Croissance : L’Uemoa et les Ptf font le point à Ouaga

• 100 millions d’euros au profit du secteur rural

• Des textes pour promouvoirle partenariat public-privé

• Un observatoire des services financiers en création

Alain Holleville, chef de file des bailleurs, avec Cheikhe Hadjibou Soumaré, le président de la Commission de l’Uemoa, lors de la signature de convention de financement du Programme d’appui au renforcement des capacités institutionnelles de l’Uemoa, le 5 décembre à Ouagadougou. (DR)

Alain Holleville, chef de file des bailleurs, avec Cheikhe Hadjibou Soumaré, le président de la Commission de l’Uemoa, lors de la signature de convention de financement du Programme d’appui au renforcement des capacités institutionnelles de l’Uemoa, le 5 décembre à Ouagadougou. (DR)

La deuxième audience du président de la Commission de l’Uemoa avec les Partenaires techniques et financiers tenue début décembre à Ouagadougou a donné l’occasion aux responsables de l’Union de faire le point sur la mise en œuvre du financement des économies des 8 pays de la zone d’intégration.

Des actions déjà réalisées, on note l’assainissement et la fluidité du système bancaire opérés par la Banque centrale et la mobilisation par la Boad de 3,4 milliards de FCFA auprès de la Coopération suisse au profit du financement d’un programme d’assurance récolte dans la zone Uemoa.
Du côté de la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm) et du Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (Crepmf), des mesures sont déployées en vue de reformer le marché financier, de réduire les coûts d’accès et d’accroître la liquidité des titres.
La Commission de l’Uemoa, elle, s’est attelée à faire la revue annuelle de l’état de mise en œuvre des réformes politiques, programmes et projets communautaires. Dans les prochains mois, elle compte poursuivre l’opérationnalisation de dispositifs pour encourager les Etats à une application diligente des réformes convenues.
L’année 2015 devrait voir la concrétisation de plusieurs initiatives au niveau de la Bceao et de la Boad. La banque centrale prévoit renforcer les capacités d’intervention des établissements de crédit en relevant leur niveau minimum de fonds propres et dynamiser le marché des titres de créances négociables. La création d’un observatoire régional des services financiers est également en bonne voie.
A la Boad, on tentera de finaliser les négociations en cours portant sur la recherche de ressources concessionnelles appropriées pour accroître la capacité de la banque à intervenir dans le financement des infrastructures, tout comme celles relatives à la mise en place d’une ligne de crédit concessionnelle de 100 millions d’euros, destinée au financement des projets du secteur rural et de sécurité alimentaire. A la Commission de l’Uemoa, les départements sont engagés dans l’élaboration d’un cadre institutionnel et juridique de financement de type partenariat public-privé, en vue de la réalisation des grands projets d’infrastructures liés à une stratégie régionale de promotion de ces partenariats dans l’espace Uemoa. Toute chose qui aiderait à concrétiser les nombreux accords d’investissement dont ceux obtenus en septembre 2014 lors de la conférence internationale «investir dans l’Uemoa», portant sur 9.500 milliards de FCFA. La conduite des actions de la Commission et des Organes spécialisés de l’Union a le soutien des partenaires techniques et financiers. En appui à l’amélioration de leurs performances et de leur efficacité, l’Union européenne alloue 6,6 milliards de F CFA (10 millions d’euros). La contribution de l’Ue permettra de poursuivre les réformes en cours au sein de la Commission et dans les autres Organes de l’Union, dont la Cour des comptes, afin que les systèmes institutionnels internes, notamment les systèmes organisationnels, budgétaires, comptables, d’audit, de contrôle interne et de passation de marchés soient conformes aux standards internationaux. «Le programme indicatif régional de 1,15 milliard d’euros (deux fois plus élevé comparé au précédent) que l’Ue s’apprête à mettre en œuvre au titre du 11e Fed prône une nouvelle approche, mettant en exergue le rôle stratégique des Commissions de la Cedeao et de l’Uemoa, tout en associant plus étroitement les pays de la région à la préparation et la mise en œuvre des projets et programmes, chacun devant porter ses responsabilités», précise l’ambassadeur de l’Union européenne au Burkina Faso, Alain Holleville, chef de file des bailleurs.
Christian KONE


Un taux de croissance de 6,8 % en 2014

Les actions en vue de financer les économies des 8 pays de la zone Uemoa interviennent dans un contexte favorable. L’activité économique a été bien orientée au troisième trimestre de 2014 dans la zone, selon le Comité de politique monétaire de la Banque centrale. Cette situation conforte donc les prévisions des services de la Bceao qui tablent sur une croissance du produit intérieur brut de l’Union, en termes réels, estimée à 6,8 % en 2014, après 5,9 % en 2013. Cette performance économique, de l’analyse du Comité «serait imprimée par le raffermissement de la production agricole et industrielle, ainsi que par la bonne tenue de la production de la branche bâtiment et travaux publics, en liaison avec la hausse des investissements publics».

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Numéro d'édition: 88

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