«Opération mana mana»

• Ouagadougou vandalisée, Ouagadougou nettoyée !

• Un acte citoyen

Plusieurs centaines de milliers de Burkinabè – un million selon les organisateurs – sont descendus dans les rues de Ouagadougou, le 28 octobre, pour protester contre la décision du Gouvernement de procéder à une modification de la Constitution pour permettre au président Blaise Compaoré, au pouvoir depuis vingt-sept ans, de briguer un cinquième mandat en 2015. Lors de cette manifestation, d’une rare ampleur, les manifestants arboraient des pancartes portant les slogans «Judas, libérez les lieux», «Blaise, dégage» ou encore «Article 37 intouchable».

Plusieurs centaines de milliers de Burkinabè – un million selon les organisateurs – sont descendus dans les rues de Ouagadougou, le 28 octobre, pour protester contre la décision du Gouvernement de procéder à une modification de la Constitution pour permettre au président Blaise Compaoré, au pouvoir depuis vingt-sept ans, de briguer un cinquième mandat en 2015. Lors de cette manifestation, d’une rare ampleur, les manifestants arboraient des pancartes portant les slogans «Judas, libérez les lieux», «Blaise, dégage» ou encore «Article 37 intouchable».

La ville de Ouagadougou a fait sa toilette le 1er novembre dernier. Méconnaissable la veille, elle présente un visage moins apocalyptique que les jours précédents. Hommes, femmes et jeunes sont sortis nombreux répondre à l’appel de l’ex-maire de la commune de Ouagadaougou, Simon Compaoré, des associations de la société civile et des partis politiques pour le nettoyage de la ville dénommé «Opération mana mana».

Après la grande mobilisation du 30 octobre qui a mis la ville sens dessus-dessous, c’est une armée, cette fois-ci, de pelles, balais, râteaux qui était à la manœuvre. Voitures calcinées, troncs d’arbres et cailloux sur les voies ont disparu de la circulation.
Un acte citoyen salué par le Docteur Aïcha Tamboura, enseignante à l’université de Ouagadougou. «Les Burkinabè ont eu un regain de patriotisme et de citoyenneté. Ils sont sortis nombreux nettoyer la ville sans hésitation», a déclaré celle-ci. L’ambiance était bon enfant, dans un climat de sérénité et d’entraide.

Avec des spatules en mains, en scandant des slogans hostiles au pouvoir, des centaines de femmes des partis politiques et des organisations de la société civile, opposées à une modification de l’article 37 de la Constitution burkinabè, ont marché pour demander le retrait du projet de loi du Gouvernement. «Nous avons besoin simplement de dire aujourd’hui au président Compaoré que nous le respectons toujours, en tant que président, mais nous ne sommes pas d’accord avec lui. Et les spatules aujourd’hui sont un avertissement», a affirmé Juliette Congo, 2e vice-présidente de la fédération du Centre du Mouvement du peuple pour le progrès (Mpp). Ce sont les femmes qui ont donné le ton à la grande manifestation du 30 octobre dernier.

Avec des spatules en mains, en scandant des slogans hostiles au pouvoir, des centaines de femmes des partis politiques et des organisations de la société civile, opposées à une modification de l’article 37 de la Constitution burkinabè, ont marché pour demander le retrait du projet de loi du Gouvernement. «Nous avons besoin simplement de dire aujourd’hui au président Compaoré que nous le respectons toujours, en tant que président, mais nous ne sommes pas d’accord avec lui. Et les spatules aujourd’hui sont un avertissement», a affirmé Juliette Congo, 2e vice-présidente de la fédération du Centre du Mouvement du peuple pour le progrès (Mpp). Ce sont les femmes qui ont donné le ton à la grande manifestation du 30 octobre dernier.

La population avait à ses côtés le maire Simon Compaoré sorti la soutenir. Des particuliers ont mis à disposition des voitures pour le ramassage des ordures et ont apporté à boire à tous ceux qui étaient à l’œuvre. Les jeunes, satisfaits de leur acte, n’hésitent pas à le manifester :
«Par cet acte, nous prouvons à tous que la jeunesse burkinabè peut être patriote et civique. Nous avons saccagé la ville, certes, à contrecœur. Mais après la lutte, il était de notre devoir de contribuer à redorer l’image de la ville».
GB

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Numéro d'édition: 82

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