Campagne agricole : Les objectifs maintenus

• Mieux faire que l’an passé

• La Sonagess veut éviter le bradage

Les producteurs burkinabè devraient être fixés sur la tendance de la campagne agricole en cours. Dans l’attente des statistiques du mois d’août 2014, l’espoir d’une bonne campagne est entretenu. Et si tout se passe bien, le pays atteindra les 5.738.874 tonnes de céréales programmées à l’entame de la saison pluvieuse.

Une programmation encouragée par les résultats de la prévision saisonnière pour l’Afrique de l’Ouest (Presao) qui donnait, pour la période Juillet-Août-Septembre 2014, des conditions très favorables à des précipitations supérieures à la normale sur la majeure partie du Burkina Faso où il est attendu une pluviométrie excédentaire à tendance normale.
Toutefois, des zones déficitaires à tendance normale seront circonscrites aux parties extrêmes nord, ouest et sud du pays. Face une pluviométrie capricieuse et non maîtrisable, les paysans et le Gouvernement se sont donné la main pour la réussite de la campagne agricole.
On s’attend donc aux effets bénéfiques de l’appui apporté par le Gouvernement aux producteurs avec l’octroi des intrants et des équipements agricoles.
Ces derniers ont bénéficié de semences améliorées, d’engrais, de charrues et de charrettes.
Les partenaires et coopérants traditionnels du monde agricole ont également joué leur partition en apportant leur concours à l’aménagement de bas-fonds, à la restauration des sols et au renforcement des capacités des agriculteurs. Au mois de juillet, le rapport mission de suivi de la campagne qui donne la situation exacte de la campagne en termes de physionomie des plantes, de remplissage des points d’eau, de l’évolution des prix, de la situation des stocks sur les marchés, était assez rassurant.
Ce document relatif à la situation de la campagne agricole 2014-2015 et les perspectives alimentaires, présenté au Conseil des ministres du 16 juillet dernier, indiquait une campagne marquée par une installation précoce dans les régions du Centre, de l’Est, du Nord et du Sahel comparées aux régions de l’Ouest et du Sud.
À cette période, la physionomie correspondante de la campagne agricole est hétérogène, mais globalement satisfaisante, tout comme la situation alimentaire des ménages justifiée par une bonne disponibilité sur les marchés, une quasi stabilité des prix, la présence de stocks paysans.
«Les stocks détenus par les principaux commerçants et les Unions de producteurs sont estimés à 3.210 tonnes pour le mil, 10.042 tonnes pour le sorgho, 26.138 tonnes pour le maïs et 2.100 tonnes pour le niébé», informait-on.
Suite à ces informations, le Gouvernement avait donné instruction à la Société nationale de gestion des stocks de sécurité (Sonagess), disposant de 31.287, 250 tonnes au titre du stock national de sécurité, de 7.000 tonnes au titre du stock d’intervention et d’environ 15.000 tonnes pour les divers stocks, de renforcer ses réserves.
Dans les prochaines semaines, la société mettra en place sa «stratégie de collecte bord champ» censée aider les producteurs à mieux vendre leurs excédents céréaliers et du même coup les encourager à produire plus.


 

 

Mieux gérer le surplus de production

Le milliard et demi de F CFA à décaisser par la Sonagess servira à s’approvisionner en 6.000 tonnes de vivres, en raison de 15.000 F le sac de 100 kilogrammes de mil et 14.000 F le sac de riz paddy du même poids. Avec tout ce qui s’organise, on se met à penser qu’il y aura moins d’inquiétudes, car le Gouvernement se prépare à faire face à une éventuelle insécurité alimentaire.
Les ministères concernés par ces questions s’activent dans le cadre de la mise en œuvre du plan de résilience et de soutien aux populations vulnérables.

Christian KONE

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Numéro d'édition: 73

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