Editorial

Référendum

Après plus d’une année de tergiversations sur l’opportunité de modifier ou pas l’article 37, les choses se précisent. Une proposition de loi demandant la modification de l’article est à la recherche du quorum nécessaire afin de demander au président du Faso de convoquer le référendum pour mettre fin aux débats dans la rue et qui faisait monter dangereusement le mercure social. La majorité a-t-elle enfin décidé de prendre ses responsabilités pour mettre en œuvre sa volonté? Cette initiative parlementaire a l’avantage de ramener le débat dans un cadre réglementaire, au sein de l’hémicycle dans un premier temps et dans les urnes dans un second temps. Les initiateurs du projet argumentent leur proposition sur la base de l’échec des différentes tentatives d’obtenir un consensus sur le sujet. Il ne pouvait d’ailleurs en être autrement face à une opposition qui attend depuis deux décennies une hypothétique transition démocratique qui lui permettrait enfin de goûter aux arcanes du pouvoir. Cette intransigeance sur la question est exacerbée depuis quelques mois par l’arrivée dans les rangs de l’opposition politique d’anciens bonzes du système, avec la création du MPP. Comme on le constate, aucun consensus n’est envisageable en l’état actuel des positions. Restait donc la solution référendaire.

Cette initiative a le mérite d’ouvrir les procédures législatives et si ses initiateurs vont jusqu’au bout de leur idée, ce sera également la voie ouverte pour les différents recours. Après, libre à chacun d’appeler à voter ou non. Le tout est de respecter le cadre républicain, de préserver la paix sociale, car les germes de la violence politique entre jeunes militants des deux camps, ces dernières semaines, n’ont rien de rassurant.
Abdoulaye TAO

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