Enseignement supérieur: Le plan d’action en quête de financement

• Table ronde et emprunt public en préparation

• Plus de 589 milliards de F CFA à mobiliser d’ici à 2017

• L’Etat apportera les 75% du besoin

Source: Tableau de bord de l’enseignement supérieur 2012-2013. Selon le ministère de l’Enseignement supérieur, l’Etat a consacré en 2013 à l’éducation, du primaire au supérieur, 13% de son budget, soit à 1.259 milliards de F.CFA. Sur ces 5 dernières années, ce taux est resté le même en dehors des années 2010 et 2011 où il était respectivement de 17% et 16%.

Source: Tableau de bord de l’enseignement supérieur 2012-2013.
Selon le ministère de l’Enseignement supérieur, l’Etat a consacré en 2013 à l’éducation, du primaire au supérieur, 13% de son budget, soit à 1.259 milliards de F.CFA. Sur ces 5 dernières années, ce taux est resté le même en dehors des années 2010 et 2011 où il était respectivement de 17% et 16%.

«A l’horizon 2023, le Burkina Faso disposera d’un enseignement supérieur démocratique, performant et inclusif, ouvert sur la sous-région et le monde, permettant à l’individu d’acquérir des compétences à même de contribuer au développement socio- économique du pays».

C’est la grande ambition que se fixe le Gouvernement à travers son Plan national d’action pour le développement de l’enseignement supérieur (Pnades). L’élaboration de ce programme s’est enrichie des discussions et propositions du Comité ad’ hoc de réflexion sur l’Université burkinabè, ainsi que des conclusions des travaux des états généraux de l’enseignement supérieur tenus mi-juin 2013 à Ouagadougou.
Avec le Pnades, les autorités s’engagent à «faire de l’enseignement supérieur une priorité nationale et à assurer un avenir stable aux universités publiques». La réalisation des progrès importants jusqu’en 2023 est estimée à 1.126, 685 milliards de F CFCA, soit une moyenne de 113 milliards par an. «Sur la période 2014-2017, le montant de la première phase du Pnades est de cinq cent quatre-vingt-neuf milliards, cent quatorze millions sept cent soixante-quinze mille (589.114.775. 000). Sur ce besoin de financement, l’Etat s’engage à mobiliser 330.159.617.000», précise le ministre Moussa Ouattara, en charge de l’Enseignement supérieur, qui annonce l’accroissement de la part du budget national destinée à ce département.
La recherche du financement complémentaire s’organise. Elle se fera à travers le lancement d’un emprunt public, la mobilisation des ressources internes auprès du secteur privé national et la sollicitation des partenaires techniques (Union européenne, Banque mondiale en tête). Une rencontre technique de plaidoyer pour le financement de la première phase 2014-2017 du Pnades est prévue fin octobre à Ouagadougou. Sa préparation est confiée à un Comité d’organisation installé, le 4 septembre, par le ministre Ouattara. En attendant la réalisation des travaux d’hercule dans les universités publiques, le Gouvernement a donné le ton de démarrage du Pnades.
«Pour 2014, nous avons reçu des financements pour l’amélioration de l’accès à l’enseignement et pour la gouvernance. Pour le compte de première phase du Pnades, l’Etat a déjà investi autour de 14 milliards, et a une prévision de 15 milliards en 2015.
L’accent est mis sur la réalisation des infrastructures universitaires, les salles de classe, les amphithéâtres, les services sociaux, tout en veillant à les développer quantitativement et qualitativement», selon le secrétaire permanent du Pnades, Kirsi Armand Kaboré.
«2014 s’achève avec des chantiers en cours, surtout en matière de renforcement des universités existantes, celles de Ouagadougou, de Ouaga 2 à Gonsé, l’Université polytechnique de Bobo-Dioulasso et celle de Koudougou.
Pour les extensions des autres centres universitaires, nous avons enregistré des réalisations à Dédougou et à Fada. Pour 2015, nous allons renforcer l’existant pour pouvoir accueillir le flux des étudiants. Tout tient compte de ce que la table ronde va nous apporter en termes de promesses et d’accompagnement des partenaires techniques et financiers».


 

La main tendue au privé

De l’appréciation des chargés du Plan national d’action pour le développement de l’enseignement supérieur, jusqu’à présent, le secteur privé productif a peu participé au financement de ce sous-secteur. Ils sont favorables à l’adoption de nouvelles approches et mesures attrayantes à même d’inciter la contribution du privé national au financement de l’enseignement supérieur.
Les autorités du ministère chargé de l’Enseignement supérieur se proposent de développer des mécanismes de concertation avec le secteur privé pour qu’il participe à la définition des priorités en matière de formation et qu’il accepte de jouer sa partition en matière de financement.
«Nous allons élaborer un cadre partenarial incitatif adressé au privé. Nous pensons que plus nous sensibilisons le privé, plus nous mettons des mécanismes à leur niveau qui leur assure qu’ils ne perdront pas leurs fonds et qu’il y a un intérêt à intervenir et à investir dans l’enseignement supérieur», affirme Kirsi Armand Kaboré.

Le Pnades poursuit les objectifs spécifiques suivants :
. améliorer l’accès à l’enseignement supérieur;
. améliorer la qualité et la pertinence de l’enseignement s.périeur;
. développer la recherche et la coopération universitaire;
. renforcer la fourniture des services sociaux;
. améliorer la gouvernance de l’enseignement supérieur.

Christian KONE

Commentaires
Numéro d'édition: 75

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.