«Donner le meilleur de moi-même»: Guy Yaméogo

En un mois, le centre d’Ebola a été érigé à Bata, sous la conduite de Guy Yaméogo. (DR)

En un mois, le centre d’Ebola a été érigé à Bata, sous la conduite de Guy Yaméogo. (DR)

– L’Economiste du Faso: Quel est le défi que le directeur du projet aéroportuaire que vous êtes doit relever ?

Guy Yaméogo : L’aéroport de Bata est un aéroport international. La Guinée Equatoriale veut se hisser comme un grand pays qui puisse recevoir tous les types d’avion possibles. Notre objectif est de faire en sorte que l’aéroport de Bata réponde aux normes Oaci pour accueillir des airbus A.380 et les dream liners. Jusqu’aujourd‘hui, la piste est aux normes internationales et fait 3.300 km. Le défi qui reste, c’est pouvoir installer tous les équipements qui puissent permettre d’accueillir toutes les compagnies et tous les types d’avion. Ces infrastructures doivent être terminées en fin 2015.

– Avec la Can, vous avez été certainement sollicités et malgré les courts délais, vous vous en êtes sortis ?
J’ai eu un mois d’enfer. Depuis le 8 décembre 2014, on nous a demandé de mettre à jour certaines infrastructures. C’est ainsi qu’il fallait réformer le parking et l’aérogare de l’aéroport de Bata, et refaire un certain nombre de travaux au niveau du tarmac. On s’est battu pour relever ce défi et je profite saluer le travail de tous mes collaborateurs. A cela s’ajoute le centre d’Ebola qu’on nous a demandé d’ériger en un mois. Ce centre est destiné à prendre en charge toutes les personnes qui viendraient à être atteintes par Ebola.

– Jeune burkinabè en Guinée Equatoriale qui réussit hors de son pays : un conseil ?
Pour réussir à l’étranger, il faut se départir de la peur et éviter de mettre l’aspect gain devant ton devoir de prouver. J’ai commencé au Maroc en 2002 avec 900 euros (environ 585.000 FCFA). Aujourd’hui, pour rien au monde, je ne laisserai le travail que je fais. Aucune autre proposition ne me ferait quitter ce travail. J’ai une direction qui me fait confiance et qui me donne les moyens de travailler. En retour, je donne le meilleur de moi-même.

– Quel est le rêve de Guy Yaméogo
Mon rêve est d’arriver à matérialiser deux idées au profit de la jeunesse du Burkina : monter un établissement qui puisse permettre à mes concitoyens d’apprendre davantage dans le secteur du génie civil et mettre en place une structure qui forme en missions de contrôle. C’est un peu difficile de faire fonctionner un tel projet quand on n’est pas à côté.

– Un appel à la jeunesse de Koudougou?
Nous avons deux qualités à Koudougou : le franc –parlé (qui est différent de la rébellion) et la grande capacité de travailler. J’invite donc la jeunesse de Koudougou à rester sur cette lancée. J’ajoute que la foi doit guider tout un chacun, quelle que soit sa religion. Restons croyants et la grâce de Dieu nous inondera.
Propos recueillis par
Alexandre Le Grand ROUAMBA

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Numéro d'édition: 95

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