Elections à la Bad: qui sont les candidats ?

La course à la tête de la Banque africaine de développement (Bad) s’annonce très serrée pour les huit candidats qui ne sont pas des moindres. Huit personnalités, aussi brillantes les unes que les autres, sont en lice pour remplacer l’économiste rwandais, Donald Kaberuka, lors des 50es assemblées annuelles de la banque, du 25 au 29 mai 2015 en Côte d’Ivoire.
En attendant l’élection du président, L’Economiste du Faso vous proposera chaque semaine une présentation des candidats et un résumé de leur vision pour l’institution et pour l’Afrique. La première candidate, Cristina Duarté, est l’unique femme à faire partie de la course à la présidence de la Bad. Ministre des Finances et du plan, consultante pour la Fao, le Pnud et la Banque mondiale, son parcours est renforcé par sa prise de poste à la Bad en qualité de gouverneure. Le premier objectif de Cristina Duarté, une fois élue, est de «faire de la Bad l’instrument principal des Africains». Dans sa vision pour l’institution, la candidate entend réformer la Banque pour plus d’efficacité et d’efficience. «L’accent sera mis sur la simplification des procédures et des processus afin d’accélérer et d’améliorer la prestation de l’assistance financière et technique», poursuit Cristina Duarté. En plus de simplifier les procédures et les processus, elle propose que les clients de la Banque soient mieux servis et plus rapidement grâce à l’utilisation des solutions permises par les technologies d’information pour accélérer la mise en œuvre des activités. Concernant sa vision pour l’Afrique, Cristina Duarté entend faciliter la transformation du continent. L’accent doit être mis sans relâche sur la transformation socioéconomique. A ce niveau, l’intervention de la Banque devra être plus stratégique et plus adaptée, selon la Cap-verdienne. «Les pays ont de plus en plus recours aux marchés de capitaux. À mesure que le secteur privé consolide sa position de moteur de la croissance, les pays nécessitent d’approches plus innovantes pour mobiliser le capital. Il sera donc primordial de renforcer la capacité de la Banque pour fournir des conseils stratégiques aux pays qui passent du financement du développement basé sur l’aide à celui basé sur le marché de capitaux, et pour aider les pays membres régionaux à renforcer leurs capacités à négocier des contrats plus avantageux (en particulier avec les compagnies d’extraction de ressources naturelles)». Et de conclure que le scénario de «l’Afrique émergente» est réalisable. o
NK


cristine duratéNationalité: Cap-verdienne
Date de naissance: 2 septembre 1962
Fonction/ Responsabilités actuelles
Ministre des Finances et de la planification du Cap-Vert
Fonction/ Responsabilités antérieure
– Directrice du Programme de développement du secteur privé et de la compétitivité, projet de la Banque mondiale, Cap-Vert
– Vice-présidente et responsable des activités de banque de financement et d’investissement de Citibank, Angola
Diplômes universitaires
– Master en Management international (Mba international), Thunderbird, American Graduate School of International Management, Glendale, Arizona, États-Unis (décembre 1996)
– Diplôme d’études supérieures en Administration des affaires, The Economics Institute, University of Colorado, Boulder, Colorado, États-Unis (1994)
– Licence en Sciences économiques, Instituto Superior de Economia, Universidade Técnica de Lisboa, Lisbonne, Portugal (1984)

Commentaires
Numéro d'édition: 107

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.