• Point de presse de la Bceao, le 1er avril
Les mesures annoncées contre les banques qui ne suivent pas la décision des services bancaires déclarés gratuits seront-elles enfin connues ? Le point de presse que la Bceao organise ce 1er avril nous en dira sûrement plus sur la question. Prévue pour se tenir à l’agence principale de la banque à Dakar, cette rencontre portera aussi sur l’évolution du secteur bancaire.

• Manganèse de Tambao : suspension de l’autorisation d’exportation
L’Etat burkinabè a ordonné la suspension de l’exportation du manganèse de Tambao, actuellement exploité par Pan African Minerals (Pam). Suivant cette décision, l’opérateur peut continuer l’exploitation de la mine, mais le minerai ne peut sortir, pour le moment, du territoire burkinabè. Des médias comme Jeune Afrique (JA) avaient parlé de suspension de licence mais, d’après les premiers responsables de Pam à Ouagadougou la décision ne concerne que «l’autorisation spéciale d’exportation» qui leur avait été accordée provisoirement en attendant la finalisation des négociations.
Le régime fiscal applicable à cette activité minière reste encore à arrêter. Parlant de la suspension, Souleymane Mihin, Dg de Pam Burkina, a déclaré «qu’il ne s’agit pas d’une licence». La suspension de l’autorisation spéciale d’exportation qui intervenue courant janvier 2015 ferait suite à une plainte qui a été déposée contre l’attribution de la licence d’exploitation du manganèse.
Selon le Dg de Pam Burkina, la suspension n’est donc pas liée, comme le prétend JA, aux mouvements revendicatifs des populations des 27 villages du département de Markoye au mois de février dernier. Les populations impactées par la mine exigent la réalisation des infrastructures socio-économiques (bitumage de routes et construction de chemin de fer) dans la région. Tous ces projets sont inclus dans l’Accord-cadre de partenariat public-privé conclu entre l’Etat burkinabè et Pam. Nous y reviendrons.

• Le dossier Thomas Sankara transmis à un cabinet d’instruction au Tribunal militaire
Après avoir adopté un décret portant autorisation d’exhumation et d’expertise des restes du président Thomas Isidore Noël Sankara, permettant aux ayants-droit d’ouvrir la tombe supposée contenir son corps et de faire procéder à toute expertise nécessaire à l’identification, le dossier a connu une grande avancée. En effet, il a été transmis à un cabinet d’instruction au Tribunal militaire.

• Remous à la direction du travail et à la Brakina
Ce 30 mars, ce sont les contrôleurs et inspecteurs du travail (Synacit) qui décrètent 72h de grève sur toute l’étendue du territoire. Le syndicat réclame l’attention du Gouvernement sur sa plateforme minimale. Ses membres revendiquent, entre autres, l’adoption d’un texte d’application de l’article 392 du Code du travail et l’adoption d’un statut pour le corps des inspecteurs et contrôleurs de travail. D’un autre côté, les employés des Brasseries du Burkina, regroupés au sein du Syndicat national des travailleurs des brasseries (Synt-B), observent eux aussi depuis le 24 mars une grève illimitée pour exiger la satisfaction de leur plate-forme revendicative dont le point central est le relèvement des salaires à un taux de 100%.
• Unpc-B : des producteurs demandent le départ de leur président
Des producteurs, membres de l’Union nationale des producteurs de coton du Burkina (Unpc-B), exigent toujours le départ de leur président, Karim Traoré. A les en croire, des sommes colossales ont été utilisées pour battre campagne aux élections passées. Ces faits ont été dénoncés auprès des autorités compétentes qui sont jusque-là restées sourdes aux cris des producteurs.

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Numéro d'édition: 103

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