Déficit énergétique: La Sonabel se prépare à la canicule

. Mise en service de groupes supplémentaires

. Mieux appréhender le déficit

Au niveau de la Société nationale d’électricité, l’on travaille à faire face au défi de la fourniture de l’électricité. De gros efforts sont en cours pour renforcer les capacités de production et d’approvisionnement dans les centres de grande consommation. L’offre en électricité devrait s’améliorer avec la mise en service programmée des groupes de Bobo 2 (phase 1-20 Mégawatts et phase 2-20 Mégawatts) avant la période de pointe 2015.

Mais, cela ne va pas suffire à se passer de la solution de rationnement en temps de forte pression avec la canicule qui s’annonce à partir du mois de mars. «Malgré les efforts soutenus d’accroître les moyens de production, le système électrique du Burkina demeurera encore déficitaire pendant quelques années», préviennent les autorités en charge du secteur de l’énergie. Pour elles, les projets en cours de réalisation tels que les phases 2 et 3 de Bobo 2, l’interconnexion avec le Ghana et la centrale solaire de Zagtouli doivent se réaliser à bonne date pour amoindrir le déséquilibre entre l’offre et la demande. La direction générale de la Sonabel indiquait récemment que le taux de croissance de la demande est de 12-13 % par an. Apporter une réponse adéquate à cette demande qui croît à un rythme exponentiel est l’équation difficile à résoudre. En attendant des lendemains meilleurs, elle sensibilise à la culture de réflexes d’économie chez l’ensemble des consommateurs qui participeront à la maîtrise de la gestion, surtout en période de pointe entre mars et mai. L’an dernier, les habitants de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso avaient subi le coup des délestages, non sans avoir montré leur incrédulité face aux promesses de la nationale de l’électricité qui se défendait de faire de son mieux malgré les multiples contraintes. Elle avait accéléré le projet de Komsilga 3 (pas loin de Ouagadougou) avec 36 mégawatts et celui de Bobo 2 (phase 1 et phase 2). Mais, d’après les explications les premiers responsables de la société, des faits ont aggravé la situation. A Komsilga, les groupes n’ont pu être exploitables qu’en fin avril et le poste d’évacuation n’est mis en service qu’en juillet 2014. A Bobo-Dioulasso, aucun des groupes des projets Bobo 2 n’était opérationnel au cours de la période de pointe. Les autres causes tiennent à la fourniture de carburant par la Sonabhy qui n’a pas été régulière par manque de combustible. Ce qui a occasionné des situations d’arrêt de la centrale. Ajouter à ces facteurs limitants, l’interruption de la ligne d’interconnexion pour passage de gros colis pour le compte de la mission onusienne de maintien de la paix au Mali. Durant la période de pointe en 2014, la Sonabel a délesté une puissance maximale de 87 mégawatts. Comparée à la puissance délestée à la même période en 2013, le nombre de coupures a augmenté de plus de 24% tandis que l’énergie non distribuée a augmenté de plus de 0,17%.

 


Situation de la production

Selon les informations récoltées à l’Autorité de régulation du sous-secteur de l’électricité (Arse) que dirige Mariam Gui/Nikiéma, au plan national, la capacité installée de l’ensemble du parc de la Sonabel en 2014 est de 285 mégawatts avec une puissance exploitable d’environ 237 mégawatts. La puissance garantie de l’importation avec la Côte d’Ivoire est de 50 mégawatts. Cette année, pour faire face à la demande pendant la forte période de chaleur, la Sonabel prévoit une puissance de pointe de 250 mégawatts, contre 225 en 2014.

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Numéro d'édition: 96

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