Canettes périmées: Un stock de 32 tonnes saisi

Sur la sortie Est de Ouagadougou, dans une vaste cour, la police nationale conduit un groupe de journalistes qui y a fait une découverte des plus surprenantes le 19 février 2015. Dans cette vaste cour, un grand magasin contenant un important stock de boissons communément appelées des «canettes» de Coca Cola, Fanta, Malta, Burn, périmées. Avant tout constat de visu de ce que contient le magasin, le directeur régional de la police nationale du Centre, Marcel Paré, a expliqué qu’il faille être très prudent à l’intérieur afin d’éviter que les cartons ne s’écroulent au regard de l’ampleur du stock.

En effet, ce sont des centaines et des centaines de cartons de canettes qui sont empilés dans l’entrepôt. Pour la police qui a mené l’enquête pendant trois jours, ces produits sont périmés. Et le commissaire principal Marcel Paré d’ajouter: «Les dates de péremption vont de 2011 à 2014». Pour l’heure, il est difficile de dire depuis quand cette activité a commencé et quelle quantité a déjà été distillée sur le marché à travers le territoire. Combien pourrait coûter ce stock ? Trop tôt pour le savoir, confient les policiers.
Les boissons sont importées de la Tunisie, comme mentionnées sur les boîtes, passent par la capitale togolaise et arrivent périmées au Burkina Faso. Une fois sur le territoire, l’on procède au nettoyage des boîtes afin de faire disparaître les dates de péremption. Pour ce faire, il est utilisé un dissolvant dans des bidons avec des mentions «très inflammable», «irritant pour les yeux». Dès cette étape passée, l’on passe à une réécriture de nouvelles dates de péremption jusqu’en 2016. Démonstration en a été faite sur place. Les boissons avec «leurs nouvelles dates de naissance» sont ensuite convoyées sur le marché.
Au moment où l’Unité d’intervention polyvalente de la police nationale (Uip-Pn) faisait sa descente sur les lieux, des camions étaient déjà positionnés pour des enlèvements. Les ouvriers présents ont été maintenus sur place sous les regards des policiers, en plus d’un expatrié venu de la Tunisie pour faire des réparations sur des machines en panne.
Le directeur régional de la police a en outre informé qu’un autre entrepôt a été identifié dans le quartier Cissin de Ouagadougou. Une entreprise de la place est sérieusement suspectée comme impliquée mais, précise Marcel Paré, d’autres vérifications pourraient infirmer ou confirmer l’implication de cette société. Le stock saisi est destiné à la destruction, précise Marcel Paré.
Jean De Baptiste OUEDRAOGO

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Numéro d'édition: 98

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