• Atteindre 800 mille tonnes de production • Pas de ristournes cette année • Le kilo à 235 F CFA

Campagne cotonnière : Ambitieuses projections

• Atteindre 800 mille tonnes de production

• Pas de ristournes cette année

• Le kilo à 235 F CFA

Les questions liées à l’actualité et à la vie de la filière coton du Burkina ont mobilisé responsables, producteurs et hommes de médias le 7 mai dernier à Ouagadougou. Au détour d’une conférence de presse, l’Association interprofessionnelle du coton du Burkina (AIC-B) a donné des informations sur la production de l’or blanc pour le compte de la campagne 2015-2016. Le prix d’achat du kilogramme de coton au producteur passe 235 F CFA pour le premier choix et 210 F CFA pour le second choix. Soit une hausse de 10 F CFA pour le premier choix. Les acteurs de la filière s’attendent à 800 mille tonnes en fin de campagne.

A regarder de près, les ambitions de cette campagne sont similaires à celles de la campagne écoulée, à savoir atteindre 800 mille tonnes de coton graine. Pourtant, cet objectif n’avait pas été atteint la campagne écoulée.
Pourquoi envisager une telle production, surtout dans un climat qui n’est pas des plus sereins? Sur ce point, le secrétaire général de l’AIC-B, Georges Yaméogo, a voulu être des plus rassurants. Pour lui, si ce taux n’a pas été atteint la campagne écoulée, il faut regarder du côté de la sécheresse qui a régné dans la zone de la Tapoa. Cette situation n’a permis la production que sur 660 ha. Dans cette zone de la Tapoa, sur une prévision de 67 mille tonnes, les producteurs n’ont récolté que 25 mille tonnes. L’objectif de 800.000 tonnes est «réaliste et réalisable», selon le président de l’AIC-B, Karim Traoré, «si la pluviométrie est bonne».

Les responsables de l’Aicb ont donné des informations utiles.(DR)

Les responsables de l’Aicb ont donné des informations utiles.(DR)

Cette situation a été marquée par une baisse du prix du plancher du coton graine pour la troisième fois consécutive: 225 F CFA /kg contre 235 F CFA /kg en 2013-2014. A cela s’ajoute une légère baisse des prix de cession des intrants à crédit, en particulier celui de l’engrais Npksb et de l’urée qui est moins à de 700 F CFA par sac. Malgré ces adversités, les responsables de l’AIC-B confient que «l’engagement et l’ardeur au travail des producteurs de coton auront finalement permis à la filière coton de dépasser pour la deuxième fois de son histoire le niveau de 700 mille tonnes de coton graine».
Au cours des échanges avec la presse, on retiendra que les rendements au champ connaissent aussi une amélioration de +6,5%, passant ainsi de 1,007 kg/ha en 2013-2014 à une prévision de 1,073 kg/ha en 2014-2015.
L’autre nouvelle est qu’il n’y aura pas de paiement de ristournes au titre de la campagne 2014-2015. La raison est simple : le prix de référence est inférieur au prix plancher fixé et payé. Aussi suite à la baisse des cours de coton au niveau mondial, les sociétés cotonnières procéderont-elles à un tirage d’environ 11 milliards de FCFA sur le fonds de lissage afin d’assurer le remboursement de la différence entre le prix de référence et le prix plancher fixé en avril 2014 et payé.
Selon le Secrétaire général de l’AIC-B, Georges Yaméogo, la recette brute attendue de 710 mille tonnes sera de 160 milliards de F CFA dont 107 milliards F CFA seront reversés aux producteurs après précompte de tous les crédits de campagne. Toute chose qui va améliorer les revenus des ménages ruraux en zones cotonnières.
Pour la campagne à venir, l’AIC-B, à travers une assemblée générale, a fixé les prix de cessions des intrants dits «essentiels» et les prix d’achat planchers du coton graine pour la campagne 2015-2016.
Pour Georges Yaméogo, si ce niveau de prix est obtenu malgré le coût élevé observé sur le marché mondial des fertilisants, c’est grâce à une subvention de 7,026 milliards. L’AIC-B a arrêté le prix d’achat plancher du coton graine comme suit : coton de premier choix : 235 F CFA, contre 210 F CFA pour le 2e choix.
Le Directeur général de la Sofitex, Bernard Zougouri, qui était présent à ces échanges a invité les producteurs à plus de discernement pour leur propre bien car, dit-il, «chaque producteur doit d’abord voir son intérêt avant de poser un quelconque acte».
JB

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Numéro d'édition: 109

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