Economie de l’Uemoa : Un Pib en progression de 6,6%

• Sous l’impulsion de la production agricole, industrielle et des Btp

• Le tertiaire touché par la révision de croissance du Burkina

• Près de 9 mille milliards de recettes en 2014

Pour 2015, les dernières prévisions macroéconomiques indiquent une accélération de l’activité économique au sein de l’Uemoa. Le Pib augmenterait de 7,2% en 2015, après une hausse de 6,6% en 2014. Il est en repli de 0,2% par rapport au niveau contenu dans le précédent rapport sur la politique monétaire. Cette révision est due à la situation au Burkina où la hausse du Pib initialement attendue à 6,8% ressortirait à 5,0% comme en 2014, sous l’effet du ralentissement des investissements et de l’exécution des travaux de renforcement des infrastructures, consécutif à l’attentisme des opérateurs économiques durant la période de transition.

Pour 2015, les dernières prévisions macroéconomiques indiquent une accélération de l’activité économique au sein de l’Uemoa. Le Pib augmenterait de 7,2% en 2015, après une hausse de 6,6% en 2014. Il est en repli de 0,2% par rapport au niveau contenu dans le précédent rapport sur la politique monétaire. Cette révision est due à la situation au Burkina où la hausse du Pib initialement attendue à 6,8% ressortirait à 5,0% comme en 2014, sous l’effet du ralentissement des investissements et de l’exécution des travaux de renforcement des infrastructures, consécutif à l’attentisme des opérateurs économiques durant la période de transition.

Le Comité de politique monétaire de la Bceao a noté le maintien d’une activité économique soutenue au quatrième trimestre 2014. Sur l’ensemble de l’année écoulée, le Pib de l’Union progresserait de 6,6% contre 5,9% en 2013. Cette performance économique est due au raffermissement de la production agricole, à la bonne tenue du secteur industriel et des services marchands, grâce notamment au dynamisme de la branche «Bâtiments et travaux publics». C’est ce qui ressort du rapport sur la politique monétaire, publié par la Bceao le 12 mars dernier.

La croissance serait tirée par le secteur tertiaire, notamment les services marchands (services aux entreprises, transports, télécommunications), en liaison avec l’accroissement du taux d’investissement des entreprises publiques et privées et le dynamisme des activités commerciales. La contribution du secteur tertiaire est de 3,5%, contre 1,6% et 1,5 %, respectivement pour les secteurs secondaire et primaire.
Par rapport au niveau de 6,8% présenté dans le précédent rapport sur la politique monétaire, cette performance est en baisse de 0,2% en raison de la révision des chiffres de croissance au Burkina. En effet, les performances économiques du pays ont été revues à la baisse en 2014, pour tenir compte du reflux de la production céréalière de 4,8% et du ralentissement de l’activité dans le secteur tertiaire.
Au niveau du secteur primaire, l’Union note une croissance à 6,5% au quatrième trimestre 2014 contre 7,2% au troisième trimestre, soit un léger ralentissement en raison des performances moindres dans le secteur de la pêche et celui de l’exploitation forestière. Les prévisions de récoltes actualisées tablent sur une hausse de 6,9% de la production vivrière dans l’Union comparativement à la campagne précédente, portée principalement par l’augmentation des récoltes de céréales (5,7%) et de tubercules (7,3%). Ces résultats, qui reflètent la tendance générale observée au niveau des Etats membres de l’Union, masquent toutefois la baisse de la production céréalière en Guinée-Bissau (-38,5%), au Burkina (-4,8%) et, dans une moindre mesure, au Sénégal (-1,4%) par rapport à la campagne 2013/2014.
Au niveau du secteur secondaire, la baisse du rythme de progression de la production est imputable notamment aux industries agroalimentaires. En effet, la demande de produits alimentaires locaux transformés reculerait au profit des produits alimentaires importés, au regard de la baisse continue des prix de ces derniers depuis le début de l’année. L’activité dans le secteur secondaire a également subi des contre-performances du fait des difficultés des unités de raffinerie de pétrole.
Sur l’ensemble de l’année 2014, la valeur ajoutée dans le secteur secondaire s’est accrue de 7,0% contre 5,4% en 2013, tirée notamment par le dynamisme des Btp qui a contrebalancé le ralentissement de la production industrielle.

Les contributions des secteurs tertiaire et secondaire à la croissance économique régionale représenteraient respectivement 4,7% et 1,5%. La bonne tenue des branches d’activités de ces deux secteurs proviendrait essentiellement de la consolidation des activités commerciales, du transport et des services. Elle s’expliquerait également par le raffermissement de la production industrielle dans presque tous les pays.

Les contributions des secteurs tertiaire et secondaire à la croissance économique régionale représenteraient respectivement 4,7% et 1,5%. La bonne tenue des branches d’activités de ces deux secteurs proviendrait essentiellement de la consolidation des activités commerciales, du transport et des services. Elle s’expliquerait également par le raffermissement de la production industrielle dans presque tous les pays.

La hausse de l’activité dans le tertiaire est imprimée par la bonne tenue des services marchands. En effet, les appréciations des chefs d’entreprises, selon l’enquête de conjoncture de la Banque centrale, confirment une activité dynamique, notamment dans les sous-secteurs du transport aérien et des télécommunications.
L’indice du chiffre d’affaires du commerce de détail a progressé de 3,8% au quatrième trimestre 2014, sous l’effet notamment des ventes de véhicules automobiles et de produits de l’équipement du logement. Cette croissance des activités commerciales est toutefois en décélération par rapport au trimestre précédent, en raison notamment d’un recul significatif de la demande de produits pharmaceutiques, cosmétiques et médicaux et de la stagnation des ventes de produits alimentaires. Ainsi, sur l’ensemble de l’année 2014, la hausse de la valeur ajoutée du secteur tertiaire se situerait à 6,3% contre 7,0% en 2013. Cette décélération reflète la baisse du rythme de progression des activités commerciales, notamment les ventes de produits pétroliers.
NK


Exécution budgétaire

Le profil des finances publiques de l’Union a été marqué en 2014 par un creusement du déficit budgétaire. Le déficit global, base caisse, dons compris, est ressorti à 3,4% du Pib en 2014 contre 3,1% en 2013.
Les recettes budgétaires totales se sont établies à 9.218,5 milliards contre 6.781,8 milliards en fin septembre 2014. Durant le dernier trimestre 2014, les recettes mobilisées ont représenté environ 26,4% des recettes totales de l’année 2014.
Sur l’année 2014, les ressources budgétaires se sont accrues de 9%. Cette progression est imputable, dans l’ensemble des pays de l’Union, à un recouvrement plus vigoureux des recettes fiscales qui ont augmenté de 10,5% pour se situer à 8.166,6 milliards. Les plus fortes hausses de recettes budgétaires ont été notées au Niger (14,0%), au Togo (11,5%), au Mali (11,4%), au Burkina (10,8%) et en Guinée-Bissau (10,0%). Le Bénin, le Sénégal et la Côte d’Ivoire enregistrent respectivement des taux d’accroissement des recettes budgétaires de 3,3%, 7,8% et 8,0%.o

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Numéro d'édition: 103

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