de joyeux anniversaire à la Sonabhy qui est indispensable au développement et à la pérennité du secteur des hydrocarbures au Burkina Faso. Parce qu’elle joue le rôle de contrôle, de veille et de supervision des acteurs que nous sommes. C’est une institution très importante à notre sens et nous lui souhaitons un joyeux anniversaire. Il faut qu’ensemble, nous puissions continuer à rendre disponible le gaz butane aux populations burkinabè. Pour ce faire, nous invitons la population à faire le déplacement pour nous découvrir davantage afin d’avoir des réponses à leurs interrogations.
Christophe BANGRE

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Numéro d'édition: 114